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 Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï

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Lelielsylphalis
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MessageSujet: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mer 6 Juin - 22:36

BG VALIDE


(Bon j'ai trouvé ça, qui est plutôt ressemblant, alors je la mets en attendant de pouvoir mettre le dessin)

Nom: Cyl'Moaï
Prénom: Mirayellis (humain) Nyirillan (elfique)
Surnom: Mimi (pour Merlipili uniquement), Mira
Poids: 62 Kg
Taille: 1m 66
Sex: Féminin
Age: 19 ans
Date de naissance: le 20 de Nuiteuse (solstice brumal)
Lieu de naissance: dans une communauté elfique du Bois de Yuir dans l'Aglarond
Traits de caractère marqués: très positive, c'est une idéaliste et une utopiste.
Race: demi-elfe
Métier: heuuu, aucun, c'est une voyageuse.
Lieu de vie actuel: sur les routes.
Classe Social: fille d'un petit seigneur d'Impiltur et d'une ambassadrice elfe d'Aglarond
Classe du pj: druidesse/barde
Divinité: Lurue.
Arme de prédilection: Lance ou arc long.
Signes particuliers: Elle porte un pendentif en forme de tête de licorne, un anneau au sommet de l'oreille gauche et un grain de beauté au dessus de l'oeil droit.

Description:
Elle est assez grande pour une demi-elfe mais ses traits ne trompent
pas, ils sont fins et elle a très souvent le sourire aux lèvres. Ne
laissant paraitre que ses oreilles légèrement pointues, ses cheveux
mi-longs d'un roux fort clair ondulent doucement et sont la plupart du
temps lachés. Ses yeux sont d'un bleu azuré. Elle a un corps bien fait,
une peau pâle et des taches de rousseur sur le nez. Elle porte
généralement une tunique blanche sans manche et ouverte au niveau des
cuisses par dessus une armure foncée ou une simple tunique moulante.
Une lance fort ouvragée est callée dans son dos mais elle porte parfois
d'autres armes en vue. C'est une belle jeune fille et son sourire
chaleureux fait fondre les coeurs les plus froids.



"-Qui êtes-vous?
-Je suis Lurue.
-Vous ne pouvez être Lurue, Lurue est une déesse. Vous ne pouvez l'être, à moins que vous ne soyez une sotte ou une menteuse.
-Je ne dis pas être Lurue, je dis suivre Lurue.
-Vous êtes une suivante de la Licorne si je comprends bien.
-Pas vraiment, je ne suis pas une suivante comme le sont les gens qui ont voué leur vie à un dieu ou à une déesse, je n'ai pas la prétention d'avoir cette importance. Moi je suis une suiveuse, je ne fais que chercher et courir après la licorne.
(Un sourire se dessine sur le visage de la jeune femme qui devient silencieuse)
-Je ne suis pas sure de bien comprendre ce que vous dites.
-La vie est un entrelas de chemins, le monde également. Certaines personnes avancent à l'aveuglette et si elle ne sont pas assez fortes, elle peuvent s'égarer sur les chemins de la mélancholie, sur les chemins de la haine, du désespoir, de la souffrance. D'autres suivent des chemins très précis qu'ils voient éclairés de la lumière qu'ils ont choisi de suivre, ce sont les prêtres. Moi, je cherche la Licorne.
-Vous ne l'avez jamais trouvée?
-Si bien sur, mais elle est vive et évanescente. Pourtant je la vois souvent près de moi, je la vois dans le rire d'un enfant, dans les rayons de lumière qui tarverse les frondaisons d'une forêt, dans les soins d'un guérisseur, dans la charité d'un riche, dans le baiser de deux amants, au coeur d'une fête sans nuage. Je la vois partout où la lumière éclaire un coeur. Et lorsque je la vois, je la suis, je calque mes pas dans les siens en espérant pouvoir me rapprocher encore plus d'elle que la fois précédente, car le jour où je pourrai enfin la toucher, je toucherai mon bonheur.
-Vous n'avez jamais connu le bonheur?
-J'ai connu le bonheur à travers les autres autour de moi, ce sont eux qui me l'ont apporté, en touchant la licorne, je pourrai répendre moi-même le bonheur à tous ceux qui en ont besoin, de toute race, de toutes origines, sans avoir besoin d'en être abreuvée moi-même.
-Vous n'aimez pas le bonheur procuré par les autres?
-Je l'aime, mais j'ai appris qu'il est égoïste d'attendre que les autres vous offrent le bonheur au creu de leurs mains. Je ne veux pas faire preuve de cet égoïsme. Et de plus, c'est un bonheur éphémère, ça nous rend dépendant des autres, comme d'une drogue et lorsque ces personnes ne sont pas là pour le donner, le monde s'écroule.
(Un air d'angoisse se fige sur son visage et elle se crispe.)
-vous avez déjà eu à subir ce genre de chose?
- ...Oui ...
-Racontez-moi.

-La première fois fut lorsque je perdis ma mère. Je n'avais connu qu'elle comme membre de ma famille jusqu'à l'âge de mes 9 ans. Elle était elfe dans une belle cité parmi ses semblables et m'y avait élevée seule. Elle ne m'avais jamais fait sentir que je n'étais pas comme elle, que j'étais ...
-Demi-humaine?
-Oui c'est cela. Et les autres elfes de la cité ne m'avaient jamais vraiment rejetée mais jamais vraiment acceptée, bien que je ne le compris que plus tard. A cette époque j'étais heureuse car ma mère m'innondait de tendresse, mon bonheur reposait entièrement sur elle, de ma famille alors je ne connaissais qu'elle et sa soeur, que j'appelais tante Isil d'après mon souvenir, mais elle n'habitait pas avec nous, elle venait d'une autre cité et nous rendait visite de temps à autre. Ma mère m'avait appelée Nyirillan, cela voulait dire "chant" et elle avait beaucoup insisté pour que je voue ma vie aux mélodies du monde. Elle avait confié ma formation dans ce domaine à un elfe de la forêt depuis mon plus jeune âge et j'étais devenue très habile.
Il arriva précisément lorsque j'eus 8 années qu'elle me présenta à la dame de notre cité. Rares étaient les fois où ses habitants pouvaient la voir, mais ma mère était une femme importante et elle avait demandé depuis longtemps à ce que je lui sois présentée. Je me souviens encore de cette rencontre ... La dame était magnifique, elle rayonnait de l'intérieur et éclairait tous ceux qui se trouvaient à ses côtés. Son sourire ne pouvait que se propager sur les visage de ceux qu'elle regardait et j'avais ressenti une telle chaleur lorsqu'elle m'avait parlé. Je n'ai plus souvenir des mots qu'elle m'avait alors adressé, de plus j'étais jeune et ma connaissance de l'elfique était encore pauvre, même si c'était la seule langue que je connaissais. Elle m'avait demandé de chanter pour elle car elle savais que j'étais formée dans ce but au sein même de la cité. Je lui avais entonné une histoire belle mais triste en étant accompagnée d'une citare, mon instrument préféré. C'était l'histoire d'une licorne, la seule que m'avait apprise mon professeur à ce sujet et aussi une des plus difficiles mais j'estimais avoir la capacité de la chanter et je savais que si je la réussissais, je n'en tirerais que plus de fièrté. Lorsque j'eus fini, je pus presque toucher l'admiration de mon auditoire, mais je fus terrifiée de voir un air froid et triste sur le visage de la dame. Elle adressa une tirade à ma mère que je ne compris pas car elle utilisait des mots que je ne connaissais pas. Mais l'effet sur ma mère fut dévastateur. Elle garda son calme et sa prestance à l'extérieur mais je pus sentir toute la souffrance qui étreignait son coeur et qui se traduisit par une larme sur sa joue, la première que je ne lui avais jamais vue. Elle m'emmena hors de la salle, serrant ma main, si fort que j'en eus mal, mais jamais elle ne parla de ce qui avait été dit.

J'avais peur d'avoir fait mauvaise impression, mais on me dit toujours que ce n'était pas cela qui avait fait pleurer ma mère. Je la vis se miner un peu plus chaque jour et sa souffrance devint la mienne, mon bonheur avait disparu en même temps que le sien et je ne pouvais même pas savoir pourquoi...
Un jour, un peu plus d'une année plus tard, on annonça un humain à la porte de la cité. Le fait se répendit comme une trainée de poudre car il était dit que jamais un non-elfe n'avait pu y parvenir. Il demandait une audiance avec la dame. Lorsque ma mère l'appris, elle m'entraina chez nous et nous efferma dans une chambre. Elle me tient contre elle, me couvrant entièrement et ne bougea plus malgré mes supplications et mes questions. Bientôt un elfe vint dans notre maison et entra dans la pièce où nous nous tenions intimement serrées. Il demanda à ma mère de me donner à lui. Elle refusa et s'exprima d'une émotion qui débordait de son âme. Elle me tint fermement, me serrant comme si elle voulait me faire entrer à nouveau en elle. Elle pleura aussi, elle pleura comme s'écoule une cascade, toute sa détresse m'envahissais et je pleurais avec elle sans en connaitre la raison. Puis l'elfe lui demanda plus rudement avec les airs d'une menace. Ma mère calma le flot de ses émotions et me berça lentement dans ses bras, son désespoir avait étreint mon coeur et je voulais hurler devant la douleur qu'il représentait. J'avais tellement peur de cette nouvelle sensation que rien n'empêchait de m'atteindre, personne ne me protégeais, j'étais seul face à elle. Seule face à la mort de mon bonheur. Ma mère me relacha alors lentement, me fixant de ses yeux brouillés de larme, elle avait l'air si malheureuse. Elle ne me dit que quelques mots. Elle me dit qu'elle m'aimais, que j'étais la plus belle chose qu'elle avait créée ...

