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 - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)

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Griffith
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MessageSujet: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Lun 17 Sep - 17:13

BG VALIDE







Griffith ap Owyn d'Arlington



Nom Arlington Sexe masculin
Prénom Griffith Age 24 ans
Surnom aucun Date de naissance 12 martel 1358
Poids 72 kilos Lieu de naissance Château Arlington
Taille 1m86 Race Humain



Description

Griffith a des cheveux chatain clair, presque roux, et des yeux noisettes. Ses jambes sont assez arquées, conséquence du fait qu'il monte à cheval depuis sa tendre enfance. Il marche avec la dignité tranquille de ceux qui n'ont rien à prouver. Par son port, sa démarche, sa voix et son vocabulaire, il est impossible de le confondre avec un manant. Il a presque toujours une flûte d'argent gravée sur lui, glissée à sa ceinture. Si ce n'était l'épée qu'il porte souvent au coté, on pourrait presque le prendre pour un troubadour, sa musculature de combattant n'étant pas apparente. Il a un regard profond et souvent un peu vague, dû à un peu de myopie et à un peu de cette nostalgie permanente qui affecte souvent les membres de la civilisation d'où il vient.



Traits de caractère marqués
Griffith est d'un naturel calme et tranquille, se mettant rarement en colère. Il a un profond amour de la musique. Il a un sens de l'honneur très fort, mais sans orgueil, l'ayant laissé derrière lui dans un village du nom de Gwynedd. Il est bon et charitable et quand il n'est pas plongé dans la mélancolie, il peut faire un joyeux compagnon, connaissant d'innombrables chansons de son pays.



Métier Chevalier Errant Classe Social Noble (fils de Duc)
Lieu de vie actuel aucun Classe du pj Paladin
Divinité Ilmater Arme de Prédilection épée longue


Dernière édition par le Mar 27 Nov - 16:41, édité 2 fois
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Griffith
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Lun 17 Sep - 17:36

Histoire :



extraits des mémoires de Griffith Arlington





Préambule

Ami lecteur, laissez moi donc me présenter en tout premier lieu. Je me nomme Griffith Arlington, fils du Duc Owyn et de son épouse Angharad.

Je ne suis pas un écrivain et je ne me considère pas comme quelqu'un de particulièrement important pour que je me sente l'envie de raconter ma vie. Ce qui fait que j'écris aujourd'hui, c'est le désir de partager mon histoire et ma Foi en Ilmater avec les générations à venir. Si vous ne croyez pas en lui, je vous en prie, ne refermez point ce livre.

Prenez la peine de lire ce que fut ma vie et ce qui m'arriva. Peut être que, même si vous ne découvrez pas la Foi, vous y aurez au moins gagné la compréhension de ce qu'est le culte d'Ilmater.

Lorsque que l'on désire écrire, le plus difficile est toujours de savoir par où commencer. Faut-il commencer par le début, par la fin ou par un fait marquant de notre vie qui permettrait au lecteur de savoir de suite qui nous étions ?
Les grands écrivains peuvent choisir entre ces différentes solutions, car ils ont le talent de les rendre toutes intéressantes. N'étant pas un grand écrivain, je prendrai la solution la plus classique, commencer par le commencement.





Chapitre I : Naissance et enfance



Je naquis en un soir d'hiver au château Arlington, en Brittonie. Je ne me rappelle guère mes toutes premières années, comme tout un chacun, mais l'impression qu'il m'en est resté est celle de la solitude. J'avais deux frères, Caradoc et Beonir, mais ils étaient plus âgés que moi de 5 et 7 ans et ils ne s'intéressaient guère à un bébé. Or je ne pouvais décemment pas jouer avec les enfants des serviteurs qu'il y avait au château. Je vécu donc mes premières années tout seul.

Lorsque j'eus 4 ans, ma mère accoucha d'un autre enfant, une fille que mon père baptisa Gwendolen. Je m'attachais très vite à elle, pouvant enfin jouer avec quelqu'un. Ma mère m'a raconté que je montais la garde auprès de son berceau avec un air férocement drôle pour la protéger des divers monstres que j'imaginais habiter dans notre château. Je l'entrainais dans les jeux que j'avais inventé dès qu'elle eut l'âge de marcher toute seule, la guidant dans les couloirs et les escaliers, empreintant les raccourcis utilisés par les domestiques pour aller plus vite d'un endroit à un autre et causant toutes sortes de problèmes en échappant régulièrement à la garde des nourrices.
Nous étions inséparable pendant ces jeunes années et Gwendolen m'évita de nombreuses corrections, sachant instinctivement les limites à ne pas dépasser.

Nous restâmes très proches même lorsqu'elle devint une jeune demoiselle. Le percepteur que père lui choisit était un prêtre d'Ilmater, Hywel et elle embrassa la Foi avec ferveur. Moi, je n'avais jamais vraiment songé au rôle des Dieux et à part la prière du soir et la messe, je ne m'en souciais guère.
Pendant les soirées d'hiver, je prenais souvent un tour de chant et j'écoutais des heures durant notre barde Heddwyn ap Paderau jouer de sa flûte, qu'il finit par m'offrir pour mes dix ans en disant « Je vous ai aperçu lors de votre entraînement d'escrime, Griffith, je préfère dès lors vous offrir cet instrument par vos oreilles si convoité avant que vous ne songiez à me le prendre de force. », ce qui fit rire toute la cours. Il m'apprit patiemment à en jouer et je fus, je le crois, plutôt bon élève, même si je n'arriverai jamais à égaler le talent de ce grand artiste.

Il faut savoir que nous autres brittons tenont les arts de la musique en très haute estime. Nous employons des expressions comme « pauvre comme un château sans barde » ou « triste comme une soirée sans musique ». Heddwyn m'enseigna la lecture et l'écriture, ainsi que l'histoire de ma famille, à laquelle je ne fus guère attentif. Mon père m'entraîna aux arts de la guerre à la manière des chevaliers brittoniques et m'inculqua un solide sens moral. J'appris à respecter l'honneur et la loyauté, mais je fus moins réceptif aux valeurs d'humilité et de sacrifice.


Arrivé jeune homme, je ne pensais qu'à parfaire mon adresse à la chasse pour impressioner mes compagnons, ainsi que les damoiselles, bien entendu. Etant un troisième fils, je n'avais guère de soucis d'héritage et ma carrière se serait sans doute faite dans l'armée de mon père si le destin ne s'en était mêlé. Un jour, alors que j'allais vers la forêt de Beliandre avec ma soeur et nos suivants pour y chasser, nous passâmes la nuit au bourg de Gwynedd et toute ma vie en fut changée par un bien cruel destin...
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Griffith
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mar 18 Sep - 17:34

Chapitre II : La peste

Après une nuit calme passée dans la meilleur auberge du village, nous nous remîmes en selle et partîmes vers les portes. Quatre miliciens y montaient la garde et les portes étaient fermées et barrées. Je demandais à ce qu'on nous ouvre le passage, mais au lieu de l'obéissance immédiate à laquelle je m'attendais, l'un des miliciens s'avança et prit la parole. Il nous annonça que par décision du bourgmestre, le village était en quarantaine stricte. Je protestai et tentai de faire valoir mon rang et le fait qu'étant arrivée la veille, il était absurde que nous soyons concernés par la quarantaine, mais le milicien refusa de nous laisser sortir sans l'accord du Bourgmestre.

L'on me conduisit donc dans la petite mairie du village et le Bourgmestre Gawain nous reçut. Il avait les traits tirés, comme quelqu'un qui n'a pas dormi de la nuit, ce qu'il avait sans doute fait étant donné que nous apprîmes que l'on lui avait signalé un cas de peste quelques heures après le coucher du soleil. Il était âgé d'une cinquantaine d'années mais les soucis lui donnaient l'air d'en avoir vingt de plus. Lorsqu'il nous appris la terrible nouvelle, il y a eu un silence pesant puis je pris la parole pour l'assurer du soutien de la famille Arlington dans cette épreuve.

Je ne pouvais me rendre compte de la gravité de la situation, mais j'avais appris à faire honneur à notre nom et je n'avais pas l'intention de faillir à mon devoir. Par chance, le précepteur de Gwen, Hywel, connaissait bien l'art de guérir. J'offris ses services au bourgmestre qui en fut soulagé, la ville ne disposant que de peu de guérisseurs et j'ajoutais être à sa disposition si je pouvais l'assister de quelque façon.
Ma soeur tint également à apporter son concours, offrant de préparer des médicaments ou de préparer des soupes fortifiantes pour les malades qui allaient probablement affluer. Je partis donc calmer la population et convaincre les réticents à respecter la quarantaine, le nom de ma famille suffisant généralement à imposer un respect et une obéissance immédiate.

La première journée n'apporta pas beaucoup de nouveaux malades, mais il fallut empêcher plusieurs mouvements de panique et de révoltes. Nous reconvertîmes certains bâtiments en hopitaux de fortune pour préparer le village à faire face. La suite fut terrible... De nouveaux malades arrivaient chaque jour mais nous ne tombâmes pas à court de lits car hélas les nombreuses morts les libéraient au fur et à mesure. Il y avait environ trois cents habitants dans ce bourg, et seuls quatre vingt survécurent à la maladie, malgré le dévouement remarquable des guérisseurs dont beaucoup attrapèrent la peste à leur tour.
Quand on vit ce genre d'expérience, on est très mal au début, puis il y a une certaine habitude de l'horreur des corps que l'on brûle, des malades qui gémissent de souffrance et de la peur ambiante où chacun se demande s'il ne sera pas le prochain à voir apparaître les pustules mortels sur sa peau...

Jusqu'à ce que l'on soit touché directement par la maladie.

Quand elle s'aperçut de la terrible épreuve qu'elle allait devoir subir, ma soeur Gwen le prit bien mieux que moi...
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 20 Sep - 12:20

Chapitre III : Une fin et un commencement



J'étais en train de discuter avec le Bourgmestre de mesures à prendre pour éviter que les maisons des gens décédés, ou qui n'accueillaient plus que des femmes et des enfants ne soient pillées lorsque Hywel entra, son visage pâle comme la neige de l'hiver. Je me retournais, sans me douter une seconde de ce qui s'était passé. Je m'imaginais des rechutes, la fin de nos réserves de vivres, la fin de nos réserves de médicaments, n'importe quoi mais...

« Griffith, votre soeur... Elle vous appelle à son chevet... Elle l'a contracté... »

Pas ça.

Je ne sais si vous avez déjà ressentis cela, mais quand on reçoit une nouvelle comme celle-ci, c'est comme si soudainement le monde s'obscurcissait, vous entendez des mots mais ne pouvez plus les comprendre, votre coeur semble crier sans un bruit dans l'étreinte glaciale de l'horreur. Puis tout se passe comme dans un rêve, vous vous retrouvez au chevet de votre soeur sans vous souvenir de vous être déplacé et vous réintégrez soudain votre corps pour n'y trouver qu'une tristesse insondable.

Hywel fit tout ce qu'il pu pour la sauver. Moi même, je restais à son chevet, parlant avec elle, préparant des médicaments, la lavant... Je restais avec elle jusqu'à la fin.

Elle me dit de ne pas être triste de sa mort car elle m'aimait et voulait que je sois heureux, elle me dit qu'elle irait auprès d'Ilmater, loin des souffrances, et que je la rejoindrai quand mon heure serait venue, qu'elle serait heureuse là haut et que je ne devais pas pleurer. Elle me fit jurer d'assurer notre père de son amour et de son respect.

Et un jour, ses lèvres cessèrent de remuer, son nez de respirer et son coeur de battre. Son âme s'en était allée auprès d'Ilmater.

Son corps fut brûlé et je récupérai les cendres pour aller les enterrer sur une jolie colline surplombant le village, depuis laquelle on pouvait voir la forêt de Beliandre étendre ses arbres majestueux. Ma soeur aimait venir se reposer ici après une journée de maladie et de morts, avant qu'elle ne succombe à son tour au mal. Lorsque je plantai la croix au dessus de sa tombe, j'aurais pu mourir de chagrin, là, dans ce village ravagé par la maladie. J'avais si mal dans mon coeur que j'aurais accueillis cette mort avec soulagement mais il faut croire que ce n'était pas mon destion car, je ne sais comment, je me relevai et retournai au village.

J'assistais Hywel, n'ayant plus aucune peur de la contamination, mon coeur étant comme mort, et j'appris à soulager ces pauvres gens des terribles symptômes de la peste. Le vieux prêtre m'enseigna comment préparer les tisanes et fabriquer les autres préparations médicinales qu'il connaissait, espérant sans doute distraire mon esprit des sombres méditations qu'avait engendré le décès de Gwendolen. A moins qu'il n'ait tout simplement prévu ce qui allait arriver ensuite, étant un homme sage et avisé. Il n'essaya pas de me consoler, sachant certainement que je n'aurais pas accepté de réconfort à ce moment là. Il m'occupa plutôt, ne me laissant pas de répits. Soigner et secourir les malades m'aida à me sentir utile et mon sens du devoir m'empêchait d'abandonner tous ces sujets pour me laisser aller au chagrin.

Lorsque Hywel tomba à son tour victime de la peste, il redoubla d'efforts pour m'enseigner à guérir, le nombre de gens capable de le faire à Gwynedd se trouvant aussi réduit que le nombre de fausses notes dans la musique d'un britton. J'appris tout ce que je pu, avec quelques autres volontaires. Il nous enseigna les traitements des maladies et aussi celui des blessures, sachant qu'après l'épidémie, il y aurait encore une vie et que s'épargner les morts stupides par des blessures banales serait une bénédiction pour le village. Peu avant de mourir, il demanda à être seul avec moi. Alun et Blodwen sortirent de la pièce (c'étaient un frère et une soeur dont les parents étaient morts de la peste et qui s'étaient portés volontaires pour apporter leur aide aux malades. Dans les temps de malheur, des actes de bravoure et de dévouement magnifiques peuvent parfois être accomplis par de jeunes gens courageux, et même s'ils leurs exploits ne seront jamais chantés par les bardes, ils sont parfois plus héroiques qu'un noble chevalier) et Hywel me fit signe d'approcher. Il ôta son pendentif et me l'offrit, me demandant de jurer que je le rapporterai au temple de Dyfed, pour le donner à un vieil homme nommé Elisud ap Goronwy. Je lui en donnais ma parole et passait le pendentif en forme de croix autour de mon cou. J'étais assez curieux de la forme de ce symbole car habituellement les prêtres d'Ilmater ont pour symbole deux mains attachées par un fil rouge et aussi parce que cette croix était le symbole qui figurait sur toutes les armoiries de ma famille. Il mourut l'esprit en paix et rejoignit son dieu dans la sérennité.

Je devins chef guérisseur par défaut, les hommes plus qualifiés que moi ayant tous succombés. Je savais ce qu'il fallait faire et je le fis machinalement, conseillant les autres volontaires, préparant les remèdes et les appliquants, ne me souciant pas plus qu'avant d'être contaminé à mon tour. Je me surpris à murmurer des paroles de réconforts aux malades et à leurs proches. Les malades me confiaient leurs peurs et leurs péchés, les actes qu'ils regrettaient amèrement d'avoir fait et ceux qu'ils regrettaient de ne pas avoir fait. Je les rassurais en les écoutant et en leur assurant qu'Ilmater serait indulgent et généreux avec eux. Une partie de moi se révoltait de tout cela, c'est moi qui était le plus touché par le chagrin, avaient-ils perdu une Gwendolen, eux ? C'est moi qui aurait dû être réconforté et rassuré... Mais une autre partie de moi trouvait au contraire le réconfort dans ces paroles que je prononçais, dans ces soins que j'apportais. Partager le chagrin des autres, aider ceux qui sont plus mal que nous peut être une thérapie puissante contre le désespoir.

L'épidémie prit fin petit à petit. Le nombre de malade alla décroissant avant que nos réserves de vivres ne soient achevées et après quatre jours sans nouveau cas, nous pûmes enfin attendre autre chose de l'avenir que des pustules et un bûcher. Je ne contracta pas la maladie. Pourquoi ? Je n'avais pris aucune précaution, et de nombreux guérisseurs étaient morts avant moi. La chance, peut être ? Mais aucun des guérisseurs que j'avais avec moi ne tomba malade non plus. Ce devait être une bénédiction d'Ilmater. La quarantaine fut levée par le Bourgmestre, qui avait survécu, et nous comptâmes les morts. La vie fut précaire jusqu'à l'arrivée de vivres offertes par la charité des villages alentours. J'aidais à reconstruire ce qui pouvait l'être et un jour, le temps vint d'accomplir la promesse faite au vieux prêtre guérisseur.