L'elfe me prit par la main et m'emmena loin de ma mère que je voyais pour la dernière fois. Il m'emmena dans la salle de la dame de la cité où je vis un humain pour la première fois. Il était agenouillé, en armure bleuté et gardait les yeux fermés. Il les releva pourtant pour me regarder et suivit alors le moindre de mes gestes. J'aperçu subreptissement ma tante qui se tenait près de la dame et qui me regardait d'un air à la fois froid et triste. J'avais envie de la rejoindre, qu'elle me sert dans ses bras et ma ramène auprès de ma mère. J'étais boulversée lorsque la dame s'adressa à l'homme dans une langue que je ne connaissais pas. Il lui répondit sans relever la tête. Un court échange de paroles puis l'homme se leva et m'invita à prendre sa main. L'elfe qui m'avait amenée ici guida ma main vers la sienne et je me laissai faire, je ne comprenais rien à ce qui se passait ici. Alors que nous allions vers la sortie, la dame se leva, elle me tendit la citare avec laquelle j'avais joué pour elle et elle me dit quelque chose que je n'ai jamais su oublier: "Adieu Nyirillan, n'oublie jamais que tu es fille des elfes ..." puis elle ajouta après avoir regardé l'homme qui me tenait la main "De tout mon coeur je te plains Nyirillan". Ma tante à son côté acquiesça d'un air tellement doux pourtant elle ne fit rien pour me retenir, pas même quand je l'appelai une dernière fois.

C'est ainsi que je sortis de la cité qui m'avait élevée, les portes se refermèrent sur moi et jamais plus je ne les revis. Et alors que nous faisions quelques pas, je m'affalais sur le sol, pleurant, essayant de chasser cette souffrance qui ne me laissait pas de répis, j'avais si mal, je me sentais si seule, je voulais ma mère, je voulais qu'elle rit à nouveau avec moi. L'homme se pencha sur moi et me prit dans ses bras, me serrant contre son poitraille imposant. Je n'avais jamais vu de personne si grande, si large, si rude. Il avait des cheveux gris et une moustache piquante, ses yeux étaient d'un bleu magnifique. Pourtant son étreinte fut d'une douceur infinie, il me murmura quelques mots dans cette langue inconnue mais avec une telle chaleur que je sentis mon coeur s'appaiser quelque peu. Il me porta dans ses bras et m'amena vers un cheval blanc attaché à une arbre. La bête était grande et puissante et portait quelques pièces d'une armure aux même couleur que celles de cet homme. Ce qui ma marqua fut la pièce frontale qui trônait sur le haut de sa tête, c'était une corne.


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Lelielsylphalis
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mer 6 Juin - 22:45

-Encore une histoire de licorne.
-Oui, en y repensant par la suite, j'ai eu l'impression que Lurue m'avait suivie depuis ma naissance, qu'elle était venue me lancer le défit de l'attraper quelques heures à peine après que je n'ai ouvert les yeux pour la première fois. Et j'ai fini par me demander si la dame de la cité elfe n'avait pas vu cela en avait fait part à ma mère. Enfin, je sais que certains elfe sont clairvoyant, peut-être avait-elle vu aussi que je serais reprise par mon père.
-L'homme qui était venu vous chercher était votre père?
-Il l'était. C'était un petit seigneur d'un bourg marchand au nord de Dilpur en Impilltur, au nord de la Mer des Etoiles Déchues.
-Une contrée plutôt rude ...
-De ce que j'en ai vu, effectivement, mais n'importe quel endroit aurait paru rude à côté de ce que j'avais connu.
-Vous avez dit que cela était la première fois que l'on vous avait arraché votre bonheur, la suite de votre histoire est-elle le prémisse de la seconde?
-Vous êtes dans le vrai ...
-Continuez donc.
-Cet homme, qui était mon père bien que je ne le sache pas encore, me prit devant lui sur sa monture et nous entamâmes un long voyage pour rejoindre sa maison. Je m'en rappelle peu, très peu, juste qu'il fut long et que nous ne parlâmes pas, ou alors j'ai oublié, à l'époque je ne parlais pas le commun, je ne pouvais pas le comprendre. Je voyais le monde pour la première fois, je découvrir ce qu'il était hors de la forêt, les vallées, les montagnes, les champs, les fleuves, les vergés, ... tant de choses nouvelles. Puis enfin, les terres sur lesquelles il règnait. J'appris par la suite que celles-ci comprenaient une partie de la forêt qui bordait la ville, des terres cultivables et son propre château, plutôt modeste mais grand, tout de pierre bâtti, une architecture rude elle aussi, celle des humains, si différente de celle des elfes. lorsque nous mîmes pieds à terre dans la coure principale de la batisse, j'en constatai l'éclat froid et grossier mais qui fourmillait de gens. Deux jeunes hommes étaient venus nous accueillir et je sus qu'ils étaient mes grands frères, des chevaliers.

Tous m'offrirent une atmosphère agréable et chaleureuse, m'entourant d'attentions pour que je me sente à mon aise et dès le lendemain, on s'attabla à m'enseigner le commun. Un homme hérudit s'y employa, il connaissait un peu d'elfique et il me fut assez rapide d'apprendre ma nouvelle langue. Cela me permit de découvrir pleinement l'endroit où j'avais échoué.
Mon père se nommait Cyril, mes deux premiers frères que j'avais rencontrés à mon arrivée étaient Kan et Sygelas, quant au troisième que je ne rencontrais que plus tard, il s'appelait Naïlas, et c'était le druide de la forêt du domaine, notre aîné. J'appris que notre maison était placée sous le signe de Lurue, la reine des licornes et cela ne manqua pas de me faciner.
Dans les premiers temps, mon père m'invita de nombreuses soirées à chanter pour lui les mélodies elfiques de mon enfance, me montrant une foule d'histoires et de légendes sur la déesse, désireux que je les apprenne et que je les chantent également. Il me donna aussi un nouveau nom, Mirayellis, car il voulait que de par cette démarche je sois intégrée de plein pied dans notre famille.
Une ou deux années passèrent.
J'étais entourée de rires, de fêtes, d'agréables moments et un second bonheur m'avait ouvert les bras, même si bien sur, ma mère me manquait horriblement. Mais tout le monde était attentif à ce que cette mélancholie ne ternisse pas trop le début de mon adolescence. Tout le monde me connaissait et me choyait.

Un jour mon père m'emmena dans la forêt chez mon frère aîné que nous voyions de temps en temps. Celui-ci devait me mener dans un lieu secret pour que commence une nouvelle formation pour moi. Le but était que je sois formée en tant que druidesse pour prendre un jour la succession de mon aîné, n'étant qu'un humain, il décéderait bien avant moi, alors que mon sang elfique me permettrait de veiller sur la forêt bien plus longtemps.
Je connaissais peu Naïlas. C'était un homme grand, vétu très différement des autres gens, avec des couleurs comme on en trouvait dans la forêt, du vert et de brun. Mais même s'il était un peu froid et brusque, il me souriait souvent et je passai un peu de temps avec lui, il me donna les premiers cours de ma formation, m'habituant doucement à cette vie qui un jour serait la mienne. Quelques temps passèrent ainsi avant qu'il ne me mène dans un lieu nouveau.
Nous marchâmes dans la forêt, jusqu'à ce qu'il me fut difficile de me rappeler du chemin. Je me souviens encore de la façon dont mon frère marchait en forêt car je la connaissais bien, il marchait comme un elfe. Et vivre avec lui n'avait fait que faire remonter un peu plus la nostalgie de ma vie parmis ces êtres qui partageaient la moitier de mon sang.
(La jeune femme marque une courte pose, lourde d'émotion.)
-Continuez je vous en prie ...
-Oui, ... Mon frère me mena dans une clairière, une magnifique clairière et nous y vîmes une femme magnifique assise les pieds dans l'eau froide d'un bassin au pied d'une cascade. Elle avait de longs cheveux blanc flamboyant, des yeux bleux et une tunique turquoise. Elle s'harmonisait avec une crépuscule étoilé où elle aurait trôné à l'instar de Séluné. Elle se présenta comme se nommant Tabitha. Naïlas m'expliqua que c'était elle qui se chargerait de faire de moi une suiveuse de Lurue, elle était druidesse mais non attachée à une forêt, c'était une voyageuse, elle mellait ainsi parfaitement son statut druidique avec les dogmes de Lurue. J'avais eu un peu de mal à le laisser partir, j'acceptais mal désormais de me faire abandonner quelque part, mais la femme s'approcha de moi en souriant pour me tendre la main. Après la promesse de mon frère de revenir nous voir, il s'enfonça à nouveau dans la forêt, nous laissant seules.
-Ainsi vous avez été formée, en quoi cela consiste-t-il?
(La jeune femme sourit à son interlocutrice d'un air espiègle)
-Cela est secret, notre formation à nous, filles de Lurue, n'est transmise que de suiveuse à suiveuse, mais je puis vous dire que je passai plus de 4 années à l'écouter et à la suivre, car tel était la durée de ma formation. Nous partîmes pour cela loin de la forêt, cheveauchant toutes deux des pouliches blanches, écoutant les forêts que nous traversions, rencontrant d'autres druides, mais aussi participant à des fêtes, à tout les moments de joie que nous croisions, offrant l'espoir à ceux qui l'avaient perdu et nous nous sommes même attardées une fois dans une communauté de femmes de la cavalière rouge, car Tabitha voulait défier en duel d'échec leur meneuse. Ce fut un très bon moment et nous avons beaucoup rit toutes ensembles.
Elle aimait beaucoup m'entre chanter et jouer, elle disait que ma musique apaisait et embellissait les lieux que nous traversions ...
Nous finîmes par revenir dans la forêt sur les terres de mon père et ce fut mon frère aîné qui vint m'accueillir dans la clairière. C'est là que je vis Tabitha pour la dernière fois. Elle allait repartir déjà pour un autre lieu, une autre chasse de la licorne qu'elle aspirait tant à attraper.
-Est-ce d'elle que vous tenez votre pendentif?
-Celui-ci?
(La jeune femme attrape une petite licorne qui pend à son cou, attachée à une chainette d'argent)
-Oui.
-Effectivement, c'est bien Tabitha qui me l'offrit au court de notre voyage. Elle ne m'a jamais quitté depuis, je ne l'enlève jamais.
-Comment s'est passé votre retour chez votre père?
-Bien, très bien. Naïlas me racompagna auprès de notre père, m'interrogeant sur ma formation, nous parlâmes tout au long du chemin, il me traitait maintenant comme une égale, m'exposant les problèmes de la forêt, son dernier combat avec un suiveur de Malar, il semblait vraiment heureux de savoir que la succession était assurée.
Mon père fut très heureux de me revoir, j'avais juste eu mes 15 ans et il ne put s'arrêter de me complimenter sur ma beauté et ma prestance qu'il trouvait digne d'une reine. Mes deux autres frères ne purent que le suivre dans les flots de compliments qu'il m'assainait et ma seule tristesse fut que Naïlas devait repartir pour la forêt, mais je promis que nous reverrions bientôt...
-Je ne vois toujours pas comment cette période de bonheur a pu prendre fin, vous aviez tous les éléments réunis pour être heureuse toute votre vie.
(Un air sombre se peint sur le visage de la jeune femme)
-Heureuse je l'étais et je n'aurais pu envisager la manière dont tout à basculé.


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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mer 6 Juin - 22:51

-Je vous écoute.
-Je repris ma place aux côtés de mon père, participant un peu plus chaque jour à la vie citadine, profitant de ne pas encore avoir la responsabilité de la forêt, déployant ainsi mes talents de musicienne et partageant la parole de Lurue, même si parfois, la nostalgie de ma mère dont j'avais presque oublié le visage mais pas la chaleur s'ajoutait désormais à celle de la vie libre et exaltante avec Tabitha. Mais je n'étais pas malheureuse et cela ne m'a jamais empêché de sourire et de donner de la joie et de l'espoir autour de moi. Comme Lurue le demandait, je m'impliquait dans la vie des plus démunis, je passais du temps avec les enfants de la cité de qui venaient les rires les plus pures et je me mis ainsi en quête de la licorne que j'apercevais souvent avec eux. C'est ainsi que je connu une halfeline de la cité dont le père était un riche marchand.

C'était une personne très drole et nous avons partagé beaucoup de moments de joie, de fêtes, de jeux, ... Elle devint ma meilleure amie.
Elle s'interessa très vite à ma valeur de suiveuse de Lurue et voulut tout savoir d'Elle. Elle se lançait à ma suite lorsque je lui disais voir la licorne et je me rappelle nos folles courses à sa recherche. Je lui appris les enseignements de la reine des licornes, tout ce qui la touchait, et l'halfeline mit un point d'honneur à m'aider dans mes entreprise dans la cité.
C'est dans l'année de mes 17 ans que tout bascula.
-Qu'advint-il?
-Mon amie mit à jour un trafic d'esclaves qui sévissait en secret dans la région. Nous nous mîmes à enquêter à ce sujet et nous apprîmes avec horreur qu'il remontait jusqu'à son propre père. Lorsqu'elle l'interrogea, elle me raconta qu'il n'en avait pas éprouvé une grande gêne, presque aucun scrupule, prenant ce commerce avec un déni écoeurant. Elle vint tout de suite m'en faire part et nous décidâmes de démanteler de tafic au plus vite. Nous étions emplie de conviction, de volonté, de soif de justice, mais hélas cela ne suffit pas.
-Vous avez échoué?
(La jeune fille acquièsce avec dépit)
-Nous avons été prises et menée toutes deux devant mon père. J'étais fort satisfaite de cette décision car je savais que mon père, sachant la vérité pourrait mettre de l'ordre dans cette sombre affaire.
Je me trompais ...
-Comment cela?
-Mon père connaissait ce trafic et pour garder son influence et sa place, il avait fermé les yeux, pire, il avait donné son consentement.
Voila comment se brisa mon second bonheur. J'avais été trahie par ma propre famille. J'avais été élevée dans un mensonge, dans l'idée que les valeurs de Lurue étaient respectées, après tout, elle était l'emblème de notre famille. Pourquoi mon père m'avait-il menée à une formation de suiveuse, alors qu'il piétinait lui-même les enseignements de la Licorne?
Le monde s'arrêta autour de moi lorsque cette révélation se fit. J'entendis mon amie crier au scandale dans la salle d'audience et moi je restais pétrifiée. Jamais je ne m'étais sentie aussi loin de la licorne et le froid de son vide me glaçait le sang. Je joignis ma voix à celle de l'halfeline pendant que mon père nous faisait mettre sous clef en attendant sa décision sur cette affaire.

Mais je n'avais cure de son avis, quoiqu'il dise, j'avais pris la décision de partir, de quitter ce mensonge et ce blasphème. Et après que mon amie ait fulminé pendant un long moment, plus révoltée par cette injustice que par la trahison de son propre père, elle vint me prendre dans ses bras. Je m'abandonnais aux larmes.
La douleur qui m'avait envahie lors de la séparation avec ma mère revenait à la charge et je n'arrivais pas à la contenir. Je hurlais de tout mon souffle pour tenter de la faire sortir de ma poitrine mais rien n'y faisait, rien ne s'effaçait. La vérité s'affichait dans mon coeur comme un pieu et je sentais qu'il y demeurerait toute ma vie. Je n'avais que deux parents et je les avais perdus tous les deux. Je maudits ma mère de m'avoir laissée à cet homme, de m'avoir abandonnée à cette vie; je maudits mon père d'être aussi faible et corruptible. Mais toute cette haine qui débordait de mon être n'appaisait en rien la douleur, elle ne faisait qu'étouffer mon coeur, que martiriser mes pensées.

Lorsque des gardes virent pour nous ramener chez mon père deux jours plus tard, je m'efforçait de garder mon calme, de chasser les idées noires, elles ne feraient que faire fuire la licorne loin de moi pour toujours. Mon amie serrait ma main, elle avait une telle force dans le regard, je crus un moment qu'elle sauterait sur l'assemblée pour les égorger un à un mais au lieu de cela elle m'adressa un sourire et communiqua un légère pression à ma main. Son sourire me fit venir une larme au coin de l'oeil. Nous avions commencé toutes les deux et nous allions finir toute les deux. Cette pensée me donna du courage et illumina mes ténèbres.
-Quelle fut la décision de votre père?
-Le banissement. Jamais mon père n'aurait pris seul une telle décision et je soupçonnais qu'il avait du subbir des pressions. L'air désemparé que je pouvais voir sur son visage ne m'emeut pas. Mais je devais lui pardonner. Je devais pardonner ses faiblesses et lorsqu'il en eut fini, je vint vers lui en souriant. Je lui murmurai toute la compation dont j'étais capable à ce moment et lui annonçait mon pardon. Je le vis retenir ses larmes, son visage entier dévoré par la douleur. Puis je pris la main de mon amie et l'entrainai loin de tout ça.
Nous partîmes à pieds et j'insistai pour aller dire au revoir à Naïlas, je lui appris l'affaire, mais il la savait déjà et c'était pour les faiblesses de notre père qu'il était parti lui aussi, même s'il n'avait pas été loin. Il ne me fit point part de sa déception à l'idée que jamais je ne lui succèderais, mais elle se lisait aisément sur son visage, je regrettai longtemps la tristesse que je lui avais causée ce jour là.
Il nous appela un cheval nous fournit le peu d'argent qu'il avait et nous envoya ainsi sur le monde...
-Où êtes-vous allées ensuite?
-Partout. Nous avons courru après la licorne partout où nous la trouvions, bien que mon amie ne la voyait presque jamais, elle me suivait.
Elle nous a ainsi menées jusqu'ici, sur les Côtes d'Opaline ...


-Tient j'y pense et ça m'interresse, tu n'as pas envie de me chanter le morceau que tu avais joué à la dame elfe?
(Le jeune fille parait étonnée un instant, puis sourit)
-Si vous y tenez ...Je n'ai pas d'instrument, je devrai donc vous la chanter à vide mais ce n'est pas ...
-Si il n'y a que cela.
(L'interlocutrice tend une citare à la jeune fille)
-Bien merci.

Entends ici l'histoire d'une femme qui périt par amour
Mais qui brava tous les dangers,
Pour pouvoir suivre son bien-aimé,
Faisant preuve ainsi de la plus somptueuse bravoure.

C'était dans un royaume perdu au creu d'un forêt,
Une princesse étrangère aux yeux d'azur
Belle comme le jour et à la noble stature,
En avait épousé le prince au coeur de son palais.

Mais le royaume était aux portes d'une terrible guerre,
Le prince au coeur vaillant,
S'engagea au premier plan,
Il devrait partir incessament pour défendre ses terres.