J'allais me recueillir sur la tombe de ma soeur une dernière fois, triste comme un barde sans instrument. Mais moi, j'en avais un. Je pris ma flûte et joua un air d'adieux pour ma soeur Gwen, composant une mélodie sans m'en rendre compte, racontant la joie que j'avais eu à la voir grandir et s'épanouir, ainsi que la peine de la voir mourir. Je jouais la perte d'une femme qui serait devenue une grande parmis les grandes, si le destin n'en avait décidé autrement. Je jouais jusqu'à ne plus avoir de souffle, jusqu'à avoir des crampes dans les doigts, jusqu'à ce que l'étau qui serrait mon coeur d'une étreinte mortelle finisse par fondre dans la beauté de la musique.

Jusqu'à ce qu'enfin je puisse pleurer pour ma soeur.
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Griffith
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 26 Sep - 23:22

Chapitre IV : Le Temple de Dyfed


J'avais donné mon cheval à Alun et Blodwen afin qu'ils puissent labourer le champs de leurs parents et survivre dignement, aussi je partis à pied pour le temple de Dyfed, n'emportant que mon épée, mon arc et le pendentif d'Hywel. A la fin de mon premier jour de marche, j'arrivais à la forêt de Beliandre et je tirais un lapin afin de le manger, n'ayant pas voulu emporter de vivres de Gwynedd. Je pus faire ainsi des provisions pour le voyage, usant pour la première fois de mon talent pour la chasse dans sa fonction première : se nourrir et survivre. Chaque soir, au crépuscule, je jouais de la musique pour Gwen, à l'heure où son âme nous avait quitté, puis je priais pour qu'Ilmater l'accueille en son sein et la réconforte des souffrances qu'elle avait enduré. Je voyageais seul, nos suivants étant tous morts sauf un que j'avais chargé d'aller avertir père du décès de ma soeur et de ma survie. Je pensais beaucoup à tout ce qui s'était passé, revoyant des visages dans mes rêves tourmentés, revoyant surtout le visage serein d'Hywel et de Gwendolen. Comment pouvaient-ils être si tranquilles malgré leur mort prochaine et les douleurs terribles de la peste ? La Foi leur donnait-elle une telle force qu'ils pouvaient envisager le pire sans crainte ? Je croyais bien sûr en Ilmater, comme tous les Arlington et la grande majorité des brittons, mais sans avoir ce puissant sentiment qui habite les fidèles.

Après trois semaines de voyage dans les terres brittonnes, magnifiques collines couvertes de forêts, de prairies et parsemées de rivières au cours tortueux mais au courant lent et tranquille, j'arrivais enfin en vue du temple de Dyfed. Je me présentais à la porte et demandait à voir Elisud ap Goronwy de la part de Hywel ap Iestyn. L'on me conduisit dans la cours intérieure du monastère où l'on me dit d'attendre. Je contemplais le petit jardin luxuriant soigneusement entretenu par les religieux. Il dû se passer près d'une demi heure avant que l'homme que j'étais venu chercher n'arrive enfin.

Il devait avoir dans les quatre vingt ans. Il était alerte et vif malgré son âge avancé. Ses cheveux étaient gris comme les nuages de pluie qui parcourent le ciel de la Brittonie et son regard était aussi profond et bleu que l'océan dont les vagues se brisent sur nos côtes. Il portait une grande robe grise et une calotte rouge.

« Je suis Elisud ap Goronwy, grand prêtre du temple de Dyfed, mais vous n'êtes pas Hywel ap Iestyn... Pouvez vous m'énoncer votre requête ? »

Je répondis :

« C'est un malheur qui m'amène, en vérité. Hywel ap Iestyn est auprès d'Ilmater à présent, vaincu par une maladie qu'il avait tenté d'enrayer. Il m'a chargé de vous porter ceci. »

Je détachais alors le pendentif de mon cou et le tendit au vieux prêtre. Il le regarda un moment puis releva les yeux pour m'observer d'un regard neuf.

« La peste à Gwynedd, il n'y a pas que Hywel qui soit mort... Votre soeur aussi, Griffith ap Owyn, Prince d'Arlington. Ce n'était pas votre faute... En aucun cas. Ce ne fut la faute de personne et vous avez fait tout ce que vous pouviez. Elle repose maintenant dans les cieux, aux cotés d'Ilmater, et elle vous regarde en ce moment même, triste de vous voir que vous n'arrivez point à vivre avec cette tragédie dans votre coeur. Venez avec moi, il faut que je vous montre quelque chose avant qu'il ne soit trop tard, jeune prince d'Arlington. »

J'étais abasourdis qu'il en sache autant sur moi, je me dis qu'Ilmater en personne lui avait soufflé ces informations et je le suivis sans rien dire, le coeur douloureux à nouveau. Me sentais-je vraiment coupable de la mort de ma soeur ? La réponse était oui, cette terrible pensée dévorait mon âme en secret, cachée derrière la tristesse qui m'accablait. Si je n'avais point voulu faire une chasse en la forêt de Beliandre, si je n'avais décidé de faire étape dans ce village, si j'avais insisté pour qu'au moins ma soeur quitte le village quant il en était encore temps, si, si, si... Le remord peut détruire un homme plus sûrement qu'une épée. Ce sentiment vicieux enfin mis à jour, je me sentais un peu mieux, plus à même de sortir de cette grisaille de douleur où m'avait plongé la peste de Gwynedd.

Le prêtre me conduisit hors du monastère, sur une petite colline surplombant la région, faite de prairies, de champs et de rivières, alors que le soleil descendait lentement sur l'horizon. Il s'assit silencieusement et m'invita du geste à faire de même.


« Voyez donc le soleil se coucher. Bien sot serait celui qui voudrait l'en empêcher, car cela est bien au-delà du pouvoir des mortels. L'empêcher de se coucher entraînerait aussi qu'il n'y ait plus de matin et même si la nuit semble parfois fort noire et fort longue, l'aube finit toujours par arriver.

Griffith, vous ne pouviez empêcher la mort de votre soeur comme vous n'auriez pu empêcher le soleil de se coucher et vous verrez avec le temps que l'aube se lèvera de nouveau sur votre coeur. Gwendolen se trouve à présent hors de portée de la souffrance de notre monde. »

Il resta silencieux un moment puis leva le pendentif d'Hywel dans la lumière orangée du crépuscule.

« Vous êtes sûrement intrigué qu'un prêtre ait porté un pendentif représentant la Croix d'Arlington au lieu des mains liées d'Ilmater. Si vous voulez connaître le fin mot de l'histoire, les poings liés n'ont été adoptés comme symbole que bien après que notre Eglise soit née. Ils remplacèrent les vrais symboles de notre Foi... Qui étaient divers instruments de torture. Je vais vous enseigner d'où vient ce symbole qui orne ce pendentif en même temps que votre bouclier. Je vais vous compter l'histoire de la Croix d'Arlington.
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Griffith
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 27 Sep - 18:16

Chapitre V : La Croix d'Arlington




Il y a fort longtemps, les brittons vénéraient Garagos quand celui-ci n'était pas devenu complètement fou. Il leur enseignait que seule la force comptait et qu'il fallait éliminer toutes les faiblesses. Ils dédaignaient les artisans, les paysans et les lettrés pour n'honorer que les guerriers. Même les bardes n'étaient que peu considérés. Pour monter au paradis, il fallait mourir les armes à la main, en pleine bataille.

Sous le règne de Cadfan III, qui était un fervent adorateur de Garagos, les lois se durcirent, cherchant à chasser toute faiblesse du Royaume. Ceux qui ne savaient se battre devaient payer un lourd tribut pour compenser leur faiblesse, sous peine de finir serf. La population s'appauvrie rapidement sous ces lois terribles mais le Roi refusa de revenir dessus, expliquant à qui voulait l'entendre que les faibles devaient servir les forts. Alors que la onzième année de son règne commençait, un petit groupe de pèlerins accostèrent sur la côte sud de la Brettonie. Ils étaient vêtus de gris et semblaient innoffensifs. Il bâtirent un cloitre près du petit village de Llywelyn et ils y placèrent un autel dédié à Ilmater suite à une révélation qu'ils avaient reçu, leur ordonnant de prendre la mer et d'aller installer un lieu de prière lorsqu'ils découvriraient une rose rouge sauvage sur l'île de Brittonie. Les brittons n'avaient encore jamais entendu parler de ce Dieu et des curieux vinrent écouter ce que cette nouvelle divinité avait à dire. Ilmater est un dieu juste, un dieu qui comprend vos souffrances, un dieu qui sait la difficulté de la vie pour les pauvres et les petites gens, un dieu qui sait la grande force qu'il faut avoir pour mener la vie d'un petit artisan ou d'un paysan labourant un champs où ne poussent que les pierres. Le message du Dieu séduisit très rapidement les petites gens qui étouffaient sous les lourds tributs, les aidant à supporter leur vie misérable, soulageant leurs peines et leurs souffrances et leur donnant l'espoir de trouver le bonheur au paradis après avoir mené une vie difficile mais vertueuse.

Les prêtres du Cloître de la Rose Rouge étaient bien différents des prêtres de Garagos qui ne se souciaient jamais de rendre service aux petites gens. Les suivants d'Ilmater venaient chaque jour au village pour soigner les malades, aider au travail des champs, enseigner la lecture et l'écriture à ceux qui le souhaitaient et réconforter ces gens. Bientôt, le village se convertis entièrement au nouveau Dieu et la nouvelle de la présence de cette Eglise se répandit alentours. Les voyageurs commencèrent à affluer au Cloître de la Rose Rouge, venant écouter le message d'Ilmater, voir les miracles de guérison que faisaient les prêtres ou simplement venant par curiosité de voir les nouveaux venus. Le culte d'Ilmater se répandit de cette façon, gagnant peu à peu les villages et villes de Brittonie à partir de Llywelyn. Apprenant l'existence du nouveau culte, le Roi Cafan III fut fort fâché de l'injure terrible lancée à son Dieu. Ilmater était un dieu de faibles, pour lui, et qui risquait de contaminer tous les petites gens en leur donnant de mauvaises idées. Ses conseillers lui suggérèrent que le Cloître n'était pas bien riche et qu'il pouvait leur réclamer le tribut des faibles étant donné que ces gens n'étaient guère des guerriers. Soit ils se retrouveraient à mourir de faim, soit ils devraient s'engager dans une campagne militaire où tous mourraient certainement. Le Roi approuva cette idée et fit ainsi.

Les initiés du Cloître reçurent l'exigence du Roi sans surprise, sachant pertinemment ce qui les attendaient. Ils avaient déjà décidé de la marche à suivre. Ils confièrent le cloître aux bons soins de leurs amis du village voisin et s'engagèrent donc dans l'armée royale, ainsi que l'exigeait la loi. Le Roi n'avais pas vraiment envisagé que des hommes d'église à l'air si pacifique et faibles choisiraient cette option, aussi dû-t-il réfléchir longuement pour trouver un moyen de se débarasser d'eux.
Il décida d'envoyer leur escouade en mission contre son ennemi le plus dangereux, le Prince Domhnall d'Ailsa. Les soldats se feraient massacrer à coup sûr, le débarrassant des prêtres inconvenant, et cela donnerait un parfait prétexte pour rompre le traité de paix passé par son père, feu le Roi Heddwyn, en s'arrangeant pour que ce sont son ennemi qui fasse couler le sang en premier. Ils suffisait d'envoyer ses hommes à la frontière et d'informer par faux espion le Prince que ces hommes étaient envoyés pour l'assassiner. Il donna les ordres nécessaires et bientôt une troupe de vingt soldats dont 9 hommes du Cloître partit vers les terres du Prince Domhnall. Ils arrivèrent à la frontière entre les deux territoires et commencèrent à patrouiller. Alors qu'ils passaient le tertre de Bryn Celli Ddu, ils furent soudain encerclés par les cavaliers du Prince. Le capitaine britton Idris sortit son épée mais il comprit vite que sa troupe n'avait aucune chance. Le commandant de la cavalerie ennemie s'adressa alors à eux.

« Je suis le commandant Fionnagh du Royaume d'Ailsa ! Rendez vous, brittons ! »

Idris hurla « Jamais !» et chargea les cavaliers, bien sottement. Il fut massacré d'un coup de hache prestement sans que les soldats brittons ne puissent réagir.

« Pour la dernière fois, rendez vous ! Qui est votre chef ? »

Malgré les préceptes de Garagos, ces gens n'avaient guère envie de mourir ici et aucun n'osait prendre la responsabilité de prendre le relais du Capitaine mort. Un homme s'avança alors vers le commandant d'Aisla.

« Notre capitaine est mort, Commandant Fionnagh, et comme mes compagnons ne semblent guère enclin à assumer la responsabilité de commander, je prendrai cette charge sur mes épaules. »


Cet homme s'appellait Arlington et il était un homme du Cloître de la Rose Rouge. Le commandant n'était pas une brute, il écouta la défense des brittons et fut fort intrigué de la grande différence de versions qu'il y avait entre le rapport d'espionnage et la réalité de cette petite troupe à peine entrainée qui se rendait au premier coup dur. Le capitaine des brittons et le commandant des Ailsan en vinrent à la conclusion que tout cela n'était qu'un coup monté. Les brittons furent pris d'une grande colère contre le Roi qui les avait sacrifiés ainsi. Arlington conseilla au commandant Fionnagh de dire à son prince qu'il ne fallait surtout pas rompre le traité de paix pour cette trahison, mais demander réparation en vertu de ce même traité. L'ailsan en convint et ils se séparèrent. Arlington fit patrouiller ses hommes le long de la frontière, comme prévu puis une fois la mission terminée, ils rentrèrent vers l'intérieur des terres brittonnes.

En chemin, ils furent abordés par des marchands leur demandant assistance contre un troupe de bandits qui sévissait dans la région. Aucun guerrier ne voulait s'abaisser à aider des faibles et ils n'osaient plus sortir sur les routes. Le Capitaine Arlington écouta leur requête et ordonna à sa troupe d'escorter les chariots des marchands. Il s'entretint avec ses huits compagnons du Cloître puis partit seul sur la route, en avant du convois. Voyant un voyageur seul, les malandrins ne manquèrent pas de l'attaquer pour réclamer sa bourse. Arlington s'y attendait et lorsque lui fut demandé le classique « la bourse ou la vie ? » , il déclara être venu pour s'entretenir avec leur chef. Il argua que sa bourse serait encore moins en sécurité s'ils le conduisaient à leur camps et que donc ils ne perdraient rien à l'y mener.
Les bandits de grand chemin étaient une trentaine. Leur chef, Meinir, un grand gaillard de deux mètres et à la barbe florissante toisa l'homme du Cloître avec mépris pour son allure peu martiale malgré son uniforme. Arlington pris la parole et ils l'écoutèrent avec méfiance au départ puis avec plus d'attention. Il leur expliqua que s'ils continuaient à agresser les marchands sur les routes, soit plus personne ne viendrait par là et ils mourraient de faim, soit viendraient des soldats pour les pendre. Cette vie ne menait à rien, uniquement à une fin terrible et ignominieuse. Alors que s'ils se mettaient plutôt au service des marchands pour les escorter, ils recevraient un bon paiement et seraient assurés de ne pas finir d'ignoble façon. Arlington affirma pouvoir obtenir leur pardon s'ils acceptaient de déposer les armes et de se rendre. Si la plupart furent impressionnés par ces paroles, leur chef ne le fut guère. Il traita le capitaine britton de couard et de menteur cherchant à sauver sa peau. Arlington regarda le chef bandit droit dans les yeux et affirma que nulle peur ne l'habitait et que le mensonge ne sortait jamais de ses lèvres. Le bandit décida alors de s'en remettre au jugement de Garagos, un combat singulier à mort pour déterminer lequel a raison. Avec un soupire de tristesse, l'homme de religion dégaina son épée.

Son regard était déterminé et le soleil filtrant au travers des feuillages de brettonie illuminait ses cheveux d'or. Meinir poussa un cri de rage et tenta d'embrocher son adversaire d'un seul coup d'épée mais celui-ci esquiva lestement d'un saut de coté, faisant tourner son épée dans sa main. Meinir tenta cette fois un enchaînement plus évolué commençant par un coup de coté puis feintan en sixte avant de se fendre pour clouer son adversaire sur place. L'homme du Cloître fit semblant de se faire prendre à la feinte puis profita de l'attaque de son adversaire pour écarter sa lame et lui donner un coup au visage du plat de l'épée. Le chef bandit recula en jurant, la main gauche sur son nez mais l'épée toujours vive. Il tenta une nouvelle attaque mais son adversaire s'écarta au dernier moment et lui infligea un deuxième coup du plat de l'épée, le faisant tomber à terre. Arligton ne profita pas de ce moment de faiblesse pour achever son adversaire. Il se recula et laissa à Meinir le temps de se relever.