La princesse courrut à la clairière sacrée de Lurue,
Elle pria pendant quatre nuités,
Sans dormir ni même manger,
Appelant à une métamorphose en licorne dévolue.

Elle pourrait ainsi suivre l'homme qu'elle aimait tant,
Au coeur de toutes les batailles,
Le protéger des cruelles canailles,
Et vivre avec lui le tant espéré victorieux dénouement.

La reine de Licorne l'exausa à travers un rayon de lune,
Et la princesse revint à son époux,
Déposant sa tête sur ses genoux,
Il la prit tel un cadeau du ciel dans sa robe couleur prune.

Il annonça à tous qu'il la prendrait comme sa monture,
Il ne reconnut pas en elle sa moitié,
La montant à la tête de son armée,
Menant celle-ci dont il devint la plus magnifique parrure.

Ils vinrent sur le lieu de bataille où ils devaient affronter Malar,
Le tant redouté seigneur bestial,
Abominable incarnation du mal,
Et déjà ils voyaient en face d'eux l'armée déployer son étendar.

Le prince se lança de suite à la recherche de leur champion,
Il volait à travers la furie et le sang,
Car déjà avait débuté l'affrontement,
Sa princesse-licorne le menait avec toute hardiesse d'un lion.

Il le trouva aisément au coeur de la bataille qui faisait rage,
Se lançant sur l'homme colossal
Montant une noire licorne brutale,
Leur premier choc retentit intensément jusqu'aux nuages.

Le prince brillait par son talent d'épéiste célèbre dans son pays,
Et la princesse si courageuse,
Etait aussi habile qu'agneuse,
Ils formaient ensembles un être redoutable aux pensées réunies.

Leur combat forma autour d'eux un cercle de soldats ébahis,
Jamais il n'en avait été de pareil,
Faisant jaillir des flots vermeils,
Un souffle commun fut retenu car l'échange serait bientôt fini.

La princesse para une mortel coup de lame de son ennemi,
Alors qu'il allait frapper son cavalier,
Exposant ainsi son torse désarmé,
Où vint s'enfoncer l'infame corne de la noire monture honnie.

Elle rassembla toutes ses forces donnant l'ouverture à son prince aimé,
Qui transperça violement son adversaire,
Le faisant rouler mort dans la poussière,
Avant de tomber lui-même à terre près de sa dame mortellement blessée.

Lurue lui accorda de reprendre forme humaine pour la dernière fois,
La reine se pencha en saluant,
Le dernier baiser des amants,
Avant d'emporter l'âme de la grande princesse au creu de ses bras.


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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mar 16 Oct - 1:54

Nous ne partons pas encore?
-Non, je profite de vous avoir sous la main, vous avez une voix agréable et j'aimerais que nous parlions encore un peu.
-Merci.
-Je vous en prie. Alors dites-moi, comment s'est passé ce premier contact avec les côtes?
-Pas trop mal, mouvementé et riche en émotions dirai-je ...
*son interlocutrice l'encourage à raconter d'un hochement de tête*
-A peine arrivée avec Mathilde, mon amie halfeline, nous avons rencontré un paladin d'Ilmater, je ne pensais pas encore à l'époque que nous deviendrions si proche, son nom était Griffith Arlington. Il venait de Brittonie il me semble, bien qu'après notre long voyage, Mati et moi n'en avions jamais entendu parlé. Il nous a abordées avec une telle gentillesse, une telle dévotion, et il n'a pas fallu une semaine pour qu'il me sauve la vie à plusieurs reprises. Mati s'était faite une amie chère, une autre halfeline du nom de Merry et je pris vite la décision de rester sur ces côtes, je n'aurais pu emmener Mati plus loin et l'arracher à cette jeune fille, en outre, repartir sans elle m'aurait été impossible tant notre voyage nous avait rapporchées l'une de l'autre. Je connus un autre suiveur de Lurue également, mais prêtre lui, Elion Sarenemwë, mais notre relation s'est rapidement envenimée ...

-Comment cela?

-Il tomba amoureux de moi dès notre première rencontre, certains appellent cela le coup de foudre je pense. Mais hélas pour lui, ce ne fut pas mon cas, j'étais si heureuse d'avoir rencontré un autre suiveur que je n'avais pas remarqué que je l'encourageais. Nous nous sommes embrassés, plusieurs fois un soir. Il me disait être heureux avec moi, j'ai voulu saisir l'occasion de voir la licorne, ça a été plus fort que moi et je l'ai laissé faire. Mais j'ai rapidement déchanté quand j'ai constaté que cela était signe que je répondais à son amour. Il me fallut quelques jours avant de lui exprimer mon vrai sentiment, l'idée même de lui faire du mal me répugnait tant ... et les jours suivants, il avait l'air tant abbatu ...

-Ce n'était votre faute voyons, ce sont les aléas de l'amour ça, vous savez j'ai eu tout le loisir de m'en rendre comte, si vous saviez le nombre de gens que j'ai croisés et qui avaient eu des amours malheureux ...

-Sans doute, mais je voulais tant que tous les gens soient heureux autour de moi et si en plus leur malheur venait de moi ... Cette réaction d'Elion me pressait encore plus à toucher la licorne et je la traquais sans relache dans la région.

-Humhum ... D'autres souvenirs?

-Bien sur, il y eut la rencontre avec ma tante Isil ... J'appris rapidement que la cité elfique de Reamwen se trouvait non loin de la cité humaine dans laquelle j'avais échoué à mon arrivée. C'est elle qui m'apprit la mort de ma mère peu de temps après mon départ. Même si je pensais bien ne jamais la revoir, j'eus une peine abominable, comme une partie de moi qui m'aurait été arrachée. On dit qu'on ne s'habitue jamais à la douleur, hé bien c'est en partie vrai, mais à force de la subbir, on peut se créer sa propre armure contre elle et je me dégoutais d'en avoir une, car cela signifait la réalité de la difficulté de ma vie, alors qu'en même temps je la bénissais, car je sentais que sans elle, je n'aurais pas surmonté l'annonce de cette mort. Ma tante me fit monter à Reamwen par après et me conta comment avait été ma mère, le contact avec le monde elfique fut très violent car je le voyais avec les yeux d'une adulte pour la première fois, je n'ai parlé à personne et je n'ai pas cherché à identifier les regards que l'on me lançait, la magie du lieu suffisant à mon émerveillement. Je ne me rappelais plus que ce pouvait être aussi beau et différent des cités humaines.
Je pardonnai à ma tante ce jour là, comme j'avais pardonné à mon père. Elle qui ne m'avait pas empêché de partir, qui n'était pas venue me chercher alors que ma mère se mourrait, tout ça à cause de la bienséance et des règles. Mais ce jour là, je me promis d'apprendre à la connaitre, je ne voulais plus perdre ma famille encore une fois.
Sinon, il y eut Marcus, un suivant de la cavalière rouge, sa présence me rappelait tant la communauté où j'avais séjourné avec Tabitha quelques années auparavant. Puis Kaldras, un suivant de Heaum dont le destin avait été de perdre sa famille naturelle pour embrasser celle des membres du temple.
Voila comment commencèrent mes premiers pas sur les côtes d'Opaline ...


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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Dim 28 Oct - 20:50

-Après cette décision de vous installer, avez vous trouvé de quoi vous occuper?
-Plus que je n'en avais espéré ... de bonnes et de mauvaises choses.
-Hé oui la vie n'est pas pavée de roses.
-Elle le devrait.
-Vous êtes une utopiste ma chère.
-On me l'a souvent dit.
*la jeune femme affiche un sourire franc*
-Je vous écoute.
-Lors d'une de mes prières, je reçus un message des fées du cercle de la pierre verte dans la forêt d'Emeraude. J'étais donc allée les trouver au plus vite. Je n'eus aucun mal à retrouver celle qui m'était apparue, elle disperçait des étincelles rouges et se nommait Ilmeila, c'était celle qui avait toujours été la plus attentive à mes chants lorsque je venais passer du temps dans le cercle sacré. Elle me chargeait de rassembler tous les serviteurs de la fille-Nature afin que nous nous oragnisions et nous nous soutenions. Je ratissai la forêt et ses environs dans ce but, appelant Elion, mon frère suiveur qui se remettait rapidement de la peine que je lui avais causée; Merry, l'amie de Mathilde et rôdeuse de Luta; Grumush, un druide demi-orque aux manières rudimentaires; Waldemar, un autre rôdeur de Luta et Galdrien, qui malheureusement ne put être présent lors de la réunion.
Ma pire crainte depuis que j'avais été initiée par Tabitha avait été de croiser une confrérie de Malar, le seigneur bestial, et depuis que j'étais arrivée sur les côtes, je n'avais eu de cesse d'interroger les forces de la nature, fées et même elfes sur sa présence avec le soulagement de recevoir une réponse négative à chaque fois. Pourtant, j'allais bientôt déchanter ...
-Il était là?
-En effet, je croisai un jour un de ses suivants à la grande croisée des chemins. Un homme aux cheveux rouge, à l'ôdeur de fauve et suivit à la trace par un grand loup irsute et agressif. Nous nous opposâmes dès nos premiers échanges de parole, débutant les hostilités. Pourtant ce jour là, je le laissai partir, je n'allais point tarder à le regretter amèrement.
La réunion de la pierre verte eut lieu peu après et nous décidâmes de mettre cette menace en priorité, je chargeai chaque membre de s'occuper d'une région en particulier pour mieux cerner la rumeur ennemie qui planait encore seulement comme un murmure. Pourtant elle était déjà bien plus importante que je ne l'avais imaginé.
Elion et moi trouvâmes en quittant la forêt le corps d'un homme affreusement mutilé, à moitié dévoré et entouré de traces d'homme et de loup. Il ne faisait aucun doute à mes yeux qu'elle appartenaient à cet homme et cette image me retourna les entrailles. Nous le portâmes jusqu'au cercle des fées où Merry nous retrouva. Je priai pour le salut du malheureux et Elion alla l'enterrer près du cercle pour la terre sacré le purifie de son épouvantable agonie.
-Sale coup pour vous, comment avez-vous réagi?
-J'étais effrondrée, certaine d'avoir commis une grave erreur et je m'effondrai en larmes. Je n'avais pas été capable d'attendre le départ d'Elion qui y assista, mais ma fièrté et mon ancien rang noble m'empêchait de le laisser me réconforter comme une enfant et je le repoussai avec plus de violence que je n'aurais voulu. Je tâchai de me reprendre suffisament pour l'envoyer ailleurs et ne me laissai aller réellement que lorsque je fus seule, je constatais avec un amusement ironique que l'orgueil de ma famille m'avait infiltrée comme un poison discrèt et malgré que je prône la tolérance des faiblesses des autres, je ne m'en pardonnais aucune à moi-même.
-Vous êtes drole.
*l'interlocutrice se met à rire*
-Ha bon?
-Vous ne constatez ici qu'une des nombreuses contradictions des êtres humains, elfes, halfelins et tout ce qui est doué d'un minimum d'intelligence. Personne n'est infaillible vous savez et malgré vos pensées utopistes semées de papillons et que sais-je encore, vous n'avez pu vous empêcher d'avoir des attitudes plus sombres. Il faut savoir vivre avec.
-Pourtant je tendais à être meilleure, je voulais ...
-Vous approcher de la perfection? ma chère cela est impossible, la perfection n'est pas un but atteignable car elle est une utopie elle aussi, on ne peut qu'espéré s'en approcher le plus possible, elle ne reste jamais qu'une étoile dans le ciel.
-Vous avez une idée bien pesimiste sur la question.
-Par la force des choses je vous l'assure, dans ma fonction, on ne peut s'empêcher de le constater avec le temps. Mais continuez je vous prie, nous ne sommes point ici pour parler de mes convictions.
-Si vous voulez ... Les premières batailles contre Malar allaient suivrent rapidement après cet événement. J'avais cherché l'origine de l'homme mutilé mais sans succès. Elion m'apprit plus tard qu'il n'était point le seul à avoir subbi ce sort. J'étais allée demander conseil auprès de Marcus, le suivant de la Cavalière rouge car j'avais peur de ne point pouvoir prendre les bonnes décisions et il m'encouragea à ne point devenir le gibier du seigneur bestial. J'étais la chasseresse et je devais prendre l'avantage, il encouragea ma décision d'apprendre à connaitre celui qui me faisait obstacle et j'en fut au moins soulagée.
-Un homme bien ce Marcus.
-Je l'appréciais et l'estimais beaucoup en effet, il était fort martial, mais ses conseils restaient excellents.
C'est en le quittant le même jour, si mes souvenirs sont bons, que je croisai Ethys, la compagne dragonette de ma tante Isil, elle était nerveuse et me fit comprendre que Malar s'était également attaqué aux elfes, ses disciples avaient capturé Isil et d'autres elfes. Elion et Merry me rejoignèrent. Griffith mit un impertinent point d'honneur à nous suivre.
-Pourquoi impertinent?
-Griffith était un paladin d'Ilmater et donc le conflit avec Malar ne pouvait le concerner, ce n'était pas son combat, il n'avait point à s'en meller. J'étais apprement la seule à penser à cela, car Elion, Merry et même Ethys me désapprouvèrent. Je m'inclinai pour cette fois, mais je me jurai que cela ne deviendrait point une habitude. Griffith prit la tête du groupe, comme si c'était à lui qu'était venue cette mission et mon inquiêtude pour les elfes me garda muette. Ethys nous mena. Griffith me demanda de m'occuper des prisonniers avec Merry pendant que lui et Elion s'occuperaient du reste. Son écartement fit bouillir mon sang, mais je ne relevai point l'insulte et m'engageai à retrouver les victimes de Malar. Tous ce déroula parfaitement, comme une mélodie sans fausse note horsmis celle de la mort d'un des otages. Il fut porté par ma tante jusqu'à Reamwen. Les archers du Grand Chêne n'eurent aucun mal à convaincre Griffith de quitter leurs terres et je fus priée par l'archère FlècheNoire d'aller informer le grand prêtre de Labelas de ce qui se passait. Notre entrevue prit la forme d'une entente face à la menace et je sortis du temple avec cette satisfaction. Le combat venait à peine de débuter et il me fallait me dépêcher de continuer à prendre du terrain sur les partisants de Malar.
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Lun 5 Nov - 18:03