« Au nom d'Ilmater, rendez vous Meinir, je ne désire point vous faire souffrir et encore moins vous tuer... »

« Si vous pouviez réellement me tuer, vous ne ruseriez pas pour que je me rende ! »

Le bandit se jeta à nouveau sur Arlington qui eu grand mal à ne pas se faire blesser tant l'assaut était plein de rage. L'homme du Cloître attendit patiemment que son adversaire s'essouffle, économisant ses force, puis sentant son adversaire fatiguer, il attaqua pour la première fois depuis le début du combat, feintant à gauche, frappant par l'octave, se fendant soudain, esquivant la contre attaque et en profitant pour écarter la lame adverse avant d'asséner un formidable coup de haut en bas.

Meinir contempla sa main droite avec stupeur... Il avait perdu deux doigts et avaient eu de la chance de ne pas avoir perdu toute la main. Son épée était à terre et son ennemi n'était même pas blessé.
Au lieu de l'achever, Arlington rangea son arme et pris un rouleau de bandages dans son sac pour venir secourir celui qu'il venait de vaincre. Le chef bandit en fut grandement choqué et ébranlé dans toutes ces convictions. Lorsqu'Arlington lui demanda s'il acceptait le résultat du combat, Meinir accepta de se rendre au capitaine. Il fit la jonction avec ses hommes mais refusa fermement lorsque les marchands exigèrent que les bandits soient pendus séant.

La petite troupe entra dans la ville de Caerwin sous les acclamations de la population et l'on jeta des fleurs sur leur passage. Le Capitaine Arlington obtînt de décider du sort des bandits auprès du Magistrat de Caerwin. Il demanda à ce qu'ils fussent condamnés à protéger le Cloître de la Rose Rouge ainsi que le village de Llywelyn. Arlington était considéré comme un grand héro pour avoir triomphé seul des bandits de Meinir. Les soldats racontèrent un peu partout leur histoire, comment ils avaient manifestement été trahis et comment leur nouveau capitaine avait pu vaincre des bandits sans tuer personne. Le culte d'Ilmater était peu développé dans Caerwin mais rapidement l'on su que les soldats d'Arlington étaient à majorité des suivants d'Ilmater et la réputation de faiblesse qu'avaient essayé de leur donner les hommes du Roi disparu. Cet obstacle levé, de nombreux habitants de la ville se convertirent à leur tour à ce dieu et au lieu de mettre un terme à la montée des idées d'Ilmater, le plan du Roi Cadfan le renforça grandement, d'autant plus qu'à présent la rumeur courrait qu'il avait délibérément tenté de faire massacrer les hommes du Cloître et de provoquer une guerre avec le Royaume d'Ailsa.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 27 Sep - 18:17

Suite du Chapitre V


Malgré les avis de son entourage, le Roi Cadfan refusa de reconnaître qu'il avait eu tort. Même son fils aîné, Emyrwen, le critiquait fermement et il dû bientôt partir loin du château de son père pour échapper à la colère royale. Dans une ultime tentative pour détruire le culte grandissant d'Ilmater, le Roi Cadfan fit arrêter le Capitaine Arlington pour haute trahison et il fut conduit dans les prisons de la ville de Caernarfon, au coeur du royaume britton. Le procès qui lui fut accordé fut une mascarade. Le Roi l'accusa d'avoir pactisé avec l'ennemi pour sauver sa vie lors de cet accrochage avec la cavalerie de Fionnagh. Les hommes de sa troupe furent menacés d'être jetés au cachot et torturés s'ils n'acceptaient pas de témoigner contre Arlington. Celui-ci les avait suppliés de ne pas le soutenir si les choses se passaient ainsi et de s'éviter ainsi d'être suppliciés pour une cause perdue d'avance, le Roi ayant déjà choisi le résultat et ils firent ainsi qu'il leur avait été dit.
Le Capitaine fut condamné à la mort des traîtres, la plus horrible qui soit. Il reçut trente coups de fouet en place publique mais ne se plaignit pas. La population de Caernarfon n'avait pas été très touchée par la Foi d'Ilmater, mais en voyant ce pauvre homme si courageux injustement condamné ils furent enclins à la pitié. Après les coups de fouet, il était prévu de l'écarteler, mais cela ne pu être fait. Les soldats d'Arlington ne purent supporter de voir leur capitaine souffrir de la sorte et ils parlèrent et témoignèrent très durement contre le Roi. Les nobles qui soutenaient encore Cadfan s'offusquèrent de cette injustice et protestèrent si fort que Cadfan III dû faire arrêter le supplice.

Le Roi accusa alors Arlington d'hérésie et d'injure à Garagos, de propager une religion de faibles contraire à tous les principes qui faisaient la force de la brettonie et qui leur avait permis de vaincre leurs ennemis. Il proclama l'interdiction du culte d'Ilmater et condamna Arlington, qu'il rendait maintenant responsable de toute l'entreprise, à mourir comme un criminel dans le supplice de la croix. Les compagnons d'Arlington furent recherchés dans tout le royaume pour subir le même sort et la révolte gronda fort parmis le peuple et les nobles révoltés par la folie qui avait saisie leur Roi. Pour ne rien arranger, le Prince Domhnall avait réussi à convaincre ses voisins, le Royaume de Fife et celui de Iona, de s'allier avec lui contre le Roi Cadfan afin de venger cette perfidie et de prévenir les guerres qu'il allait provoquer par sa soif de sang et de batailles. Malgré la situation extrêmement périlleuse de son Royaume, le Roi tînt à assister lui même au supplice d'Arlington. Il porta sa croix bravement, sans faiblir malgré son état pitoyable et les coups de fouet que lui infligeaient les soldats sur ordre du Roi. Lorsque Arlington fut attaché et que la croix fut dressée, le Roi se gaussa de lui, le traitant de faible et de couard.

« Si vous êtes capable d'accepter de vous laisser capturer et supplicier, alors vous serez vraiment courageux et si après avoir été torturé vous êtes encore capable de crier le nom de votre Dieu, alors vous serez vraiment fort... »

Le Roi entra dans une grande colère et jura de le faire cesser de crier le nom de son dieu, mais malgré les coups de fouets qui furent assennés à Arlington, il avait toujours la force de crier « Ilmater daglan ! » ce qui signifie « Ilmater sacré et bon ! ». On entendit Arlington prier Ilmater de bien vouloir pardonner au Roi et ne pas tenir rigueur de son supplice aux soldats qui avaient dû exécuter les ordres. Il mourut le troisième jour de son supplice et toute la population de Caernafon se révoltat contre son Roi qui avait refusé une fin digne à un homme finalement plus fort qu'un guerrier victorieux. Cadfan III plongea ainsi le Royaume dans la guerre civile et il fut tué lors du siège de Caernafon par les troupes de son propre fils Emyrwen. Les Royaumes d'Ailsan, Fife et Iona acceptèrent la paix que leur proposa le Roi Emyrwen I en urgence après la mort de son père et la paix se rétablie peu à peu dans le Royaume, les lois contre le culte d'Ilmater ayant été supprimées et les lois de tribut de Garagos effacées à leur tour.

Quand les choses furent stabilisées, le Roi Emyrwen I fit retirer le corps d'Arlington de la fosse où l'avait jeté le Roi Cadfan III. Il s'adressa alors au peuple du Royaume Brittonique.

« Brittons, notre père Cadfan le cruel a déshonoré notre lignée par sa conduite indigne et son aveuglement. Cet homme de paix, Arlington, a été contraint d'abandonner sa vie simple pour prendre les armes et il l'a fait dans l'honneur, le courage et la gloire. Il a montré que les guerriers ne sont point les seuls à être forts. Il est mort en véritable martyr de la Foi et mérite tous les honneurs.

En reconnaissance de l'erreur de notre père et en expiation de son déshonneur, afin de rendre l'hommage à l'homme qui nous a ouvert les yeux et éloignés de la folie, notre famille et tous nos descendants seront dorénavant connus sous le nom d'Arlington et la croix qui fut sa perte et sa gloire ornera notre blason.

Quant à nous, reconnaissant l'échec de la voie de garagos, nous honorerons désormais Ilmater, dont les serviteurs acceptèrent de se sacrifier et de souffrir pour nous sauver, à l'image de leur Dieu. »
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 3 Oct - 18:56

Chapitre VI : Pour un monde meilleur


Elisud ap Goronwy resta silencieux un moment après avoir dit les derniers mots de l'histoire qu'il m'avait compté. Pendant qu'il parlait, des nuages gris sombres paresseux étaient venus flotter devant le soleil, plongeant le pays britton comme pour célébrer une fois encore le deuil de ce Saint des temps anciens. Le ciel à l'horizon avait déjà pris cette couleur orangée typique de la fin de journée, tandis qu'au zénith, le noir de la nuit commençait à apparaître. Les arbres privés de lumière paraissaient ternes Je regardais cette croix dans mes mains, pensant à tout ce qu'elle représentait d'injustice, de malheurs et de tyrannie. Puis je me rendis compte soudainement que ce n'était pas cela qu'elle représentait pour un véritable croyant d'Ilmater. C'était le sacrifice, la volonté, l'abnégation à une cause juste et l'amour de ses prochains. C'était un symbole de martyr.

Le vieux prêtre brisa le silence.

« Arlington est mort pour que le monde soit meilleur et que son sacrifice ne fut pas vain. Il a prié pour qu'Ilmater pardonne à ceux qui se fourvoyaient dans la voie de la cruauté et il était prêt à mourir pour permettre au peuple de brittonie d'être sauvés et d'embrasser la lumière.

De son sacrifice est résulté la sauvegarde de toutes les générations à venir. La folie de Garagos a cessé et la sagesse d'Ilmater a permis à notre peuple de voir ses souffrances grandement diminuer. A présent, les puissants de brittonie protègent les petites gens du mieux qu'ils le peuvent au lieu de les asservir comme la loi de Garagos l'exigerait. La vraie force n'a pas besoin de se démontrer par l'oppression pour exister. La vraie force n'est pas physique mais intérieure. Le puissant guerrier qui n'est fort qu'extérieurement ne sera qu'un esclave utile pour ceux qui auront la force intérieure de la volonté et de la justice.

La perte de votre soeur est une chose terrible, mais sa mort ne fut pas vaine. Elle s'est sacrifiée dans la Foi pour protéger les villages alentours de la maladie, et cela demande une grande bravoure d'affronter la maladie. Comme pour la mort d'Arlington, la mort de Gwendolen ap Owyn nous aidera à rendre le monde meilleur, tandis qu'elle, son oeuvre de vie achevée, peut se reposer parmis les anges célestes.

Griffith ap Owyn, vous qui portez le nom d'Arlington, voyez vous la Lumière d'Ilmater ? »


Je tournai mes yeux vers le ciel à nouveau. Les nuages s'étaient fondus en un seul qui s'étirait sur l'horizon, d'une couleur maintenant blanche. Un petit arbuste poussant vaillament sur la colline, droit comme un I, coupait ma vision en deux. Puis, alors que je regardais, le soleil sortit soudain de sous le nuage et un rayon de lumière étincelant éclaira les collines brittones en droite ligne jusqu'à la notre. L'arbuste et le nuage blanc formaient une croix parfaite, étincelante dans la lumière magnifique du soleil couchant. Si vous avez déjà vu ce qui se passe lorsque le soleil reparrait après une tempête, alors vous aurez une idée de la magnificience du spectacle que je contemplai alors.

« Pour un monde meilleur, Gwen, je vois la Lumière. »

La joie m'inonda l'âme pour la première fois depuis le début de la quarantaine, soulageant mes sentiments malmenés. Les larmes me montèrent aux yeux, mais cette fois ce n'était plus ce chagrin oppressant qui donnerait envie de mourir pour que cela se termine. C'étaient des larmes libératrices. Je ressentis alors la main d'Ilmater se poser sur mon épaule pour réconforter mon âme souffrante. La certitude m'envahit et je sus enfin que ma soeur était bien portante au paradis, sans plus aucun des soucis des mortels.

La mort de ma soeur fut un événement terrible pour moi, mais je sais à présent qu'elle a remplit sa mission et qu'Ilmater l'a rappellé à lui pour la protéger de tout autre mal qui aurait pu lui arriver pendant son existence mortelle. Si elle n'avait pas péri, j'aurais pu devenir quelqu'un de mauvais, de superficiel, d'idiot... Mais je me résolus à ce que sa mort ne soit pas vaine, à ce que sa mort change les choses. Pour un monde meilleur et pour ma soeur, je pouvais le faire.

« Je vois la Lumière d'Ilmater et je vois la voie qu'il m'a tracé, puisse la Foi me guider le long du chemin de la sagesse et du sacrifice. »

Le prêtre me regarda et sourit doucement. Il prit le pendentif et me le passa autour du cou en me bénissant.

« Hywel tenait cette croix de ses ancêtres. Il était le descendant de l'un des premiers hommes du Cloître de la Rose Rouge. En vous demandant d'apporter son pendentif ici, il vous a désigné pour en hériter. La Croix d'Arlington est votre à présent, Griffith ap Owyn d'Arlington, soyez en digne. Ilmater daglan. »

Je répondis alors :

« Par ma Foi et mon Nom, je jure de renoncer désormais à la débauche, à l'orgueil, à l'avarice, à la paresse et à l'envie, pour embrasser dès à présent les vertus de températion, d'humilité, de générosité, d'ardeur et d'amour.

J'apprendrai la voie du Paladin et apporterai l'aide sacrée d'Ilmater à mes prochains.

Ilmater daglan. »


Elisud ap Goronwy était l'évèque d'Ilmater conduisant le temple de Dyfed et il reçu mon serment au nom de notre Dieu.

J'envoyai une lettre à père afin de le prévenir de mes nouveaux engagements et j'appris à devenir un Paladin avec l'évèque Elisud. Puis, un jour, je fus prêt à appliquer ce que l'on m'avait enseigné. La brittonie était fort paisible et ne nécessitait guère de paladins. Je pensais fortement à Arlington et à son voyage pour apporter la salavation. Je fis un rêve où je me vis partir vers le sud ouest sur un navire dans la splendide lumière d'un soleil de bonté.

J'irais donc, Ilmater daglan.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 17 Oct - 14:01

Chapitre VII : Voyage vers une terre inconnue

Avant de quitter l'île brittone, je rendis visite à mon père le Duc d'Arlington afin qu'il me donne son accord et sa bénédiction pour ce long voyage, possiblement sans retour. Le voyage fut sans incidents et bientôt, au détour d'une colline verdoyante, je pus apercevoir le château Arlington, ou Caerbryn de son ancien nom. Du haut de la colline où je me trouvais, je pouvais apercevoir les champs de blé s'étalant au creux et aux versants des collines comme d'immenses lacs et rivières de miel doux. Les serfs étaient déjà au travail, chassant les oiseaux et veillant à la bonne santé de la récolte tandis que sur les routes, des convoyeurs mâtinaux conduisaient leurs attelages sur les routes pavées. Une rivière coulait depuis la haute montagne, serpentant entre les petits villages et faisant tourner la roue d'un grand moulin à eau qui faisait la fortune de son propriétaire. Caerbryn se trouvait sur la plus haute colline de la région, avant les contreforts des Eirabythol aux sommets toujours blancs qui barraient l'horizon de leur rempart naturel. Les petits villages rassemblés autour du château faisaient penser à des enfants qui se regrouperaient autour de leur père, timides devant un étranger. Les tours carrées du château, majestueuses, dominaient les alentours et les étendards frappés de la croix flottaient et claquaient dans la brise matinale. Le soleil matinal faisait étinceler l'eau pure de la rivière, tandis que quelques oiseaux chantaient leur joie de voir une si belle journée s'annoncer. Je talonnai doucement mon cheval et nous arrivâmes bientôt aux portes du château.




- A chaque génération, nous avons toujours eu au moins un membre de notre famille qui fut illuminé et qui entrepris quelque oeuvre religieuse. Je ne me serais guère douté que ce fut toi, Griffith, mon fils.

Père arborait une expression grave et sérieuse, il n'avait plus beaucoup sourit depuis la mort de sa fille et l'ambiance au château s'en ressentais. L'annonce de mon départ avait dû l'affecter encore un peu plus.

- Si tel semble être ton destin, alors qu'il en soit ainsi, je t'offre ma bénédiction. Va et fait honneur à notre nom.

Je m'agenouillai devant mon Duc et il posa sa main dans mes cheveux pour me signifier son accord. Je sentis que malgré sa douleur de me voir partir à mon tour, il était vraiment fier que je me comporte enfin en véritable Arlington, conscient de la responsabilité et de l'honneur attaché à notre nom.

- Merci, Père, merci mon Duc. Je ferai honneur à notre nom et porterai haut nos couleurs, pour la Brittonie, pour Arlington et pour Ilmater.


Je passai deux mois au château pour voir une dernière fois mes amis et mes parents, ainsi que me préparer au voyage. Père me consacra beaucoup de temps pour m'apprendre tout ce qu'il pouvait et qu'il pensait utile à mon voyage. Vînt enfin un matin où je pris la route.

Avant de partir vers le port où se trouvait le bateau qui m'emmènerai au sud ouest, je passa par le village de Gwynedd, où je dis adieu à la tombe de ma soeur. Les gens du village m'accueillirent en vieil ami retrouvé et je dormis chez le bourgmestre Gawain. Je joua de ma flûte une dernière fois pour ma soeur, mes mélodies ayant trouvé un certain apaisement malgré leur tristesse mais en brittonie, même les pierres pleurent parfois.
Je repris la route et arrivai au port de Casnewydd où un bateau de hardis explorateurs attendait ma venue pour partir, le Duc Owyn leur ayant payé deux livres d'or pour qu'ils me conduisent où je le désirerait. C'étaient des hommes du nord, des Llychlynwr, un peuple de grands navigateurs et de guerriers féroces. Nous partîmes sur la grande mer et le voyage dura presque un an et demi en tout, avant que nous n'arrivions en vue d'une terre civilisée. Ils avaient une tradition de sagas et me réclamèrent les légendes de la brittonie, que je me fis un plaisir de leur conter. Nous rencontrâmes plusieurs fois des îles sur le chemin, peuplées pour la plupart de sauvages peu accueillant. Nous fîmes toutefois escale sur une de ces terres dont la forme rappellait celle d'une main à trois doigts. Les habitants nous accueillirent avec une grande hospitalité et nous leur échangeâmes quelques outils et armes d'acier contre de la nourriture, de l'eau douce et certaines épices qu'ils faisaient pousser. Les communications furent toutefois laborieuses car ils ne parlaient pas le commun.

Nous arrivâmes enfin en vue d'une terre immense et commençâmes à la contourner quand, alors que le soleil se couchait à l'horizon, la vigie aperçut un port et une grande ville citadelle. Le capitaine Asbjörn me demanda si c'était là la terre que j'avais aperçu. La mer était flamboyait d'un orange magnifique et les hautes tours de la citadelle se découpaient noires sur l'horizon rose. La certitude envahit alors mon esprit. « Oui, Asbjörn, c'est ici. » Le capitaine lança quelques ordres et le bateau vira de bord. Nous entrâmes dans la rade à la nuit tombée, bien après la mi nuit et je débarquais avec les quelques affaires que j'avais emportées. Je dis adieu aux Llychlynwr puis je rechercha un temple d'Ilmater, sentant qu'il y aurait un. Je le trouvai après quelques heures d'errances dans les rues de cette cité, dont le nom, Aldebaran, m'avait été annoncé par un garde de la ville, lors de mon débarquement. J'y entrais et je pus discuter avec l'Inquisiteur Yavin qui m'informa que la chapelle d'une cité du nom de Landraken n'avait plus donné de nouvelles.

Je fus ainsi investit de ma première quête.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 17 Oct - 15:58

Chapitre VIII : Un signe à Landraken


En sortant du temple d'Ilmater, dans la douce lumière de l'aube, je remarquai deux jeunes demoiselles dont l'une d'une taille remarquablement petite mais n'étant manifestement pas une enfant, au vu de sa posture, de sa façon de s'exprimer et de son corps. C'était sans doute une halfeline, comme on raconte qu'il y en existe de par le monde dans les légendes colportées par les voyageurs. La seconde demoiselle avait des cheveux d'un roux magnifique rappellant ceux des gwyddelig ainsi que des yeux d'un bleu très pur. Elle n'était pas bien grande et avait cette grâce naturelle associée aux personnes de noble naissance. Je les saluai et elles m'apprirent qu'elles venaient elles aussi d'arriver. Ayant aperçu d'autres bateaux au débarquement, je gageais donc que c'était par bateau et elles me le confirmèrent. La halfeline s'appellait Mathilde VonKörd et la demoiselle aux cheveux roux, Mirayellis Cyl'Moaï. Je passais un agréable moment en leur compagnie puis Mirayellis alla se coucher, fatiguée. J'annonçai que je devais me mettre en route pour Landraken et Mathilde proposa de m'y accompagner. Nous nous mîmes en route le soir même, gageant que les bandits et autres vils gredins seraient assoupis. Pourtant, après deux kilomètres de marche dans la nuit, nous aperçûmes des créatures viles plus loin sur la route. Nous n'avions guère le choix et nous nous approchâmes, prêt à nous défendre. Dès qu'elles nous aperçûrent, elles fondirent sur nous. Ces créatures étaient légèrement plus petites qu'un humain. Elles semblaient être un croisement contre nature entre un humain et un rat. Leur pelage était gris et sale, ils dégageaient une odeur de charogne et ils n'avaient pas d'armes, préférant attaquer avec leurs griffes et leurs mâchoires.

« Pour Arlington, Ilmater daglan ! » m'écriais-je en dégainant mon épée et en levant mon bouclier pour soutenir la charge que j'allais subir. La première créature arriva sur moi et je réussis à briser son assaut contre mon bouclier, essayant de la repousser. La deuxième créatures avait attendu que je sois engagé pour lancer son attaque, profitant de ma distraction. Mathilde encocha une flèche et tira juste au dessus de moi. La deuxième créature ne fut pas touchée, mais la flèche passa si près d'elle qu'elle hésita un bref instant, ce qui me laissa le temps de me retourner pour lui faire face. J'esquivai une première attaque en faisant un bond de coté puis j'attaquai à mon tour, effectuant une feinte que m'avais appris Père. Ma lame entailla les chairs de la créature et elle gémit de douleur, reculant sous mon assaut. Je reculai de quelques pas pour donner à ces abérations une chance de se rendre, mais elles repartirent à l'assaut. Cette fois leur attaque fut concertée et je dû parer l'attaque de l'une avec mon bouclier et celle de l'autre à l'aide de mon épée. Je fus rapidement mis en difficulté et l'une des créatures s'apprêtait à prendre à la gorge quand elle s'écroula soudainement. Mathilde avait hésité à tirer dans la mêlée, de peur de me toucher, mais voyant la triste situation dans laquelle j'étais, elle avait vaincu sa peur de manquer son coup et m'avait sauvé d'une vilaine blessure. Revenu à un contre un, je sentis la créature restante hésiter... Mais elle recommença l'attaque avec seulement plus de rage. Jouant le tout pour le tout, au lieu d'attendre qu'elle charge, je couru vers elle, levant mon bouclier et l'écrasant sur elle. Elle tomba à terre, son museau ensanglanté. Un quelconque guerrier l'aurait alors sans doute achevée, mais je suis un Arlington et un Paladin. Je ne frappe les gens à terre. Je m'écartai pour la laisser se relever si elle le désirait, ce que malheureusement elle fit. Elle avait perdu toute prudence et me chargea de façon désordonnée. Je me fendis et mon épée lui transperça le coeur, la tuant instantanément.

Nous entassâmes les corps sur le bord de la route et les incinérèrent puis nous nous remîmes en route après que j'eus fait une brève prière pour le salut de leurs âmes corrompues. Au fur et à mesure que nous grimpions en altitude, l'air se fit de plus en plus froid. Nous ne sentions plus nos orteils à force de marcher dans la neige et le vent glacé. Si nous nous étions arrêtés, nous aurions sans doute risqué de tomber évanouis et de mourir de froid mais nous tinrent bon et j'aperçu enfin des lumières. Un soldat nous demanda qui nous étions et ce que nous faisions ici et nous l'en informâmes. Il nous laissa donc continuer et quelques minutes après, nous arrivâmes à Landraken dont les portes nous furent ouvertes. Mathilde alla se réchauffer à l'auberge pendant que j'allai m'enquérir de la chapelle d'Ilmater. Le prêtre qui me reçut m'informa qu'ils connaissaient une épidémie de grippe virulente au village et que malheureusement déjà plusieurs personnes en étaient mortes. Je me proposais immédiatement pour aller chercher des médicaments s'ils en avaient besoin. C'était un signe d'Ilmater. Une deuxième épidémie où cette fois je pourrai être vraiment utile et épargner à de pauvres gens de mourir. Le lendemain, je me mis en route pour Aldebaran afin de trouver les fournitures nécessaires à la fabrication du remède.

Peu après être partis de Landraken, je fus pris en chasse par un loup affamé. Je devinais que si je tentais de fuir, il me guiderait droit sur sa meute, les loups étant assez rusé pour avoir des tactiques de chasses, aussi je l'affrontais épée en main et en poussant des cris de guerre, dans l'espoir de l'effrayer. Cela paru malheureusement plus l'exciter que lui faire peur car il me bondit dessus et réussit à me faire perdre l'équilibre, me mordant le bras droit. Je lui fis lâcher prise en le frappant de mon bouclier puis je me remettais debout tandis qu'il se préparait à un autre assaut. Cette fois, j'étais prêt. Quand il bondit, je tendis mon épée et il vient s'embrocher de lui même sur la pointe d'acier. Il poussa un jappement de douleur et s'enfuit vers les bois, du sang coulant de son flanc. Je me fis un bandage de fortune puis je continuai ma route, arrivant à Aldebaran sans autre incident. J'allai alors au temple d'Ilmater afin de demander les ingrédients. Ils me remirent l'or nécessaire à leur achat et je pus bientôt repartir avec. Cette fois-ci, le voyage fut sans incident et je parvins à Landraken avec les plantes intactes. Le remède fut préparé avec l'aide du druide de la ville et bientôt l'épidémie fut stopée.

Ce fut une grande satisfaction que d'avoir apporté ma note au concert pour la lutte contre ce fléau qu'est la maladie. Il était manifeste qu'Ilmater m'avait bien conduit ici et désirait que j'y reste afin de servir ses desseins pour préparer une vie meilleur.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Ven 19 Oct - 16:51

Chapitre IX : Brun et Argent ou la quête du cheval perdu



Quelques jours plus tards, alors que je discutais avec Mirayellis et Elion (un demi elfe priant Lurue), nous nous approchâmes d'un feu de camp autour duquel nous aperçûmes une jeune fille du peuple. Elle sentait les écuries et semblait fort inquiète et malheureuse. Malgré son langage fort coloré et seyant peu à une demoiselle, nous comprîmes qu'elle avait reçu la garde d'un cheval d'une grande valeur et qu'il lui avait échappé, ayant pris peur. Je suppose qu'elle a dû faire preuve d'innattention et que le cheval en a profité, mais je n'allais point la laisser dans l'embarras et je déclarais donc être prêt à l'aider à organiser une battue pour retrouver ce cheval. Mira dit presque la même chose en même temps et nous organisâmes donc bientôt une battue. Entretemps, une naine nous avait rejoint et nous fûmes donc cinq à partir à la recherche du cheval capricieux. Mon expérience de la chasse me servit bien car je pus remonter la piste petit à petit. Le cheval était partis sur la plage et si les empreintes étaient faiblement visibles dans le noir, elles ne présentaient pas grande difficulté pour quelqu'un qui a eu une certaine formation de pisteur. A un moment, Brun était passé dans l'herbe et ses empreintes furent fort difficiles à retrouver dans la nuit noire. Je découvris toutefois du crotin et pu nous remettre sur la piste. Alors que vous venions de retrouver du sable, un oiseau étrange et merveilleux vola juste devant nous, éclairé par la lueur des torches. Il avait un plumage noir et jaune mais le plus remarquable était son bec incroyable aux couleurs vives. Au lieu d'un bec classiquement uni, il était décoré de jaune, de vert, d'orange de bleu de rouge et de noir ! Je n'avais jamais vu son pareil... Cela changeait grandement des corbeaux tous noirs de brittonie ! J'ai essayé de le dessiner, mais j'ai peur que je ne lui rende guère justice.




Mais je crois que je perds un peu le fil de cette histoire. Nous continuâmes donc la chasse. Je finis enfin par distinguer la silhouette reconnaissable d'un cheval. Je prévins mes compagnons qui commencèrent à s'approcher de Brun. Je resta où j'étais, pour être prêt à retenir le cheval s'il prenait peur et fuyait à leur approche. Cela ne manqua pas d'arriver et je pus l'arrêter avant qu'il ne redisparaisse. Le cheval fut bientôt cerné avec l'océan pour seule issue. Il était blessé, manifestement attaqué par un de ces crabes gigantesques, et refusait de nous laisser approcher, préférant reculer dans l'eau. Mirayellis se mit alors à chanter doucement un air joli tout en approchant du cheval. Brun se laissa charmer par sa jolie voix et je dois dire que je le comprend, je m'y serais laissé prendre moi aussi.

Nous pûmes ainsi ramener le cheval vers la croisée des chemins, mais il y avait encore de la route à faire jusqu'à Luta, endroit où se trouvait son propriétaire. Une jeune guerrière se proposa de nous accompagner et nous nous mîmes en route. Après une heure de route nous aperçûmes un homme à l'allure de bandit de grand chemin, monté sur un cheval. Il semblait garder la route pour rançonner les voyageurs. Nous nous préparâmes au combat. Dès qu'il nous aperçut, le bandit nous chargea. Il avait sans doute compris que nous étions prêts à nous battre et que nous ne nous rendrions pas à son chantage. Je me précipitai au premier plan pour protéger mes compagnons et bientôt le combat fit rage. Malgré la large supériorité numérique que nous avions, ce malandrin était sur un cheval et c'était un excellent combattant. Il faisait virevolter sa monture autour de nous, empêchant nos attaques de toucher au but. Le cheval rua dans ma direction et je dû reculer. Elion se trouva un bref instant seul face au bandit qui en profita pour le charger. Le demi elfe fut renversé par un coup formidable sur son torse et le bandit se retourna alors vers nous, un de ses adversaires hors de combat. Il chargea et Mirayellis parvint à le frapper à la jambe tandis que je l'empêchais de riposter sur le coup en le contraignant à parer mon attaque. Le bandit continua sa course et tourna vers moi pour m'assener un coup formidable de son épée. Je réussi presque à parer grâce à mon bouclier, faisant glisser sa lame dessus, mais elle finit malheureusement sa course dans ma jambe, me blessant sérieusement. Je fus contraint de reculer et c'est alors que Mirayellis et la guerrière qui nous accompagnait se jetèrent sur le bandit pour le forcer à se retourner. Le bandit donna un coup terrible à la jeune demi elfe à la voix si mélodieuse et elle s'écroula. Je repartais immédiatement au combat, oubliant la douleur mais faisant attention à ménager ma blessure pour ne pas risquer de me retrouver en position de faiblesse. J'infligeais une blessure au bandit, passant sous sa garde pour lui entailler le ventre, mais je ne pus le tuer car il réussit à éloigner son cheval suffisament pour que je ne puisse planter ma lame. Argent se tenait un peu plus loin, effrayée, gardant Brun qui lui ne semblait pas spécialement nerveux. Elle avait une grande pique et elle sembla prendre une décision, s'avançant et menaçant le bandit avec. Celui-ci parvint à mettre la guerrière hors de combat par une autre de ses attaques foudroyantes et je me trouvais comme étant le dernier entraîné au combat qui resta debout. Je combattis avec l'énergie des derniers instants, espérant réussir à enfin prendre en défaut la terrible efficacité martiale du bandit. Argent donna soudain de sa pique et le cheval du bandit fut touché et paniqua. Il se dressa soudain dans un grand hennissement, faisant chuter son cavalier lourdement sur le sol, puis il s'enfuit au galop. Je me préparai à continuer le combat mais je me rendis vite compte que le bandit ne bougeait plus... Il s'était tué dans sa chute.

Nous convînmes qu'il était inutile de continuer jusqu'à Luta au vu des blessures de chacun et nous rentrâmes à Aldebaran, au Temple d'Ilmater afin de soigner nos blessés. Argent me confia qu'elle avait peur de rentrer à Luta, que l'on risquait de la battre pour n'avoir pas ramené Brun à temps. Je lui proposais donc de raccompagner le cheval à sa place et Mirayellis décida de m'y accompagner, lorsqu'elle fut remise. Nous partîmes donc tous deux à travers la campagne aldebar en compagnie de Brun qui sembla réclamer avec moi que la jeune demoiselle nous fasse l'honneur de ses chants. Le palefrenier à Luta paru fort grincheux lorsque nous lui rapportâmes le cheval et il traita Argent de certains mots qu'il vaut mieux ne point répéter. Celle-ci avait bien anticipé cette réaction et désirait s'installer à présent dans la « grande ville ».