-Les elfes ne vous traitaient pas comme une égale je suppose.
-Non en effet, ils s'entendaient bien pour que je garde en mémoire que j'étais une sang-mêlée... Je me souviens avoir beaucoup pesté contre mon père car en plus de la responsabilité de la mort de ma mère dont je l'avais plus que je ne pensais accablé, s'agoutait maintenant l'idée que s'il n'était point venu me chercher j'aurais été accueillie avec plus de chaleur par les elfes de Reamwen.
-Ils luttaient aussi contre la menace de Malar?
-A ce moment là, ils n'étaient pas fort allarmés, tout au plus ils redoublèrent les rondes des archers. Il fallut plus d'événements qui arrivèrent rapidement.
Un soir que je quittais Aldebaran après avoir longuement cherché l'origine des furies, les esprits de la colère dont un homme du nord du nom de Grisevall m'avait imploré de le délivrer lui et village, je m'arrêtai à la grande croisée des chemin pour réfléchir à ce que je ferais ensuite lorsque le suivant de Malar aux cheveux rouge me mit les griffes sous la gorge. Il s'était approché si silencieusement que je ne l'avais point entendu. Il portait un masque de loup ... avec des crocs si ... si terrifiants.
(le jeune fille frissonne)
-Vous avez un problème avec les loups? C'est original pour une druidesse.
-Les loups ne me posent point vraiment de problème, ma vraie frayeur est celle des loups-garou dont mes deux frères cadets me contaient souvent les pires histoires, vroies ou non, mais toutes terrorisantes. Depuis cette époque, j'ai toujours eu beaucoup de mal. Or ici, le malarite en portait le masque tout en se tenant debout et il ne me fallut pas un claquement de doigts pour penser que j'étais à la mercie d'un garou. Il m'emmena à l'écart sous l'obscure manteau de la nuit et c'est lorsque nous passâmes devant un garde, il ôta son masque, m'ordonnantde continuer sans un mot, sans un geste. Acceptant petit à petit que c'était à un homme tout simplement que j'avais à faire, ma peur s'envola et je lui suivis sans faire d'histoire, ce qui était encore le meilleur moyen d'en savoir plus sur mon ennemi. Le pari était risqué mais j'avais hérité de Tabitha ce goùt pour les défits, surtout dangereux.
Il m'entraina dans un grotte qui communiquait avec la plage, ej savais qu'elle était infestée de gobelins, mais ce que j'y vis me fit douter de mes chance de réussite sur ce coup-là. Un énorme monstre nous attendait, une sorte de ... gros cafard en armure.
-ça se présentait méchament mal pour vous ...
-Oui, je n'était pas stupide au point de ne pas m'en rendre compte. Mais si le malarite m'avait laissé en vie il y avait une bonne raison, il voulait savoir l'endroit où reposait l'Emeraude de la forêt et son cercle. Il me laissa des marques violentes car je refusai de parler ...
(la jeune femme tend sa joue sur laquelle demeurt 2 lignes courbes de peau plus blanche)
(son interlocutrice grimace)
-Vous avez cédé?
-J'aurais préféré mourir, mais je ne tenais pas à pérrir ici et de cette manière, je récoltais le fruit de mon imprudence et je devais vendre chèrement la peau. Il évita la plupart de mes coups donnés avec maladresse, et ses griffes ne cessaient de m'enserrer la gorge. Finalement il m'enfonça une main griffue dans le ventre et m'arracha une partie de la peau, exposant une partie de mes entrailles.
(la jeune femme devient blème et tremblante au fur et à mesure)
La douleur était insupportable, mais en rassemblant toute ma volonté, je pris appuis sur le mur de mes deux bras et propulsai mes jambes dans son ventre. La surprise était trop grande pour lui et j'eus la présence d'esprit de me souvenir d'un sort de la Toile que j'avais acquis récement, il me gratifiait d'un vitesse supérieure, mais de très courte durée, je devais faire très vite. Malheureusement j'en oubliais la grosse bête qui veillait entre moi et l'entrée de la grotte. Malgré ma vitesse, il me fit trébucher et m'enserra la cheville. Le malarite se reprenait, l'air plus agressif et terrifiant que jamais ... je n'ai jamais oublié l'éclat rouge dans ses yeux qui brillait à la lueur du feu, un vrai démon ... La peur qu'il me communiqua sembla décuplé la force de ma panique et j'administrai un coup de pied dans la main du monstre qui lâcha prise. Je perdais beaucoup de sang, notament dans mon visage, brouillant ma vue, je n'hésitai qu'un instant à me battre avant de d'opter pour une sage retraite. Je n'étais pas de taille, je n'en avais pas la force. Dehors il faisait grand jour et l'éclat du soleil me fit trébucher, je n'arrivais plus à me relever ... Déjà les lourds pas du monstre s'approchaient ... je rampais de mon mieux avec toutes les forces qu'il me restait... J'allais perdre la partie ... j'allais être ramener et cette fois, plus moyen de m'échapper ... le malarite me tuerait ... C'est à ce moment que retentit un galop de cheval, celui de Marcus et de Gladrien. Mais le monstre était maintenant au jour lui aussi et il courrait à ma rencontre. Mes alliés allaient arriver trop tard! Et là des taches blanches ou noires je ne sais plus dansèrent devant mes yeux et je me sentit appée par les ténèbres...
-C'était bien le moment ...
-Trop de sang perdu, mais je pense que je m'éveillai peu après, je me rappelle l'avoir constaté en voyant que le soleil n'avait pas beaucoup décliné ... Marcus était à mon chevet, Galdrien tenait les gobelins qui avaient suivit le gros cafard. Griffith arriva peu après, puis Elion. Ils décidaient d'entrer, mais c'est à ce moment là que les ténèbres me reprirent.
-Vous étiez une vraie truite à cette époque!
-J'étais bien amochée! Et les dégats internes étaient plus grands encore. Mais je m'éveillai ensuite dans le temple d'Ilmater, Griffith à mon chevet. Les autres nous rejoignirent plus tard, ils n'avaient pas trouvé l'homme. Merry vint prendre de mes nouvelles à son tour, mais je ne restait pas jusqu'à mon complet rétablissement. J'avais besoin de retrouver la forêt qui m'apaisait, de m'allonger sous l'Emeraude qui me procurait tant de bien-être ... Mais une fois arrivée, j'eux peu de temps pour me reposer car rapidement, des panthères de Malar attaquèrent. Grisevall et Kamlio, une garde d'Aldebaran étaient là par chance, car seule avec des gardiennes-fées, nous n'aurions point tenu. Les fées me conseillèrent d'en informer les druides de Reamwen et ne pensant point à mes utures fraichement cousues, je courrai au temple de Labelas. On m'y parla d'une druidesse du nom d'Evaniel qui par le passé avait tenu Malar en respect, mais dont les enseignements s'étaient perdus à mon plus grand damne. Merry et Galdrien m'y rejoignirent et nous rentrâmes au cercle de l'Emeraude. Un treant y était arrivé pour renforcer la protection et je me postai à ses côtés. Griffith arriva ensuite et avec l'aide d'un voyageur dont les pensées me rebutaient un peu nous décidâmes de remonter la piste des panthères dont les assauts ne cessaient pas.
Nous tombâmes sur un combat entre deux panthères, l'une d'elle nous avait parlé peu de temps auparavant, nous accusant d'avoir assassiner sans mercie un de ses compagnes. Je devais me racheter, aussi sortai-je mon arc dans l'instant et commençai à assahir de flèches son adversaire. Je captai son attention alors que celle que je couvrais avait les flans en sang prête à tomber. Je lançai mon arc, attrapant ma hallebarde pour entamer le corps à corps, mes mouvements étaient fuides malgré ma blessure au ventre qui me lançait et alors que mes jambes étaient ensanglantées sous ses griffes, je l'achevai d'un puissant coup. Griffith s'empressa de me soigner tandis que je mettais mes dernières forces pour soigner à mon tour notre allié félin. Il remercia mon geste avant de s'évaporer.
-ça ne vous choquait pas plus que ça une panthère parlante?
-Je me devais de ne pas l'être; malgré que je n'en eus jamais vu, ma dame était aussi la reine des animaux doués de paroles et je leur devais le respect et l'attention.
-J'ose à peine imaginer votre état après toutes ces aventures.
-Il n'était pas brillant et pourtant c'est à ce moment qu'apparu la dame FlècheNoire, maitre-archère de Labelas. Je lui expliquai la situation et elle annonça qu'elle me mènerait devant l'oratrice pour m'expliquer, renvoyant Griffith et Erwan hors de la forêt. Malgré le ton détaché de l'archère, je reçus la nouvelle comme l'effet d'une boule de feu.
-Rencontrer l'oratrice? POur lui parler de Malar? Personne ne pouvait le faire à votre place?
-Je me rappelle m'être posé la question, mais ce qu'il arriva lors de cet entretient l'ajourna. Je tâchai de rassembler mes idées alors que j'entrais dans la salle du trône, il ressemblait à celui de la dame de la cité où j'avais passé mon enfance et c'était aussi merveilleux qu'étrange. Une vague de nostalgie m'envahissait et je devais rassembler toute ma volonté pour garder l'esprit clair, la dame ne pardonnerait sans doute pas les bégayements d'une gamine de 19 ans. Je rassemblai mes souvenirs des convenaces que m'avait apprises ma mère, ne jamais regarder dans les yeux ou parler sans y avoir été invitée; montrer son respect et surtout ne pas contredire ou tourner le dos. La dame m'appela à devenir la druidesse attitrée d'Emeraude hors de la cité de Reamwen. Les idées se bousculaient dans ma tête et étant incapable d'y mettre bon ordre, la seule idée qui s'imposa à moi était d'accepter avec tout l'honneur que cela représentait. Je fus ensuite emmenée aurpsè de l'esprit-seigneur de la forêt qui m'expliqua en quoi consiterait ma tâche, comprendre, aider et protéger la forêt ... Il me bénit et me donna congé.
-C'est ainsi que vous êtes devenue un des marraines de la forêt?
-En effet. Cette attribution me remplissait de fièrté et d'amour pour Emeraude qui m'avait ouvert ses bras ... Mais je ne pouvais m'empêcher de penser à ma totale liberté que je perdais, plus question maintenant de partir, j'étais comme responsable d'un enfant qui demandait plus d'attention et de vigilence que n'importe quel bébé. Mais fille-Nature était devenue ma filleule et je jurai de remplir mon rôle comme l'avait fait Evaniel avant moi ...
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Lun 12 Nov - 17:55

-Comment avez-vous vécu cette tâche?
-Dans un premier temps, plutôt bien, j'étais reconnue par les animaux, par les arbres et par toute chose qui pousse. Et tandis que je recherchais les enseignements d'Evaniel, mes liens avec certains habitants des côtes se renforçaient.
Je voyais souvent Maltilde soit elle venait me voir soit moi je m'avançais jusqu'à Aldebaran, mais nos différents modes de vie nous tenaient à l'écart et nous en avons beaucoup souffert.
Merry était également souvent près de moi, étant elle-même une protectrice de la Nature, je le croisais presque tous les jours, j'aimais profiter de son humour et de sa bonne-humeur.
Kamlio, la garde d'Aldebaran, fut parmi celles de qui je me rapprochai le plus, paradoxalement alors qu'elle était fille des villes. Elle avait un lien particulier avec sa lame qui se nommait Cogito, mais la lueur de perdition dans ses yeux avait toujours un peu éveillé ma méfiance jusqu'au jour où elle vint m'en parler. Elle cherchait un but dans sa vie, un but pour l'âme unique qu'elle formait avec son arme. J'essayais de lui porter conseil du mieux que je pus et constatai par la suite que cela portait ses fruits, en plus de nous avoir rapprochées. Avoir une autre amie de mon âge était un vrai plaisir, même si tout nous opposait.
Kamlio avait une disciple, enfin, une élève de combat, une paysane du nom d'Argent, son langage et son éducation étaient plus que rudimentaires, mais je lisais en elle une grande volonté de bien faire et une bonne humeur rafraichissante. Je me rappelle l'avoir rencontrée dans les premières heures de mon arrivée, avec Griffith nous avions retrouvé un cheval dont elle avait la garde et il me semble que ce soit après cet événement qu'elle décida de se former aux armes.
Elion n'avait pas oublié l'amour qu'il me portait, mais mon refus ne le décourageait pas, nous passions de longues heures ensembles à discuter, à parcourir la forêt, il devenait un vrai frère et un de meilleurs amis.
Anyndir, un demi-elfe de Reamwen, adepte de la Toile, dont les premiers conatcts avaient été plus que mouvementés. Il s'était vu confié un anneau par la dame de Reamwen pour le mettre devant la réalité d'un chemin que dirigerait Shar ou un chemin baigné de lumière. Je n'eus pas le fin mot, mais à le voir par la suite de temps à autre, ce problème fut résolu et de la meilleure manière possible.
Il y avait aussi cette jeune elfe, Sywe, le secret qu'elle m'avait confié, je jurai de ne jamais le divulguer, aussi me tairai-je encore aujourd'hui, mais cela la faisait vivre dans le mensonge, chose que je pardonnais rarement mais puisqu'ici c'était pour la bonne cause ... Elle désirait plus que tout se rapprocher des autres, mon instinct m'imposait de lui faire confiance et je me pris d'une affection très partciluière pour elle. C'était comme une autre petite fille que je prenais sous mon aile, tout comme Emeraude. Je me rappelle même ...
(la jeune fille a un petit rire)
... un soir que je discutais avec Elion, nous vîmes, perdu dans la forêt, Baël, un humain suivant de Kelemvor dont Sywe m'avait confié son amour pour elle. Mon insticnt maternel me poussa debout pour le mettre en garde de quelque mal qu'il puisse lui faire. Le pauvre en devint rouge de gêne!
Et puis il y avait Griffith ....
(la jeune femme marque une pause après avoir soupirer)
-Le paladin d'Ilmater que vous trouviez impertinent?
-Lui-même, il me demanda un soir alors que nous étions seul, s'il pouvait demander à ma tante Isil la permission de me courtiser. Cette simple phrase m'avait ramenée tant d'années en arrière que je ne le crus pas au début. Je me rappelle de quelques fils des seigneurs allentours au château de mon père qui m'avait fait déjà une telle demande, les noms de Cuthbert et Alain me reviennent encore en mémoire. Mon père, amusé, avait accepté, mais pour leur plus grande perte, j'avais deux grands frères du genre joueurs et facécieux, les pauvres s'étaient cassés les dents et j'avais bien rit. Rien que l'idée que Griffith allait demander cela à ma tante Isil dont la trahison de mon père qui lui avait pris ma mère était mine de rien encore fraiche dans sa mémoire, me donnait pitié de lui, elle allait le massacrer.
-Vous n'étiez pas tendre non plus, vous n'aviez pas essayé de l'avertir?
-A vrai dire, cette demande m'amusait beaucoup, cela avait eveillé ma conscience de petite fille et même si ça ne me rendait pas fière, je n'aurais manqué pour rien au monde un renvoi expéditif en règle de la part de ma tante, comme le faisaient mes frères autrefois.
-Et elle le fit?
-Mais non même pas! Je veux dire, oui, il a sué, elle a commencé par le descendre en flèche, lui déversant les pires insultes à croire que sa demande avait été au moins pire que s'il lui avait craché à la figure avant d'en rire.
Pourtant, elle finit par lui accorder une saison pour parvenir à ses fins avec moi, mais de façon vertueuse bien sur, de ne jamais me faire pleurer, et d'engager sa vie pour la mienne dès que cela serait nécéssaire. Elle nous désigna un chaperon aussi par un sortilège étrange et ce fut la tâche de Lilia une moine demi-elfe que j'avais croisée déjà auparavant.
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mar 20 Nov - 15:54