Ce ne fut certes pas une grande quête, mais les bonnes actions ne sont jamais vaines.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Lun 22 Oct - 17:26

Chapitre X : La crypte d'Aldebaran


Alors que je me trouvais un jour à boire un verre avec des amis à l'auberge des victoires, un cri retentit. Une attaque de squelettes. Je me précipitais à l'étage pour revêtir mon armure, prendre mon bouclier et ceindre mon épée puis nous nous regroupâmes dans l'avenue d'Aldebaran. Nous apprîmes que le point de rendez vous était devant le temple de Kelemvor, dans le quartier des temples. Nous nous y rendîmes et un homme de Kelemvor nous expliqua ce qui se passait. Ils avaient ressentis une perturbation dans la crypte et des bruits étranges en montaient. Une puissance maléfique s'était réveillée quelque part et dérangeait les morts. Les égouts de la ville semblaient eux aussi touchés et malheureusement, ils sont très étendus aussi les suivants de Kelemvor manquaient cruellement d'hommes. La crypte pouvait être plus ou moins contrôlée, n'ayant qu'une sortie, mais les égouts... Aussi avaient-ils demandé des volontaires pour entrer dans la tombe et voir ce qu'il en était. Il y avait là Mirayellis, Merry, Mathilde, Marcus, Morzak et une naine dont malheureusement je n'arrive plus à me souvenir du nom.


Le groupe était quelque peu nombreux et je compris rapidement que s'il n'y avait pas de discipline, alors nous serions aisément défaits. Je rappellais quelques principes de base du déplacement en terrain hostile et de la stratégie militaire puis proposais à l'assemblée de nommer un chef afin que le groupe puisse obéir à des directives claires et rapidement décidée en cas de combat. Merry me proposa comme chef et tous m'acceptèrent comme tel. Mirayellis me fit un sourire d'encouragement et je sus que c'était la chose à faire, que je devais maintenant prendre mes responsabilités et me comporter en vrai Arlington. Je décris les tactiques et la formation de combat que je désirais voir appliquer puis nous entrâmes dans la crypte. Nous arrivâmes dans un long couloir se terminant par une porte. Après que nos deux éclaireurs halfelines, Merry et Mathilde, aient vérifié qu'il n'y avait pas de danger, j'ouvrais la porte, flanqué de Marcus et Morzak en cas de danger derrière la porte. A première vue, il n'y avait rien. Je dépéchais Merry pour reconnaître les lieux et elle revint bientôt, l'air légèrement angoissée... Des squelettes. Je demandais à Merry et Mathilde de leur tirer dessus avec leurs arcs pendant que Marcus, Morzak et moi couvrions la porte. Ainsi, un seul squelette pouvait venir à la fois et il devait affronter trois soldats en même temps. Le combat se déroula à merveilles et bientôt ils furent tous détruits. Nous entrâmes dans la pièce, restant en formation de combat, c'est à dire Marcus, Morzak et moi devant, Mira et la naine en seconde ligne et enfin Merry et Mathilde derrière pour nous couvrir de leurs arcs. Nous vainquîmes encore quelques squelettes puis la pièce fut nettoyée.

Il y avait deux longs coulours avec de multiples portes. Je demandais à nos éclaireuses d'en inspecter et d'en ouvrir une. Nous dûmes nous battre contre un mort vivant à l'intérieur puis une fois vaincu, nous ne vîmes qu'un cercueil. J'ordonnais donc de repartir inspecter le reste de la pièce. Toutefois les deux nains allèrent ouvrir la tombe, profanant la scépulture... Je les réprimandais vertement puis l'obligea à me remettre le parchemin qu'il avait volé dans le cerceuil, que je remis en place. Nous continuâmes et nous fûmes attaqués par un squelette immense. Le combat fut rude mais nous finîmes par en venir à bout, après de rudes blessures. Je soignais l'un de nos compagnons puis nous vîmes arriver Elion qui avait dû être mis au courant par un homme de Kelemvor. Nous nous regroupâmes et inspectâme le deuxième couloir puis le chasseur de la nuit qui nous avait confié la mission vînt voir comment nous progressions. Je l'en informais et il nous ouvrit la porte qui permettait de descendre plus profondément dans la crypte.

Nous dûmes encore combattre pied à pied contre des squelettes et des morts vivants répugnants et nous constatâmes qu'il y avait une pièce avec des leviers et une autre avec des portes fermées. Après divers essais, nous réussîmes à passer outre cette énigme et nous arrivâmes dans un long couloir piégé. Merry et Mathilde se montrèrent une nouvelle fois indispensables désamorçant les lance fléchettes et nous permettant de progresser. Nous fûmes contraint de prendre une clef dans un cercueil afin de pouvoir continuer, mais j'adressai une prière aux morts pour les supplier de nous pardonner car nous ne faisions cela que pour les protéger et leur rendre le repos. Le chasseur de la nuit revint nous voir et nous annonça que les égoûts avaient été inspecté sur tout leur long, apparement la présence maléfique dedans n'y était plus, ou était un leurre depuis le début. Nous entrâmes dans la pièce au bout du couloir et un squelette revêtu d'une armure et pourvu d'une formidable épée nous attaqua. Il réussit à jeter le chasseur de la nuit à terre d'un terrible coup puis se retourna contre nous. Nous l'assaillîmes courageusement et nous le vainquîmes finalement, mais non sans récolter de profondes blessures. Je fus moi même touché gravement au ventre. Nous pûmes enfin descendre à nouveau. Encore une fois, des leviers étranges et des portes fermées... La présence d'un esprit en colère se faisait sentir. Nous rencontrâmes un esprit qui nous somma de partir et d'arrêter de déranger les morts, il devait sans doute nous confondre avec le véritable responsable. Il nous attaqua ensuite et Mira fut grièvement atteinte. Son état était très inquiétant car elle n'avait guère de blessure physique mais plutôt ce genre de malédiction qu'infligent certains esprits. Je détachais la Croix d'Arlington de mon cou et la posait sur son front, ses épaules puis sur ses lèvres roses, figurant l'esprit, le corps et l'âme, tout en invoquant Ilmater et Saint Arlington, les suppliant de toute ma Foi de bien vouloir chasser l'obscurité qui progressait dans l'âme de ma pauvre amie. Par bonheur, ma prière fut exaucée. Mira était toujours faible, mais elle était hors de danger. Je la serrais fort dans mes bras, soulagé au plus haut point qu'elle soit sauvée.

Marcus avait été privé d'une grande partie de ses forces par un des esprits et Mira et lui restèrent donc en arrière pendant que Merry et Mathilde s'occupaient de manoeuvrer les leviers pour ouvrir les portes. Nous arrivâmes enfin dans un endroit étrange où une momie nous attendait. Sans un mot, elle commença à avancer vers nous, la rage mauvaise qu'elle exprimait dans chacun de ses gestes nous mit mal à l'aise. Je chargeais cette créature et commençait à ferrailler avec elle, esquivant, parant, contre attaquant, l'occupant du mieux que je pouvais pour laisser à mes compagnons la chance de la vaincre sans être blessés à leur tour. Elle fut fortement blessée mais sa rage lui permettait de se battre encore malgré son corps ravagé. Sentant qu'il n'y aurait pas de fin à ce combat si l'on ne changeait pas de tactique, je profitais d'un bref répit entre deux assauts pour me saisir d'une fiole d'eau bénite que j'avais gardé pour faire mes prières et je la pulvérisais sur la momie en criant le nom d'Ilmater daglan et d'Arlington. La momie en fut brusquement paralysée et l'eau brûla sa peau corrompue. La naine en profita pour lui porter un dernier coup et le mort vivant s'écroula à terre, l'eau bénite emportant son âme dans le royaume des morts. Son esprit retourné au repos, tous les morts vivants y furent rendus à leurs tours.

Nous remontâmes et fûmes félicités par le grand prêtre de Kelemvor qui nous offrit quelque récompense. Morzak le nain fut réprimandé pour avoir profané des tombes. Marcus retrouva ses forces grâce à une bénédiction. Mira retrouva toute sa santé, fort heureusement, et fut aussi radieuse que son habitude le lendemain matin.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mar 23 Oct - 16:19

Chapitre XI : Une dangereuse puis une noble rencontre




Une jour que Mirayellis était fort mélancolique, elle me demanda si je connaissais quelque forêt afin de la distraire. Je la menais donc vers la forêt d'émeraude, un bois elfique dont Uruk m'avait indiqué la direction. Uruk est un demi orc plutôt sympatique qui semble avoir souffert de rejet de la part des hommes, il habite à Landraken. Nous allâmes donc dans la forêt d'émeraude. L'endroit était merveilleux et me rappella, par sa majesté et sa magnificience, la forêt d'Avalon qui marque la frontière entre le royaume de Britonie et les terres féeriques, où personne n'ose s'aventurer de peur de n'en jamais revenir et dont la reine légendaire est réputée pour capturer le coeur de tout homme qui pose son regard sur elle, tant sa grâce est immense. Dans les lais que chantent nos trouvères, elle est appellée la Dame du Lac d'Avalon et quatre vers louant sa beauté précèdent toujours son nom.



« Un sourire plus doux que celui de la Lune,
Des yeux plus brillants que les étoiles du ciel
De longs cheveux roux aux beaux reflets vermeil
De jolis doigts brûlants, une odeur de prune »

Ces vers me feraient presque penser à Mirayellis, qui a de si beaux cheveux roux. Je devrais les lui citer, elle les apprécierait certainement.

Mais assez de disgression, retournons donc à notre récit. Je l'avais donc menée dans la forêt et nous contemplâmes les arbres immenses, qui devaient bien faire cent pieds de haut, tout en bavardant gaiement. Puis arrivèrent Merry et Mathilde, Merry ayant acquis un immense cheval blanc bien trop grand pour elle. Elle devait lui demander de s'allonger pour pouvoir grimper dessus, mais elle arrivait à le tenir fermement et j'imagine qu'il est bien plus rapide et puissant qu'un poney. Elles avaient elles aussi envie de découvrir la forêt et nous nous aventurâmes donc plus profond. Après avoir dû batailler contre des buissons épineux, nous débouchâmes sur un terrain avec une bonne visibilité, un tapis de feuilles mortes recouvrant le sol de la forêt et quelques arbres bordant la clairière. Mais la chose la plus remarquable était certainement un animal faisant environ 12 pieds de longs avec une hauteur au garot de 5 pieds, il avait une carapace parsemée d'excroissances pointues, des pattes épaisses comme le torse d'un homme et une gueule monstrueuse, largement fournie en dents pointues comme des épées. Lorsque je vis pareille horreur me fixer puis s'avancer vers moi, je compris que mes compagnes de voyage étaient en danger de mort. Je dégainais donc mon épée et me préparait à me défendre, espérant donner ainsi le temps aux demoiselles de se mettre hors de danger. Ensuite, j'essaierais moi même de m'abriter...

Les deux halfelins se dispersèrent immédiatement mais Mira resta auprès de moi, ne voulant apparement pas m'abandonner seul face à tel monstre. La créature claqua des mâchoires dans le vide puis nous attaqua avec une célérité insoupçonnable pour une corpulence pareille. Je fus projeté dans les airs malgré le poids de mon armure et de mon bouclier et j'atterris rudement sur un arbre. Mira, quant à elle, détourna l'attention de la créature qui se retourna pour lui faire face. Dans le mouvement, sa queue frappa la tête de la suiveuse de Lurue qui tomba inconsciente. J'essayais de me relever pour me battre mais hélas mon corps ne répondait plus à mes instructions. La bête s'approcha de Mira pour la dévorer... Et une flèche se planta soudain dans son cou immonde ! Les deux halfelins n'avaient pas froid aux yeux. La créature se retourna pour faire face. Merry la narguait avec son cheval et lui tira une deuxième flèche dessus. Cela la décida à charger. La cavalière mena adroitement son cheval entre les arbres et la créature se prit l'un des troncs. Elle secoua sa tête affreuse et soudainement une troisième flèche l'atteignit. Mathilde la menaçait de son arc depuis la direction opposée à Merry. La créature chargea la pauvre halfelin qui se précipita vers un arbre et bondit dedans. Alors que le monstre commençait à secouer l'arbre, une quatrième flèche vint se planter dans sa tête. Merry l'avait contournée. La bête hésita entre la proie dans l'arbre et la proie qui lui tirait dessus. Une cinquième flèche qui l'atteingit juste au dessus de l'oeil la décida à attaquer Merry. Dès qu'elle se fut retournée, Mathilde lui décocha une flèche dans le genou de sa patte arrière. Le draketerre tourna sur lui même, complètement désorienté. Les deux halfelins en profitèrent alors pour lui planter une flèche dans chaque oeil. La bête tomba lourdement au sol. Mathilde et Merry s'approchèrent alors et l'achevèrent.

Arlington avait dit, autrefois, que l'on avait toujours besoin d'un plus petit que soi. Il avait sans doute raison.



L'autre rencontre dont je voulais parler en ce chapitre s'est déroulée dans la même forêt. J'y étais revenu afin de regarder si je pouvais déterminer quels étaient ces arbres qui pouvaient pousser si haut. Alors que j'étais devant un tronc à en étudier l'écorce pour voir si la description correspondait avec un cyprès quand j'entendis soudain quelqu'un m'adresser la parole. La voix était d'une précision parfaite, avec une mélodie et une grâce surprenante. Elle avait un accent mystérieux dont la simple écoute enflammait l'imaginaire avec des images de civilisations millénaires pleines de sagesse. Je tournais lentement la tête et découvrait alors à qui appartenait cette voix.

Une Elfe. Pendant un court instant, je crus bien que j'allais déshonorer mon nom et ne pas pouvoir la saluer convenablement, mais mon éducation vainquit mon ébahissement et je lui fis ma révérence la plus courtoise, l'appellant « Milady » et évitant de la regarder dans les yeux. Elle portait une robe d'un blanc si pur qu'on l'aurait dit cousue dans les plus purs des nuages avec du fil de neige. Ses cheveux étaient du noir de la nuit et tombaient sur ses épaules en une coiffure jolie. Tout en elle respirait la grâce et la noblesse, comme le chantait la Geste d'Avalon, célèbre légende racontée par tous les ménestrels de Brittonie. Elle me fit l'honneur de s'entretenir avec moi et je pus ainsi en apprendre un peu sur son noble peuple. Mirayellis arriva quelques temps après et j'appris alors que cette lady elfique était sa tante. J'en fus fort impressionné, mais cela expliquait aussi pourquoi mon amie est si belle et gracieuse, ainsi que l'origine de sa voix si mélodieuse et de son don naturel pour la musique. Je me fis la réflexion qu'il devait être fort délicat pour les prétendants de Mira de demander l'honneur de la courtiser à une tante si noble. Il y avait toutefois certains désaccords entre les deux ladies et je me jurai de tout faire pour les rapprocher. Les liens du sang sont une chose sacrée qu'il ne faut pas laisser gâcher par de bêtes fâcheries.

Nous fûmes soudain attaqués par un partis d'orcs sauvages et je me jetais dans la bataille pour protéger Mira et sa tante. Malheureusement, l'un des orcs était particulièrement fort et malgré mes parades et mes esquives, il parvint à me blesser sérieusement. Mirayellis me soigna avec douceur et je fus bientôt hors de danger. Bien que la douleur fut présente, je conseillai de nous remettre en route au cas où ce partis d'orcs ne soient que des éclaireurs. Nous remontâmes vers la route et nous fûmes de nouveau attaqué mais cette fois par une embuscade de bandits. Ils avaient une magicienne avec eux, et je ne dûs qu'à mon bouclier de ne pas être brûlés entièrement par le feu qu'elle lacha sur moi. Nous réussîmes à les vaincres mais malheureusement Mira avait été gravement blessée. Sa tante fit le voyage avec nous jusqu'à Aldebaran, ce qui montre de façon certaine qu'elle se soucie grandement de sa nièce malgré ce qu'elle prétend, et elle fut soignée par mes coreligionnaires d'Ilmater.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 24 Oct - 16:34

Chapitre XII : Brun




Une chevalier sans cheval n'étant qu'un ier, je devais m'en trouver un bon. J'allai donc voir l'éleveur de chevaux installé au sud d'Aldebaran pour l'enquérir de mon souhait de trouver cette rare cavale qui serait accordée à moi. Il confia à miss Frago le soin de me dénicher le bon cheval. La halfelin me mena donc dans le près où se trouvaient leurs chevaux. Je lui indiquais rechercher un cheval qui soit à la fois rapide, endurant, discipliné et malin. Elle me présenta divers chevaux susceptibles de m'intéresser, mais s'ils étaient bien pourvus des trois premières qualités que je souhaitais, aucun n'était bien malin. C'étaient des chevaux de monte habitués à ne faire qu'obéir sans jamais prendre d'initiatives. Je crois même que pour beaucoup de cavaliers, une monture qui ne fait que suivre strictement les consignes de son maître est une bonne monture. Moi, je n'aime guère ce genre de cheval, car on ne peut compter sur eux pour avertir leur cavalier s'il fait une erreur.