-Vous aviez le temps de gerrer une histoire d'amour vous?
-Ben pas vraiment enfait ... D'autant que les choses semblaient se préciser dans la forêt. Kamlio avait en plus solicité mon aide pour une autre affaire externe mais fort importante, d'après les rumeurs et dont certaines de sources certaines, un couple de dieux dragons ennemis allait s'éveiller comme cela avait été le cas 300 ans auparavant. Je vous laisse deviner que leur champ de bataille serait les côtes même. Aussi nous avions décidé avec Merry de partir vérifier la présence d'un dragon noir dans les anciens marais. Griffith nous y avait accompagné, ainsi que Baêl et Marcus mais ces deux-ci durent rebrousser chemin en cours de route après un autre incident ...
-Mais vous les cherchez les ennuis ma parole!
-Been, non, mais j'aime mener mes promesses à bien.
-C'était quoi cet autre incident?
-L'apparition d'un Lion de Nobalion.
-Le demi-dieu roi des animaux?
-Lui-même, il m'avait envoyé un émissaire pour me remercier de ce que j'accomplissais pour la forêt ainsi que me mettre en garde de la chasse de Malar qui avait juré de faire tomber ma tête.
-C'est tout?
-Sur le moment oui, mais il revint plus tard également, j'avais été avertie par un nain du nom de Ririk Arn Manteau de Piété que le Lion me chercherait et viendrait me voir au bosquet. Et en effet, il le fit. Cette fois pour m'apprendre la présence d'un chemin des esprits que je devais trouver, car il n'apparaissait que lorsque la forêt était en danger. J'allais consulter les ouvrages de Labelas et le maitre Archer, la dame FlècheNoire, m'informa que les éclaireurs de Reamwen avaient déjà trouvé le chemin. Elle m'y mena, mais il ne nous fallut pas beaucoup de temps avant de comprendre que d'y pénétrer équivalait à un suicide, le chemin était infesté de créatures et d'elfes sauvages maléfiques. FlècheNoire me conseilla de réunir des personnes que je qualifierais à la hauteur pour y pénétrer. J'avais bien une idée, mais même avec toute la volonté du monde, il m'apparut clair que pour l'instant, nous ne serions jamais assez fort pour en affronter les dangers, aussi décidai-je d'attendre et de me perfectionner avant de lancer cette aventure.
-Et le dragon noir?
-A vrai dire, et je n'en suis pas fière, je n'en vis que la silhouette dans le ciel, car lorsque nous arrivâmes sur ses terres, des hordes de requins terrestres et de créatures éclipsantes nous tombèrent dessus ... le reste est un grand noir jusqu'à mon éveil dans le temple d'Ilmater.
-Il devait commencé à vous connaitre ....
*la jeune fille se gratte doucement le bout du nez*
-Moui ...
-A croire que vous le faisiez exprès pour être dans les bras de Griffith ...
*l'interlocutrice lance un petit sourire en coin*
-Mais pas du tout! C'était des circonstances!
-Et que ressentiez vous pour lui?
-A vrai dire je n'en savais rien, je ne pensais pas ressentir de l'amour et Grisevall me dit une fois alors que j'étais allée lui rendre visite à Landraken que si je ne l'avais pas encore ressenti, cela ne vallait pas la peine de m'y forcer.
-Quoi il attendait une ouverture de son côté?
-Qui? Grisevall?
-Oui.
-Non pas vraiment, il m'avoua ce même jour qu'il m'aimait lui-aussi, mais qu'il m'aimait comme j'étais, libre. Ces paroles m'ébranlèrent ... Je me rendais compte qu'en acceptant un homme de mon coeur, je continuerais à restreindre ma liberté et cette pensée me fit peur. J'avais déjà accepté de confiner mes pas dans la forêt d'Emeraude, j'en était heureuse, mais également consciente que j'avais accepter de perdre une partie de mon bon vouloir. Tant de gens me poussaient à céder aux avances de Griffith, Merry, Lilia, Marcus derrière ses rares sourires, Sywe, et surement d'autres qui ne disaient rien mais n'en pensaient pas moins.
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Jeu 29 Nov - 16:53