Je commençais à désespérer de trouver le bon cheval quand miss Frago, à bout de montures à me présenter, m'annonça que sinon, ils venaient de faire une acquisition qui pourrait éventuellement m'intéresser. Elle m'expliqua que cet étalon leur avait été vendu par un éleveur de Luta pour un prix modeste car il était peu dressé et s'était échappé plusieurs fois de son enclos. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant ce fameux cheval... Je le reconnus de suite, bien sûr et chose plus étonnante, il me reconnut lui aussi. Il s'avança vers moi et hocha sa tête de haut en bas comme pour me saluer. Je lui caressait gentiment la tête sous le regard étonné de miss Frago. Je suppose que vous avez déjà deviné qu'il s'agissait de Brun, ce cheval qui avait échappé à Argent pour aller se promener sur la plage, sous les étoiles. Celui qui avait apprécié la voix de Mira autant que moi sinon plus. Un cheval qui aime la musique, voilà un cheval pour un britton ! Je murmurai une chanson brittonne à l'oreille de mon équidé compagnon qui fit entendre sa voix et marqua le rythme de son sabot. Miss Frago faisait une bien drôle de tête en nous regardant, pensant sans doute que nous étions aussi fous l'un que l'autre. Je me dis que, Brun fut-il rapide et résistant, il pourrait bien être le cheval parfait pour moi.





Je demandais donc à Miss Frago si je pouvais essayer de faire une chevauchée avec Brun. Je le scella donc puis grimpais sur son dos. Brun leva la tête d'un air comique pour quémander une caresse que je lui accordais en souriant. Je le talonnais doucement et il se mit au pas, nous dirigeant vers l'enclos. Nous chevauchâmes ensemble, au pas, au trot et au galop. Il répondait très bien à mes indications. C'était un cheval enthousiaste, souvent plus à retenir qu'à pousser, qui renaclait parfois à emprunter la route que je lui demandais. Rapide et endurant ? Certainement. Discipliné ? Pas vraiment, Brun était trop fougueux et encore un peu sauvage, mais il était très malin et il m'appréciait. Dès lors, je crois que c'était bien un cheval idéal pour moi.
J'annonçais donc à Miss Frago que Brun serait ma monture et elle parut ravie. J'imagine qu'après trois heures pour choisir ce cheval, elle fut largement soulagée que j'ai pu trouver le bon. Je repartis donc avec Brun, heureux d'avoir trouvé une monture qui me corresponde.




Brun était un cheval à la robe brune, comme son nom l'indique. Il avait une petite tâche blanche sur la tête, comme dessiné si dessus. Bien bichonné, ses poils brillaient au soleil lui donnant une allure fort noble. Il semblait toujours sourire, comme s'il préparait une blague comique et ses yeux malins brillants d'intelligence. Sa tête fine et longue renforçait cette impression de farceur facétieux. En cheval fougueux, il était capable d'atteindre des pointes de vitesse impressionnantes et il avait un don pour éviter les obstacles, lui permettant de galoper dans la forêt, passant entre les arbres et évitant cailloux et racines. Comme je l'ai indiqué plusieurs fois, Brun adorait la musique. Ce n'était point une illusion. Je me souviens d'un jour, nous étions allés dans la forêt et la beauté du lieu m'inspira une mélodie, appel auquel aucun britton ne puis tenir s'il a de quoi jouer. Je descendis donc et jouai de ma flûte. Quand je fis mine d'arrêter, après quelques dizaines de minutes, il me poussa doucement avec sa tête, me demandant manifestement de continuer. Je jouai donc pour mon cheval Brun, situation fort insolite mais fort plaisante. Ainsi naquit une grande complicité entre nous, cheval et chevalier, qui dura jusqu'à ce que la mort nous sépare.


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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 25 Oct - 17:24

Chapitre XIII : Reamwen



Par un beau jour, alors que Brun et moi chevauchions gaiement, nos pas nous menèrent à la forêt d'Emeraude. Là, nous trouvâmes Mirayellis en compagnie d'un homme du nom de Kaldras Antal et du dragonnet étonnant de sa tante.
Ici, je me dois d'interrompre le cours pour parler du dragonnet de la tante de Mira, qui est un animal parfaitement étonnant et fort intelligent. Elle est d'une couleur entre le rouge et le marron et possède un long cou qui lui donne un air amusant. Ses yeux à facette multicolores sont d'une grande beauté et malgré sa dentition impressionnante, son sourire est des plus doux.
Elle se nomme Ethys. Bien qu'elle ne parle point le commun, je la soupçonne de le comprendre parfaitement bien et elle est tout à fait capable de se faire comprendre si l'on a l'esprit suffisament vif. Je l'ai entendu parler plusieurs fois, répondant « couci couça » lorsque elle pensa que l'on lui demandait des nouvelles de sa santé. Elle semble apprécier les fleurs, mais surtout pour les manger.




Mirayellis cherchait à rejoindre Reamwen pour voir sa tante et messire Antal l'y escortait. Je me proposais à mon tour de servir d'escorte, pensant avec raison qu'il vaut mieux être nombreux lorsque l'on s'aventure dans une forêt où vivent des bêtes comme les Draketerre, ces dragons carapaçonnés des bois. En chemin, nous fûmes attaqués par un partis de hobgobelins mais nous parvînmes à les mettre en fuite sans trop de difficultés. En continuant notre chemin, nous arrivâmes devant une magnifique chute d'eau. Elle commençait au dessus de nous et tombait dans un bassin en contrebas. L'air était plein de gouttelettes en suspension et il y avait de superbes fleurs qui s'épanouissaient sur le sol près de la chute. J'offris une de ces fleurs à Brun et une autre à Ethys, puis j'offrais une jolie rose à Mirayellis. J'avais acheté auparavant à une jeune paysanne, trouvant sa couleur parfaitement accordée aux beaux cheveux de mon amie demi elfe. Elle glissa la fleur dans ses cheveux et Brun et Ethys la lorgnèrent d'un air affamé. Elle dû lutter pour conserver mon cadeau dans ses cheveux et non dans leurs bouches avides. Je promis d'offrir une autre fleur à Ethys si elle nous guidait jusqu'à Reamwen et la dragonne fila comme le vent. Nous la suivîmes et finirent par arriver dans une grande clairière.





Entourés par un étang aux eaux d'une pureté incroyable, pleine de reflets du vert tendre des jeunes feuilles, se dressait un arbre titanesque. Il faisait bien 90 pieds de diamètre et peut être 1 000 pieds de haut ! Il semblait vieux comme le monde mais restait pourtant jeune et plein de vie. Ses branches énormes se déployaient au dessus de la forêt comme une maman oiseau qui couvrirait ses petits. Quelques feuilles voletaient dans la légère brise tandis que le soleil laissait échapper un de ses rayons pour éclairer ce tronc formidable. Tout ici respirait la magie des elfes. L'eau pure et mystérieuse semblait chanter quelque mélodie secrète dans ses clapotis, les feuilles bruissant au vent entonnaient un accompagnement tandis que les animaux de la forêt faisaient un contrechant à cette musique charmante. Comme hypnotisé parce que mes oreilles entendaient, je mis pied à terre et pris ma flûte d'argent. Je jouai alors, tentant de joindre ma voix à la symphonie merveilleuse tandis que Brun écoutait de toutes ses oreilles, l'air béat. Je ne sais pas combien de temps je passais à jouer de la musique ainsi, mais je dû rester fort absorbé car lorsque j'entendis une voix mélodieuse derrière moi, Mira et Kaldras étaient partis en avant.

La voix appartenait à la tante de Mira, la Lady elfique. Elle me demanda ce que je faisais ici et je lui annonçais la visite de sa nièce. Elle eut l'air peu ravie que des humains se soient approchés du Grand Chêne mais accepta notre présence malgré tout. Elle conduisit Mira dans l'arbre, dans la cité elfique de Reamwen et je resta au pied, attendant son retour pour la reconduire. Quelques autres personnes étaient au pied du grand chêne, dont Merry et Elion. Nous discutâmes un peu et je fus étonné d'apprendre qu'Elion avait une piètre opinion de la noblesse, semblant considérer les seigneurs comme des bandits qui rançonnent leurs vassaux. Merry en avait une opinion peu flatteuse aussi. Je m'efforçai donc de leur expliquer le rôle de la noblesse dans nos sociétés et les sacrifices que l'on doit consentir. Je leur rappellais aussi que je fais moi même partie de l'aristocratie et que je ne suis guère un tyran. J'appris aussi que la tante de Mira s'appellait Isil, un nom bien elfique. Après un long moment, mon amie redescendit et je la reconduisis hors de la forêt, après avoir donné une fleur à Ethys, comme promis.

J'ai noté la mélodie du Chêne de Reamwen et j'espère pouvoir la jouer un jour à Mirayellis, mais pour cela il faut que je la répète car il n'est point question de commettre une erreur, je ne voudrais point blesser ses oreilles délicates.

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Griffith
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Lun 29 Oct - 12:28

Chapitre XIV : Le Magicien



Il était un étrange magicien demi elfe qui parcourait les routes du Royaume du Guène. Il résidait en Reamwen mais voyageait beaucoup, contrairement à la plupart de ses compatriotes. Un jour que nous l'avions rencontré, Marcus, Mirayellis et moi même, il fut pris de migraines subites et s'éloigna quelque peu... Pour nous retourner transformé, devenu subitement fou. Il lançait des sortilèges à tout va, illuminant la nuit de grands éclairs bleutés et ravageant les alentours. Malgré la terreur qui s'emparait de moi, je tentai de le maîtriser avec l'aide de mes compagnons mais le magicien se retourna contre moi et prononça un sortilège à mon encontre.
Des formes bleues jaillirent de ses doigts et me frappèrent avec une brutalité inouïe, me fêlant plusieurs côtes. Je reculais sous le choc et dégainai mon épée, craignant pour ma vie alors que la magie continuait de s'écouler de ses doigts, me causant des douleurs de plus en plus terribles... Je ne pouvais toutefois avancer sur lui pour tenter de le faire cesser car sa magie m'aurait touché plus rudement encore. Alors que j'étais au bord de l'évanouissement, tout s'arrêta soudain. Marcus l'avait assomé du plat de son épée.
Le magicien portait un anneau qui rougeoyait d'une lueur malveillante. Nous nous concertâmes, inquiets. Il portait tous les symptômes d'une possession démoniaque. Nous le ligotâmes afin que le démon qui le possédait ne puisse nous faire du mal puis nous le chargeâmes sur le cheval de Marcus et le conduisîmes à Reamwen afin qu'ils s'occupent de lui.

Un autre jour, alors que je cheminais dans la forêt en compagnie d'Argent, nous rencontrâmes le Magicien qui discutait avec Mirayellis et Elion. Il était fort désagréable et en vînt même à menacer la suiveuse de Lurue de son bâton. Elion et moi dégainèrent d'un même geste et il fut prévenu que s'il osait lui faire du mal, il en mourrait certainement. Malgré cette apparence de possession démoniaque, nous ne pouvions le laisser faire du mal à des personnes innocentes. Mira était d'un calme souverain, regardant le Magicien dans les yeux. Elle dû fortement l'impressionner, ou nos menaces portèrent, mais il éloigna bientôt son bâton de la tête de Miryallis. Il fit encore quelques remarques offensantes et désobligeantes sur nous puis partit dans la forêt.

Quelques semaines plus tard, Je le rencontrais à nouveau. Cette fois, il y avait Merry, Marcus, Mirayellis et Galdrien, un rôdeur aux idées étranges sur la nature. Lorsque le démon prit possession du corps du Magicien, nous étions plus prêts que la dernière fois. Je lui saisis rapidement les mains pour l'empêcher de se faire du mal ou de nous faire du mal et je les lui liaient à l'aide de ma ceinture. Je tentais de l'exorciser en usant de la Croix d'Arlington mais si cela fit souffrir le démon, cela ne le chassa point.
C'est alors que Marcus révéla qu'il avait appris qu'en fait l'anneau que portait le Magicien était maudit. Fort de cette connaissance, j'avançais la main dans la ferme intention de le lui enlever... Dans un grand flash de lumière je fus projeté dans les airs, une terrible douleur parcourant soudain mes membres. Je me retrouvais assis quatre pieds plus loin sans savoir comment j'avais atterris ici. L'anneau ne voulait pas être retiré... La solution qui me vint à l'esprit fut de lui trancher le doigt pour le libérer de cette malédiction. Mais je ne pouvais en aucun cas opérer de telle façon sans son accord. Il refusa d'ailleurs cette proposition. Sur les conseils de Galdrien, nous l'amenâmes au Temple de Seluné, à Luta. Malheureusement, la grande prêtresse ne put rien pour lui et malgré plusieurs semaines de traitement, il était toujours victime de cette malédiction.

Le Magicien nous apprit que cet anneau lui avait été offert par le Maître Magicien de Reamwen, Thrar. Qu'un elfe de haute responsabilité comme cela offre un anneau maudit, cela me dépassait complètement et je ne fus pas assez sage pour le comprendre. J'ai sans doute commis une erreur ici, à ne voir que la surface des choses et ne pas me poser la question du fond derrière cela. L'Oratrice de Reamwen convoqua le Magicien et lui apprit que cet anneau était en fait destiné à recueillir la part sombre qui existait en lui et à l'en débarrasser une fois enlevé. Ainsi ce que nous pensions être un anneau maudit possédant son porteur était en fait tout le contraire, un anneau de purge du mal. Il lui fut retiré et Anyndir le Magicien redevint un être équilibré et le coté obscur de sa personnalité en fut détruit. Lorsque je l'avais connu, il méprisait et haissait les non elfes, les considérant comme impurs et il était plutôt désagréable. A présent, il nous cotoie et semble bien plus raisonnable et amical.


Dernière édition par le Lun 29 Oct - 14:49, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Lun 29 Oct - 13:33

Chapitre XV : Argent



Un jour que nous chevauchions vers le Sud, Brun et moi, dans l'idée de chercher certaines plantes qui servent dans les préparations médicinales, nous apperçûmes une silhouette dans le lointain. Il s'agissait d'Argent. Elle portait une porte en guise de bouclier et elle avait brisé sa pique en deux afin d'en faire une arme maniable à une main. J'en fus fort intrigué et la saluait courtoisement. Elle m'appris qu'elle avait décidé de devenir une guerrière. Je lui indiquai que les arts martiaux étaient fort complexes et qu'il lui faudrait un véritable apprentissage pour parvenir à les maîtriser. Inquiet pour elle, je lui proposais de m'accompagner à la recherche de ces plantes, et si des bandits nous attaquaient, elle pourrait s'essayer au combat. Nous cheminâmes donc vers la forêt et pénétrâmes dans le sous-bois. Nous cherchions depuis environ une heure et demi quand soudainement un bruit de pas lourd et un grognement nous fit sursauter. Je me retournais et apercevais un énorme draketerre qui nous chargeais. Je criais à Argent de battre en retraite et je chargeais à mon tour, espérant gagner du temps pour ma compagne de voyage. Je fis virevolter Brun autour du draketerre pour le rendre fou et l'occuper, donnant des coups d'épée qui rebondissaient sur sa solide carapace. L'animal se tourna tout soudain et lança sa gueule vers Brun et moi, comptant nous mordre. Je levais mon bouclier bien vainement et j'aurais sans doute perdu un bras si je n'avais pas choisis certaines qualités bien particulières pour ma monture. Brun vit que nous étions largement dépassés en puissance par la créature. Il fit donc un bond prodigieux de son propre chef, manquant me désarçonner, et il parvint à esquiver ainsi l'attaque formidable du monstre. Celui-ci, par dépit, lança sa queue sur nous et l'un des piquants sur celle-ci m'ouvrit la jambe. Ne pouvant plus continuer à combattre pareil monstre, je donnais un dernier coup d'épée puis battit en retraite avec Brun, poussant des cris pour attirer l'attention de la bête. Le draketerre nous poursuivit, fou de rage, mais Brun était trop rapide, trop malin, trop endurant. Il choisissait exprès les passages les plus étroits pour que le dragon soit obligé de les coutourner ou de renverser les obstacles. Il zigzagait entre les arbres et évitait toutes les racines, réussissant à galoper en pleine forêt. Nous réussîmes enfin à le perdre et nous pûmes soigner nos blessures. Brun avait tout de même récolter un vilaine estafilade sur le flanc gauche et je le soignais avant de bander ma propre blessure qui heureusement n'était pas aussi grave que je le craignais.

Nous recherchâmes ensuite Argent en prenant garde de ne point réattirer le dragon. Nous finîmes par la trouver alors que le crépuscule arrivait. Elle n'avait point été blessée, heureusement, le draketerre ne s'était pas intéressé à elle. Nous nous remirent en route, ressortant de la forêt pour éviter d'avoir à nouveau affaire à un de ces monstres. Nous en apperçûmes d'ailleurs un au loin, mais nous n'allâmes point le saluer, n'ayant aucune envie de lui servir de dîner. Nous ressortîmes de la forêt à la nuit et il commença à pleuvoir. Nous vîmes de la lumière plus loin sur la route et nous cherchâmes refuge dans cette bâtisse. C'était un temple étrange, dédié à l'ordre du Prisme, dont la mission était de conserver certaines archives et certains souvenirs. Nous y passâmes la nuit, Argent préférant dormir par terre que de risquer de salir le beau lit que l'on lui prêta gracieusement. Au matin, je lui enseignais quelques mouvements de base pour le combat, notamment l'esquive et la parade au bouclier, choses très importantes pour survivre à une passe d'armes. Nous nous remîmes en route, cherchant cette fois à atteindre la forêt par le nord et non par le sud, territoire des draketerres. Des hommes-rats nous attaquèrent à un moment et Argent su utiliser ce que je lui avais appris pour éviter de se faire tuer. Elle ne put toutefois éviter d'être blessée et malheureusement la plaie s'infecta rapidement. Nous reprîmes notre routes et, alors que nous cherchions des plants, nous vîmes des cadavres jonchant le sol, les restes d'une cage, puis Mirayellis, Elion et le Magicien plus loin. C'est là que le Magicien menaça Mirayellis dans la discussion qui s'ensuivit. L'on nous apprit que les hommes morts étaient venus pour capturer des animaux et qu'ils avaient été tués pour cela. Les deux suivants de Lurue quittèrent les lieux et Argent et moi entreprirent de donner une scépulture digne à ces pauvres hères. L'ancienne palfrenière fut très courageuse, luttant contre la fièvre qui la gagnait pour continuer à creuser, mais bientôt elle dû s'asseoir et abandonner la partie.



Je lui offris de lui donner la bénédiction d'Ilmater et elle accepta. Pour son dévouement envers les pauvres gens qui avaient trouvés la mort ici, Ilmater lui accorda la santé. Sa fièvre disparu presque instantanément et elle pu se remettre de bout. Nous terminâmes d'enterrer les corps et récitâmes une brève prière pour leurs âmes avant de nous remettre en chemin. Nous ressortîmes de la forêt après avoir repéré quelques plants médicinaux que l'on pourrait récupérer en cas de besoin.

Peut être qu'Argent pourra devenir Chevalier, après tout. Malgré son éducation de paysanne, elle possède de grandes qualités de coeur et n'est-ce pas le plus important ?
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mer 31 Oct - 17:09

Chapitre XVI : Fantômes à Pelinor



Un jour, alors que je me recueillais en le temple d'Ilmater, Kaldras Antal vînt me trouver afin de mander mon aide dans une quête dont l'avait chargé le grand prêtre de Heaume à Pelinor. La requête étant faite au nom de la triade et la cause semblant juste, je ne pouvais bien évidemment pas refuser. Je promis donc d'apporter mon modeste concours. Quelques jours plus tard, nous nous rendîmes donc devant le grand prêtre de Heaume avec les autres personnes qu'il avait trouvé pour cette quête. Le grand prêtre les disqualifia les uns après les autres en prétextant qu'ils n'adoraient pas les bons dieux ou qu'ils n'étaient pas désintéressés. J'eu beau essayer de lui faire comprendre qu'au vu des restrictions qu'il imposait nous ne pourrions pas recruter toutes les compétences dont nous pourrions avoir besoin, il n'en tînt pas compte. Il nous expliqua un peu la teneur générale de la quête, consistant à lutter contre une implantation récente de bainites et à rendre le repos à certaines âmes. Notre première mission consistait à enquêter sur une maison hantée.

Bien qu'Ilmater ne soit pas un spécialiste des morts vivants, le soulagement des douleurs ou des malédiction fait partie de son dogme et donc rendre le repos à de pauvres âmes est un acte qu'il apprécie. Nous nous mîmes en route et arrivâmes au magasin hanté, la boutique d'un tailleur. Celui-ci semblait fortement affecté par les phénomène surnaturels survenus dans son magasin, il était en état de choc et quasiment incapable de parler. Je lui adressai gentiment la parole et lui assurai que nous allions le délivrer de ces fantômes et il me donna la clef. J'ouvris et nous entrâmes dans la boutique. Je sentais immédiatement une grande souffrance dans l'air. Ces fantômes là avaient manifestement connu quelque chose d'horrible et n'arrivaient pas à s'en défaire. Nous progressâmes doucement dans le magasin quand soudainement l'un des mannequins se mit à bouger. Nous nous en approchâmes et il s'anima, tentant de nous chasser du magasin. Ne pouvant le maîtriser, nous le mîmes en pièces. J'appellais les fantômes à se manifester, leur disant que nous ne leur voulions aucun mal, juste leur parler. Plusieurs objets nous jaillir dessus et nous dûmes les esquiver. J'adressais alors une prière à Ilmater, le suppliant de nous venir en aide et d'apaiser les souffrances de ces pauvres fantômes afin qu'ils retrouvent suffisament de raison pour nous parler. Après quelques manifestations étranges supplémentaires, les fantômes se montrèrent enfin. Il y avait là une petite fille et un petit garçon à l'air triste et en colère. J'essayais de gagner doucement leur confiance et de leur faire raconter ce qui était arrivé. Ils nous expliquèrent que quelqu'un les avait assassiné et que c'est pour cela qu'ils étaient en colère et voulaient chasser tout le monde de la maison. Mon collègue leur demanda qui les avait assassiné mais leur rappeller son nom dut les remettre en colère...



Un coffre s'ouvrit soudain et des dents étaient apparus sur son couvercle. Des jambes lui poussèrent et il chargea Kaldras tandis qu'un deuxième coffre se voyait pousser des ailes pour m'attaquer à mon tour. Je ne sais pas si vous avez déjà eu l'occasion de vous battre contre un coffre volant, mais le plus difficile est de garder son sang froid étant donné que la surprise pourrait très bien vous faire tomber votre arme de la main. Après deux charges qu'il effectua sur moi, je compris comment il attaquait et à la troisième, j'esquivais et lui portait un coup aux ailes. Il s'écrasa dans grand bruit et je le fracassa en deux d'un grand coup de ma lame. Je portais alors secours à mon collègue obligé de reculer devant le coffre aux jambes qui se léchait les babines. Je passais par derrière et le détruisait d'un bon coup d'épée profitant de ce qu'il était fort occupé à mordre les jambières du chevalier Antal.




Une fois ces coffres vaincus, les enfants fantômes refirent leur apparition. Une nouvelle question directe de Kaldras fâcha le petit garçon qui l'envoya percuter un mur. Je m'agenouillais devant la petite fille pour ne pas l'effrayer et être à la même hauteur qu'elle puis je la fis parler tranquillement de son ancienne vie, tout en douceur. J'orientais ensuite le dialogue sur la vengeance qu'ils désiraient contre celle qui les avait tué. Je suggérais ensuite que pour qu'ils aient leur vengeance, il fallait que quelqu'un leur apporte cette criminelle et enfin je pus obtenir qu'elle me raconte tout ce qu'elle savait sur sa meurtrière en échange de ma promesse de leur rendre justice. Je leurs fis promettre aussi que lorsqu'ils seraient vengés, ils quitteraient le magasin et iraient là où est leur place. Leur meurtrière, surnommée « la griffe blanche », les avait assassiné pour forcer leurs parents à lui vendre la maison qui ensuite avait été rachetée innocemment par le propriétaire actuel du magasin. Nous ressortîmes donc et allèrent voir le propriétaire du magasin. Je lui demandais à qui il avait acheté cette bâtisse et je finis par obtenir les renseignements dont j'avais besoin. Il s'agissait d'une femme d'âge mûr membre de la guilde des marchands qui parlait souvent d'une main noire. En sachant assez, nous allâmes à la guilde des marchands et posèrent la question au secrétaire qui nous donna son nom : Tyrannia. Il nous indiqua aussi son bureau et nous nous y rendîmes avec la ferme intention de lui faire payer ses crimes. Lorsque nous l'accusâmes d'avoir assassiné les deux enfants, elle dit avoir une preuve de son innocence et se tourna pour chercher dans un tiroir de son bureau. Elle en sortie une arme et nous attaqua, prouvant sa culpabilité au-delà de toute contestation. Son attaque réussit à me surprendre et je tomba en arrière, sauvé de justesse par mon collègue. Kaldras se battit avec férocité et réussit à la vaincre tandis que je récupérais. Il la tua sans regrets. Nous fouillâmes son bureau pour chercher toute trace de personnes liées à elle mais nous fîmes chou blanc.

Nous ressortîmes et la garde fut avertie de la situation, ainsi que le secrétaire de la guilde des marchands, puis nous allâmes annoncer leur vengeance aux fantômes. Nous ne les vîmes pas, mais une aura de paix était tombée sur le magasin, prouvant qu'ils étaient enfin passés au paradis. Nous avertîmes le propriétaire de la bonne nouvelle et il en fut si ravi qu'il voulu nous offrir récompense. Je refusais son argent, sachant que le pauvre homme avait déjà des difficultés financières vu la mauvaise réputation que lui avait fait les fantômes. Enfin, nous fîmes un rapport au grand prêtre de Heaume qui parut satisfait du déroulement des choses.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 8 Nov - 15:19

Chapitre XVII : Une statue pour Ilmater


Un jour, alors que je me rendais au Temple pour rendre grâce des bienfaits d'Ilmater, le Grand Prêtre demanda à me parler. Il m'informa que Maître Archibooldo, un sculpteur renommé dans tout Toril, faisait escale au port du Guène pour une durée d'un mois avant de continuer son voyage vers une autre destination. Il me chargea alors de convaincre le Maître de nous sculpter une statue, mais de façon gracieuse, le Temple ne pouvant se permettre de dilapider 30 couronnes pour une statue alors que la misère et la maladie mobilisaient nos ressources. Je me mis donc en route pour le port, n'ayant que peu d'espoir d'accomplir cette quête. Lorsque j'arrivais à l'auberge de Valkur, où résidait le maître sculpteur, je croisais une prêtresse d'Aurile semblant fort en colère. Je devinais qu'elle avait essuyé un refus. Je demandai aux mercenaires qui protégeaient le maître de m'annoncer et peu après je fus introduit en présence de l'artisan. Je lui demandai ce qui s'était passé avec la prêtresse et il me répondit qu'elle l'avait menacé de terribles maux s'il ne faisait pas une statue en l'honneur de la déesse de l'hiver. Apparement, tous les clergés du Royaume tentaient d'obtenir une statue. Il me demanda si j'étais là pour tenter de le convaincre à mon tour et je ne le détrompais pas. Lorsque je lui annonçais requérir son travail à titre gracieux, il en fut assez choqué, ce que je compris parfaitement. Il ne refusa pas tout net, intrigué par cette proposition si étrange et je lui expliquais donc pourquoi il ferait un cadeau pareil à notre église.

Je lui expliquais d'abord que faire un ouvrage semblable lui attirerait une popularité immense parmis toute la population aldebar, depuis les gens du peuple jusqu'aux nobles puisque l'hospice de notre Temple s'occupe des blessés et des malades indifférement de leur rang. Ce serait un geste fort noble qui lui apporterait la reconnaissance de tous et lui permettrait sans doute d'obtenir plus aisément des commandes de la part du Royaume. Je lui expliquais ensuite qu'étant donné que nous demandions qu'il nous fasse la statue gracieusement, nous ne lui imposerions aucune contrainte quant au travail artistique. Il pourrait ainsi donner libre court à son inspiration sans crainte de déplaire à son employeur et exprimer sa vision d'Ilmater en toute liberté. Je savais que les bardes brittons recherchaient souvent ce genre de contrats, aimant exprimer leur art sans être obligés d'éviter les vers allant à l'encontre des opinions de leurs mécènes et je supposais que Maître Archibooldo ne devait pas avoir pu sculpter ce qu'il ressentait d'une oeuvre depuis longtemps. Je ne me trompais pas car il fut ravis de ma proposition, se remémorant le temps d'où il n'était encore guère connu et qu'il sculptait non sur commande mais par plaisir, sans l'obligation de rendre beau ceux qu'il statufiait pour plaire au client.

Il eut l'air séduit par mes propositions et quelques jours plus tard, il envoya un message au Temple d'Ilmater : il acceptait le travail. Je sus après qu'on lui avait proposé des commandes à plus de 20 couronnes et qu'il les avait refusé pour nous donner une statue. Je le rencontrais peu après pour discuter de la pierre que nous devions fournir. Il me dit vouloir travailler avec du granit étoilé, une roche magnifique mais assez rare, coûtant plutôt cher (15 couronnes pour la quantité requise). N'ayant guère les moyens d'en acheter, je pensais aller en chercher directement. Pour cela, je sus immédiatement de qui j'avais besoin : Merry. En éclaireuse qualifiée, elle pourrait aisément me guider dans les montagnes pour trouver la pierre requise. De plus, Maître Archibooldo m'avait prévenu que la prêtresse d'Aurile avait eu vent de la situation et que sa grande colère la pousserait sans doute à tout faire pour que nous ne puissions pas ramener cette roche. Le Grand Prêtre me recommanda d'essayer de ne pas tuer de suivants d'Aurile pour éviter de risquer de tomber dans une guerre de clergés. Maître Archibooldo nous fournit une charrette et nous partîmes vers les collines des précieuses en quête du granit étoilé.



Nous parcourûmes une bonne distance sans incident puis, alors que nous nous apprêtions à quitter la route du Sud pour passer par la forêt d'Emeraude, des brigands nous attaquèrent soudain. Ils s'étaient admirablement bien embusqués et ils étaient bien mieux entraînés que les bandits habituels. Ils étaient disciplinés, rusés, efficaces et ils faillirent nous avoir. Heureusement, Merry et moi n'en étions pas à notre premier combat ensemble et nous avions l'habitude de nous couvrir l'un l'autre. Après un combat acharné, nous fûmes victorieux. Ils portaient un genre d'uniforme, ce qui nous intrigua et fit réagir le mercenaire qui tirait la charrette. D'après lui, c'était une bande de pirates sans foi ni loi que l'on pouvait engager contre espèces sonnantes et trébuchantes. Nous continuâmes notre voyage, aux aguets. S'ils avaient été engagés, il était probable qu'ils aient prévus plusieurs attaques. En effet, alors que nous étions enfoncés loin dans la forêt d'Emeraude, les pirates nous attaquèrent à nouveau mais cette fois nous nous y attendions et nous les neutralisâmes plus aisément. Toutefois, aucun des pirates ne se laissa prendre vivant, préférant la mort à la capture. Nous continuâmes notre route plus vigilants que jamais et nous atteignîmes bientôt les collines des précieuses. Là nous attendait la prêtresse d'Aurile.

Elle nous toisait du sommet d'une colline et nous nous approchâmes. Ne désirant pas me battre, j'engageais la conversation avec elle pour tenter de la raisonner. Je lui dis qu'elle n'avait aucune chance seule contre deux et qu'elle n'avait point besoin de mourir ici. Elle m'annonça que si elle ne ramenait pas la statue à Aurile, elle serait exécutée pour n'avoir pas remplis sa mission et qu'elle n'avait donc pas le choix. Je lui suggérai alors de quitter le service d'Aurile qui sacrifiait et torturait ses fidèles alors qu'Ilmater se sacrifiait et subissait de grandes douleurs pour ses fidèles. Je la sentis hésiter et je continuais à la raisonner petit à petit... Elle lacha son bouclier et sa masse et renonça à la déesse de l'hiver. Je lui promis protection et lui suggérais de se rendre au plus vite au Temple d'Ilmater en Aldebaran où elle serait en sécurité. Elle me remercia et partis.




Merry et moi nous enfonçâmes dans les collines des précieuses et nous délogeâmes des gobelins qui tenaient un mineur nain en respect. Merry le convainquit de nous trouver du granit étoilé en échange du service que nous lui avions rendu et nous pûmes ainsi récupérer de grands blocs de cette roche précieuse. Nous le raccompagnâmes jusqu'à Hasholrod puis nous rentrâmes à Aldebaran sans plus d'accidents. Quelques semaines après cette aventure, la statue fut enfin dressée devant notre temple. Elle attira des centaines de badaux et beaucoup firent des dons, inspirés par la beauté de l'oeuvre.

J'étais fort heureux d'avoir réussi à concrétiser ce projet et assez fier aussi. A contempler cette oeuvre magnifique, j'entendais presque la voix de ma soeur chanter à mon oreille.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Jeu 8 Nov - 16:28

Chapitre XIX : Malar

Alors que je passais à la croisée des chemins, je vis Mirayellis, Elion et Merry regroupés autour d'Ethys. Ils semblaient très agités et je m'approchais, fort inquiet. J'appris que Lady Isil avait été capturée par des suivants de Malar mais qu'heureusement Ethys avait pu leur échapper pour chercher du secours. Elle avait dessiné sur le sol un résumé de ce qui était arrivé et avait même écris quelques mots pour mieux expliquer. Mon sang ne fit qu'un tour et j'offris mon aide à Mira qui fut très rétive à l'accepter, disant que ce n'était point mon combat. Malar n'est pas forcément le plus grand ennemi d'Ilmater, mais ils sont en conflit étant donné que Malar est un dieu cruel aimant faire souffrir et tuer des innocents. J'avais trois autres raisons de vouloir apporter mon aide. Les fées avaient autrefois une alliance forte avec mon peuple et nous brittons avions appris à apporter nos aides aux elfes. Isil était une grande Lady et qu'elle puisse souffrir aux mains des hommes de Malar me faisait horreur, et enfin... La détresse de Mirayellis allait droit dans mon coeur et j'aurais sacrifié bien plus pour qu'elle soit de nouveau heureuse. Elion et Merry la convainquirent de m'accepter et nous nous mîmes en route, suivant la courageuse Ethys.

Nous arrivâmes devant une grotte à l'allure menaçante et des panthères monstrueuses nous attaquèrent soudain. Leurs corps semblaient recouverts d'éclaboussures de sang et elles avaient une sauvagerie bien peu naturelle. Nous les combatîmes avec bravoure et nous réussîmes à les abattre. Merry partit en reconnaissance dans la grotte pendant qu'Ethys essayait de nous faire comprendre ce qu'elle avait vu dedans. Je proposais qu'Elion et moi attaquiâmes les suivants de Malar pour faire diversion pendant que Merry et Mira iraient délivrer et protéger les otages, se chargeant de la mission la plus importante. Je savais que je ne serrais pas capable de libérer les otages sans risquer que leurs geoliers les abatte mais j'avais confiance en Merry et Mira pour neutraliser les gardes. Elion et moi pouvions sans doute tenir suffisament longtemps pour leur donner le temps nécessaire à l'accomplissement de cette mission. Les autres acceptèrent ce plan et quand Merry revint, nous nous entrâmes dans la grotte...



Il faisait sombre mais la lumière du jour nous permettais de voir. Nous tournâmes à droite, suivant les instructions de Merry et nous arrivâmes dans une grande grotte où un autel dédié à Malar plein de sang avait été dressé. La dernière victime des sacrifices était encore dessus, pauvre elfe massacrée au nom de ce dieu impie. Une prêtresse de Malar lançait des implorations à son dieu, appellant sa force pour la chasse. Il semble que nous arrivions alors qu'ils s'apprêtaient à faire un deuxième sacrifice, leur soif de sang n'étant sans doute pas encore apaisée. Elion et moi chargeâmes, moi au cri d' "Arlington" et lui au cri de "Lurue" faisant un maximum de bruit et d'agitation pour que l'on ne remarque pas Merry et Mira qui filaient au secours des elfes. Le combat fut rude et Elion et moi fûmes sérieusement blessés par les furieuses attaques de la prêtresse. Après avoir libéré les otages qui n'étaient que peu gardés, Mirayellis vint nous aider et bientôt, dépassée par le nombre, la prêtresse fut vaincue, tuée par Elion. Nous retirâmes le cadavre de la pauvre elfe sur l'autel mais malgré nos tentatives nous n'arrivâmes pas à le détruire. Je piétinais tout de même les bougies disposées autour pour faire bonne mesure. Nous sortîmes de la grotte, escortant les otages libérés. Lady Isil ne semblait pas blessée, heureusement. Nous arrivâmes bientôt à Reamwen et le corps de la défunte fut monté dans la cité elfe. Les gardiens de la cité nous demandèrent ensuite de quitter le domaine elfique et je m'en retournais à Aldebaran, soulagé de savoir maintenant la tante de Mirayellis en sécurité.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Ven 9 Nov - 15:53

Chapitre XX : Le chevalier noir d'Aurile


La prêtresse d'Aurile que j'avais convaincu d'abandonner sa déesse cruelle n'est jamais arrivée à Aldebaran. Inquiet qu'elle ne soit pas au Temple d'Ilmater lorsque j'y arrivais, j'engageais Merry pour qu'elle m'aide à la retrouver. Mira se proposa de nous accompagner et nous nous dirigeâmes vers les collines des précieuses par la forêt d'Emeraudes. Au détour d'un sentier, nous vîmes d'impressionnants trous dans le sol, de toute évidence non creusés par quelque animal. Intrigués, nous cherchâmes alentours... Et Merry découvrit le corps sans vie de cette pauvre enfant. Je l'examinais et m'aperçu que presque tous les os de son corps avaient été brisés. Elle serrait dans sa main une corde de harpe encore attachée à un petit morceau de bois peint en bleu. Nous enterrâmes dignement la pauvre femme et je me jurais de trouver l'assassin qui avait commis ce crime terrible. Je ne me doutait guère qu'en fait c'est lui qui allait me trouver...

Un jour que Merry et moi cheminions sur la route de l'est, une pluie de stalactites de glaces tomba soudainement à coté de nous. Nous nous réfugiâmes vite à coté d'une élévation en regardant ce spectacle terrifiant. Soudain, tout paru clair. Les trous retrouvés près du corps étaient humides. Ce genre de phénomène correspondait parfaitement aux traces trouvées. Je sommais le responsable de ces manifestations de se montrer mais je n'eus qu'un rire sardonique pour toute réponse. Après avoir cherché alentours, il apparut qu'il était partis. Nous continuâmes notre route et nous aperçûmes un barde perché sur un rocher. Il tenait dans ses mains une harpe de couleur bleue... Je fis immédiatement le lien. Cela ne pouvait être que l'assassin. Je le provoquais donc en duel pour lui faire payer ses crimes mais il reste sur son rocher comme un lâche, tout en prétendant que son meurtre était justifié parce que la jeune femme aurait trahis Aurile... Il prétendit ensuite que le fait que je le qualifie d'assassin était une insulte et déclara vouloir se battre mais au lieu de descendre pour que nous fassions un duel en gens civilisés, il préféra invoquer un horrible démon...



Le démon faisait bien trois mètres de haut. Il ressemblait vaguement à un oiseau par son long bec acéré et ses bras semblables à des ailes mais ce serait une sorte d'oiseau atroce. Ses yeux brillaient d'une lueur malveillante alors qu'il poussait des piaillements aigüs horriblement faux, dans une parodie grotesque des chants d'oiseaux. Son corps n'était point recouvert de plumes mais d'un fin duvet tâché de sang comme un oisillon monstrueux. Ses bras décharnés se terminaient par une immense griffe droite. Merry et moi dûmes nous battre contre ce monstre sortis des enfers pendant que le chevalier noir d'Aurile riait en regardant sa créature tenter de nous pourfendre de ses griffes terribles. Je retîns le démon, m'efforçant de ne pas me faire blesser tandis que Merry le transformait en pelotte d'épingles. Je réussis à placer quelques coups mais à un moment, le démon feinta vers ma tête pour dissimuler une attaque vers le bas. La griffe monstrueuse réussit à percer mon armure et une grande douleur m'envahit alors que le monstre s'amusait à remuer son monstrueux appendice dans ma jambe. Alors que j'étais sur le point de m'évanouir, je vis soudain ma soeur Gwendolen flotter devant moi, appellant mon nom. Une grande sérennité m'envahit soudain et je redressais la tête. Le Vrock me pensait hors de combat et ne faisait plus attention à mon épée que par miracle j'avais réussi à conserver dans ma main. Ma lame perça le pelage dégoûtant au niveau du coeur, le sang impie de la créature éclaboussant son propre plumage, et s'enfonça jusqu'à ressortir de l'autre coté. L'horreur regarda la garde dépassant de sa poitrine et pris un air idiot alors qu'elle remarquait soudain qu'elle était morte. Le démon s'effondra et disparut dans une vapeur brun rouge à l'odeur pestilentielle. Je soignais ma jambe comme je le pouvais mais la douleur ne me gênait plus. Lorsque je regardai le rocher, le chevalier noir ne s'y trouvait plus.
Ce lâche avait fuit en voyant son démon se faire occir.



Merry et moi suivîmes ses traces vers l'ouest et nous arrivâmes dans un petit champs où un enfant pleurait en se tenait l'oreille gauche. Je m'approchais de lui et demandait ce qui n'allait pas... Il me montra alors son oreille. Elle était bleuit et gelée par une malédiction. J'invoquais Ilmater afin qu'il soulage cette pauvre âme innocente de la douleur si injustement infligée. Le jeune garçon vit alors sa souffrance disparaître et il put me parler. Baptiste, l'enfant, m'expliqua que le chevalier noir l'avait maudit après l'avoir chargé de me transmettre un message. « Dis lui que je l'attend » en était le contenu. Ce chevalier noir n'était rien d'autre qu'un lâche sans aucun honneur, à s'attaquer à de faibles enfants au lieu de m'affronter en face. L'honneur n'est pas une question de venger des insultes, comme certains font semblant de le croire, l'honneur c'est ne pas abuser de la force que l'on détient, c'est ne pas combattre les plus faibles que soit et accepter les défis avec loyauté, sans tricher et en respectant son adversaire. Merry discuta avec un chien errant qui lui expliqua que le chevalier noir avait gelé le Guènes avant de traverser et d'aller se réfugier dans les montagnes. Je voulais le suivre mais Merry puis Mirayellis qui arriva peu après me dissuadèrent de le faire. Ce serait aller sur son propre terrain et risquer de tomber dans une embuscade et de se faire abattre sans coup férir. Mira empêcha la gelure de Baptiste de s'étendre et nous allâmes chercher de l'aide au Temple d'Ilmater. Si Baptiste n'était plus en danger, alors je pouvais attendre pour trouver le chevalier noir. Le Grand Prêtre se déplaça en personne pour sauver le jeune garçon et il réussit à annuler la malédiction. Ayant une idée de la puissance du mal que j'allais devoir affronter, il m'offrit une armure bénie par Ilmater qu'il contait me donner lorsque la statue serait achevée. Avec une telle protection, j'avais maintenant des chances d'occir ce lâche sans honneur.



Un soir que je chevauchais vers le sud, je croisais soudain la route d'un zombie. Je dégainai mon épée et priait pour qu'il retrouve le repos avant de le détruire puis je tournais la tête de tous cotés pour voir d'où il pouvait bien venir. C'est là que je le vis... Le chevalier noir. Il jouait de sa harpe en me regardant d'un air moqueur. Je descendais de mon cheval, m'avançais vers lui et le provoquais à nouveau en duel. Au lieu d'accepter et de se battre avec honneur, il prononça un mot étrange et disparu soudainement. Comme l'ignoble lâche qu'il était, il s'empara de Brun et m'attaqua par derrière après avoir prié Aurile de le faire bénéficier de son pouvoir maudit. J'aurais bien pu trépasser ce jour là, mais l'armure bénie par Ilmater préserva ma vie. Je combattais en essayant d'éviter de blesser mon pauvre Brun mais il prenait un malin plaisir à se couvrir avec mon propre cheval et à lui labourer les flancs cruellement. Cela ne lui porta pourtant pas chance. Lors d'une passe d'arme particulièrement dangereuse où il me chargea, Brun se cabra soudain et fit vider ses étriers à mon adversaire. Brun trotta plus loin et j'attendais que mon adversaire se relève. Il se remit sur ses jambes et me regarda d'un air narquois, se moquant sans aucun doute de ma chevalerie à ne pas l'avoir attaqué à terre. Le combat recommença mais cette fois il n'avait plus l'avantage d'être monté sur mon compagnon équestre et je réussis à le faire reculer petit à petit, le mettant sur la défensive, bloquant ses attaques et contre attaquant avec force. Puis soudain il leva son épée dans une esquisse d'attaque et commis l'erreur fatale que j'attendais. Voyant l'ouverture, je m'y engouffrais d'un geste vif et mon épée lui traversa le corps. Il me regarda d'un air étonné, le sang coulant de sa bouche, puis il tomba en arrière. Justice était faite.

Je l'enterrai au bord de la route puis je me rendis sur la tombe de sa victime et lui annonçait qu'à présent elle pouvait reposer en paix, son assassin ayant été mis hors de nuir. Je gardai la harpe bleue du chevalier noir afin qu'elle puisse jouer des mélodies plus joyeuses que les sinistres moqueries auxquelles elle avait été condamnée jusqu'à présent. Après tout, telyn ys ni atebol o y cerdd canur'delyn, une harpe n'est pas reponsable de la musique que l'on joue dessus.
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MessageSujet: Re: - Griffith ap Owyn Arlington - (personnage principal)   Mar 27 Nov - 16:41

Chapitre XXI : loup garous à luta



Un jour, je fus informé d'attaques d'une créature terrible, sans doute un loup garou, dont l'action semblait se produire aux alentours de Luta, mais allant jusqu'aux abords d'Aldebaran. Il y avait des disparitions et des meurtres. Je décidais donc de me joindre à la quête et Mira, Merry et quelques autres nous rendîmes donc à Luta. Là, nous demandâmes au Temple de Séluné s'ils savaient quelque chose. Ils nous révélèrent qu'il y avait effectivement une bête mais ils ne purent nous en apprendre beaucoup plus. En ressortant, nous vîmes une ombre passer très rapidement autour du temple et lorsque nous tentâmes de trouver ce que c'était, nous trouvâmes un personnage louche. Il n'avait rien fait d'illégal aussi je demandais à mes compagnons de le laisser partir...

Nous nous rendîmes ensuite à la taverne de Luta où j'interrogeais une mercenaire sur d'éventuels nouveaux arrivants dans la région. J'y appris ainsi l'existence d'une sorcière qui s'était installée dans une maison des sous bois de Luta. Elle se faisait livrer de grandes caisses de matériel régulièrement, et la mercenaire escortais parfois ces convois. Nous allâmes interroger le marchand qui me demanda deux doublons pour me révéler ce qu'il y avait dans les caisses... De l'aconit, de la belladone... Des herbes bien utiles quand l'on s'intéresse à la lycanthropie. Merry se dissimula dans une des caisses et se laissa emmener jusque dans la maison de la sorcière afin de découvrir ce qui se tramait. Nous nous tenions prêts à intervenir au cas où elle serait découverte, mais nous n'en eûmes pas besoin, cette sacrée halfeline ayant réussi le tour de force à ressortir sans être vue. Les nouvelles qu'elle apporta jeta un froid sur notre groupe...



La magicienne effectuait des expériences sur des gens pour les transformer en des esclaves loups garous dociles. Il semble qu'elle avait eu pas mal de « ratés » mais qu'elle avait réussi à créer quelques monstres. Toutefois un d'eux avait réussit à s'échapper et à reprendre sa liberté. Nous avions donc la réponse à nos questions. Les enlèvements étaient effectués par cette sorcière et les meurtres par ce loup garou. Merry avait même réussi à glaner l'information concernant le lieu où se trouvait la bête et nous décidâmes d'aller nous en occuper avant de faire arrêter cette immonde sorcière.

Nous nous rendîmes dans une grotte sur les hauteurs de Luta et nous fûmes attaqués par quelques loups avant d'arriver devant le maître de ces lieux. Angoissé par l'idée de devoir mettre un innocent à mort, je m'avançais vers le loup garou... Qui ne m'attaqua point. Effrayée, la louve garou alla se cacher dans un coin de la grotte tandis que mes compagnons soignaient Galdrien qui était blessé. Je m'avançais vers la louve garou et la priait de croire que nous n'étions pas là pour l'exterminer mais pour la sauver. Elle ne me comprenait pas sous cette forme, mais le ton de ma voix la rassura. Merry vint me rejoindre et lui expliqua que nous allions la mener au temple de Séluné pour la faire soigner. Par un effort de volonté, elle parvint alors à redevenir humaine. Il s'agissait de la femme d'un paysan des champs à l'est d'Aldebaran. Nous la confiâmes aux prêtres de Séluné puis nous retournâmes à la maison de la sorcière.

J'interpellais des gardes et leur expliquait la situation. Ils me crurent tout de suite, heureusement, et demandèrent des renforts pour encercler la maison. Ils arrêtèrent les deux gardes du corps qui surveillaient la porte de la sorcière puis Marcus, Merry, Mira, Galdrien et moi entrâmes dans la maison pour procéder à l'arrestation. Malgré notre large supériorité, la sorcière refusa de se rendre. Elle déchaina sa magie sur nous, blessant plusieurs de mes compagnons, et à la fin nous n'eûmes pas le choix. Elle fut donc occis proprement et nous pûmes libérer les pauvres malheureux qu'elle avait enlevé.
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