-Les choses ont par après commencé à empirer de tout côtés... Tout d'abord la mort de Grisevall qui me frappa de plein fouêt, il vint me voir un soir au bosquet, me prévenant de la présence d'une elfe malintentionnée qui attaquait les gens dans la forêt. Mon sang ne faisant qu'un tour, je lui demandai de me mener où il l'avait vue, Kamlio sur nos talons. Mais profitant d'un moment où nous étions seul tous les deux, il me frappa et je tombai inconsciente. Je ne m'éveillai que quelques heures plus tard, attachée à un lit dans l'auberge de Landraken, Grisevall tournait dans la pièce comme un lion en cage et ses yeux avait une lueur de folie, c'était insoutenable ...
-Hé bien pour un ami, il avait de droles d'idées...
-Il était retourné à son village, ceux qui n'avaient pas désertés ou n'étaient pas partis chercher de l'aide étaient entre la vie et la mort et Grisevall sombrait dans la folie et le desespoir. Il me demandait avec insistance de rester auprès de lui toujours et de chanter encore, car c'était la seule chose qui couvrait les voix des furies qui ne le lachaient plus. J'essayais de lui faire comprendre que c'était impossible, mais il hurlait, s'énervait et j'avais peur que d'un accès de folie, il ne prenne ma vie. Il finit par me détacher et me mena vers la porte de la sortie et à travers les voix de Kamlio et d'Argent que j'entendais derrière la porte, il me demanda de ne jamais l'oublier ... Puis il ouvrit la porte ... et chargea ceux qui se trouvaient derrière ...
-Mais il voulait ...!
-Mourir oui et en vue de la désespérance qui brillait dans ses yeux, son action faute de me surprendre me plongea dans la détresse, ma sécurité n'avait plus d'importance, je devais l'arrêter. Surtout qu'il mit au tapis Elize, un rôdeur que j'avais rencontré peu de temps auparavant et une elfe que je ne connaissais pas. Mais il ne m'entendait déjà plus et Kamlio lui offrit le coup fatal ...
-... Hé bien ....
-Nous amenâmes les blessés au temple d'Ilmater de Landraken, nous leur laissâmes le corps de Grisevall avant de partir, laissant là cette histoire terminée et sanglante.
Kamlio m'emena dans une chambre d'auberge pour me parler, je sentais un réconfort dans sa voix, mais elle gardait toujours cet air impitoyable, rustre auquel j'avais fini par m'habituer. Je finis par prendre le chemin de la forêt, arrêtée encore il me semble par les histoires de coeur de Sywe que je pris avec moi au bosquet.
-Les morts touchent toujours autant les vivants, savoir que l'on en peut plus rien pour eux, que leurs présence ne sera plus jamais ...
-Je gardais Grisevall dans mon coeur comme l'homme m'ayant dit la plus belle parole d'amour avec celle que ma mère m'avait dite ...
-Qu'elle était-elle?
-La phrase exacte s'est perdue, je ne garde que l'intention, en gros il me disait ... " Je t'aime Mirayellis, mais uniquement parce que tu es libre et sauvage, ne prends jamais personne à tes côtés et je t'aimerai toujours".
Cette phrase ne fut jamais oubliée durant les complications de mes relations avec Elion et Galdrien.
-Complications?
-Oui, le premier ne démordait pas de son amour pour moi et cela le rongeait tant et tant qu'il me poussa à faire un choix. Galdrien s'était rapproché de moi jusqu'à me faire une décalaration mais ma réponse était toujours la même. Il s'arrangèrent entre eux pour donner toutes ses chances à Elion. Sur le coup, je le pris mal, car j'avais à nouveau l'impression d'être sous l'autorité d'une cour seigneuriale qui faisait les choix pour moi, me dirigeant discrètement et influençant mes choix. Je les aimais d'une affection immense, je le pris pour de l'amour ne n'ayant jamais éprouvé jusque là. Mais je ne pouvais me résigner à une histoire d'amour au milieu du gêpier dans lequel nous étions, je voulais que mes pensées restent forcalisée sur la guerre dans la forêt.
-A oui, la guerre ... comment avançait-elle?
-Rapidement et soudainement. Un soir que Kamlio et moi nous prenions le bec au sujet de mes priorités, à ce que je me souviens, j'ai oublié cette discution, Galdrien vint me chercher car des morts-vivants avançaient sur la route de l'est, celle-là même qui liait la forêt avec la croisée des chemins. Je pris Mati par la main et l'entrainais avec moi dans cette même direction. Lorsque nous arrivâmes c'était déjà terminé, mais une seule pensée s'imposait, dans quel état était Emeraude? Je bousculais tout sur mon passage pour m'y rendre suivie de Marcus et Mathilde. Et c'est alors que je m'assurais que tout y était en ordre que ... L'Emeraude disparu.
-Quoi??
-La pierre qui tronait dans le bosquet s'évanoui sous mes yeux. J'avais d'abord pensé à un vol, un mage ou un druide très puissant, mais les elfes de Reamwen m'affirmèrent que si Emeraude avait disparu c'était d'elle-même, de peur elle avait pris la fuite et bien sur le cercle des druide me tint pour responsable. Elion était avec moi ce jour là et nous nous défendîmes avec rage. Je reçus la mission de chasser Malar définitivement, alors seulement je pourrais retrouver mon titre de druidesse du bosquet. J'acceptai.
-C'est beau de parler quand on n'a pas levé le petit doigt.
-Leurs avis ne m'interessaient pas, seule Emeraude comptait. Je devais traverser le chemin des esprits et chercher là-bas, car malgré des jours entiers de recherches, je n'avais aucun indice. Mais le lieu était extrèmement périlleux, aussi allai-je quérrir d'aide de Marcus, Kamlio, Baël, Galdrien et Elion, ainsi qu'un nain qui nous rejoignit en route. Nous nous frayâmes un chemin sur la terre sacrée au milieu des elfes sauvages sous l'autorité de Malar et semâmes le trouble, décimant leurs forces. Mais arrivé au bout, il n'y avait rien en dehors d'un autel de sacrifices. J'étais déçu tout en étant satisfaite d'avoir enfin avancé et marqué des points.
J'allais vite déchanté, car alors que Elion, Galdrien et moi allions soigner nos blessures chez Labelas, Kamlio vint nous prévenir que l'ancien bosquet était pris par les malarites, qu'ils y sacrifaient des elfes et des paysans sans pitié.
-Ho le sale coup!
-Je coupai court à nos repos pourtant bien mérités et courrai le constater de mes yeux, mon but était moins de les mettre dehors que de le voir les faits, j'avais pris toutes les précautions, mais cela ne servit à rien, nous fûmes remarqués, attaqués et je vis Elion et Galdrien succomber. Je battis en retraite avant de me faire rattraper sur le route. Je ne sais ce qu'il arriva exactement, mais j'ouvris les yeux dans le temple d'Ilmater, sous les yeux rongés par l'inquiêtude de Griffith. Je me rappelle avoir craqué, c'en était trop. Pourtant le destin de mes amis ne me permettait pas de me laisser aller et j'entrainai Griffith vers la forêt. J'avais du rester longtemps inconsciente car il y avait eu une bataille entre les malarites et les elfes que Kamlio était partie chercher en renfort, Galdrien et Elion avaient été conduits au temple de Labelas pour y être soignés. Mais cela les avait trop marqués et je sais que cela les fit s'éloigner de moi, Galdrien m'annonça quelques jours plus tard qu'il retournerait à sa vie de voleur loin de cette guerre lorsque sa parole d'Emeraude aurait été accomplie. Elion ne supporta pas mon refus continuel à ses avances en faveur d'Emeraude. Seul Griffith comprenait ma décision et c'est avec son sourire comme dernière image que je partis dans les profondeurs de la forêt, seule, pour chercher la force nécéssaire pour sauver la forêt ...
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mar 4 Déc - 17:26

-Qu'y avez vous trouvé?
-J'y avais trouvé de la force, plus de volonté et je passais aussi de nombreuses heures à méditer et parler à la Forêt, j'invoquais les dieux afin qu'ils me guident. Souvent lorsque je croisais des voyageurs, perdus ou simplement désireux de traverser, je les guidais vers une sortie proche en leur demandant de redoubler de prudence et de faire passer la rumeur qu'il était plus prudent de prendre d'autres chemins que ceux de la forêt en ce moment. Je cherchais des alliés et faute de trouver les panthères, je rassemblai tout mon courage et allai voir les draketerres.
-Pas froid aux yeux hein ...
-Ils comptaient parmi les plus puissants de la forêt et je n'avais plus vraiment le choix. Dénoral, mon daemon-blaireau, avait déjà passé la matinée à m'en empêcher, mais j'y allai malgré tout, mes armes rangées, mes intention de négociations mises en avant. Le dragon que je choisis était blessé, une grosse plaie ruisselait sur ses flans et d'autres sur la patte.
En me voyant ainsi, il ne m'attaqua pas et m'autorisa à prendre la parole. Je ne pus obtenir une alliance claire et nette uniquement une assurance qu'il en parlerait à ses congénaires, mais je dus en preuve de ma bonne foi, soigner ses plaies. Je ne m'étais jamais approchée si près et l'haleine pestilentielle qui émanait de sa gueule ne me permit que de soigner ses blessures en partie.
C'est avec cette maigre récompense que je quittai les lieux, promettant à mon tour que je préviendrais les autres protecteurs de laisser les draketerres en paix.
Et en fin de parcourt, je retrouvai l'Emeraude ...
-Haaaa! Enfin de bonnes nouvelles!
-En partie parce que bien je puisse la distinguer et ressentir sa force, je ne pouvais l'approcher, elle était enfermée derrière une porte et les fées qui la gardaient n'entendaient pas mes paroles implorantes ... Je partageai ma découverte avec Elize et refusai que la porte soit forcée. Si ma chère Emeraude préférait rester là à l'abris je n'irais pas contre sa volonté et caressai le doux rêve de pouvoir bientôt franchir les portes closes.
-Enfin, malgré cela vous aviez acquis certains atouts, et ça devait être encourageant.
-Je l'admets, la vision de la pierre avait encore ajouté à ma confiance, les dieux ne m'avaient point abandonnée, et contrairement au cercle de druides, ils gardaient foi en moi.
-Le cercle était encore contre vous?
-Ils désapprouvaient ma vision du lien entre la forêt et son extérieur. Un soir, j'appris qu'ils avaient gagnés Elion de leur côté, forçant les gens à ne plus mettre les pieds dans la forêt. N'ayant pu me détourner de la vision que j'avais reçue de Tabitha à propos de la fille-Nature, ils avaient décidé d'accorder leurs faveurs à Elion et j'en fus verte de rage. Mon ami en était réduit à mettre de côté la parole de Lurue en faveur de celle du seigneur de la forêt et cela me mit hors de moi.
-La remise en cause de l'autorité, mais un seigneur de la forêt tout de même, vous ne vous attaquiez pas à trop fort parti?
-En ce qui me concernait, je respectais l'esprit, il était sencé incarner l'âme de la forêt, pourtant il n'était pas au dessus de la volonté des dieux, et pour moi seule cette dernière faisait image de loi. Or, ils ne s'étaient pas détournés de moi, ne m'avaient pas fait comprendre qu'ils désapprouvaient ma conduite. La remise en question de toute chose, surtout de l'autorité était un des enseignements que je n'avais jamais oublié car c'était la voie de la liberté, de la libre pensée. Une forêt enchainée n'était pas l'image de la Nature que Tabitha m'avait apprise.
-Comment réagit Elion?
-Nous nous affrontâmes avec hargne un soir, sous les yeux de Griffith et de Baël, mais finalement il se rangea de mon côté et décida de retourner voir les druides.
-L'union fait la force, c'est bien connu, il fallait garder vos amis près de vous.
-Oui, même si le cours des choses avait tendance à en éloigner certains ...
-En plus d'Elion?
-Oui.
-Qui d'autre?
-Kamlio ...
-La guerrière avec son épée Cogito?
-Elle-même, un soir que j'avais poussé ma marche jusqu'à la croisée des chemins et que je partageais un repas avec Marcus, elle nous rejoignit et m'entraina à l'écart. Elle n'allait pas bien et cela m'inquiêta, mais avant que je n'ai réussi à la convaincre de me parler, elle m'endormit et m'entraina dans une fermette de la plaine des rois où elle m'attacha à un lit. Je me reveillai baillonée et entravée, Kamlio à mes côtés.
-Mais ça devenait une marotte!
-Oui, j'ai même cru que j'avais été ramenée auprès de Grisevall, mais la réalité du visage de Kamlio chassa vite cette idée.
Elle ne portait pas Cogito sur elle et ce détail m'inquiêta. Elle vint s'allonger tout contre moi, défaisant mon baillon et il m'apprut assez rapidement qu'elle ne cherchait pas uniquement de l'affection...
-Naaaan, vous rigolez??
-J'aimerais vous dire que oui, mais ce serait mentir. Sa voix était mielleuse et sa main se promenait sur mon corps avec une douceur que je ne lui connaissais pas, mais ce qui me faisait peur c'était ses yeux, ils reflétaient une coinvoitise, une luxure que je n'avais vue que dans le regards de certains hommes que je m'étais bien gardée d'approcher.
-Et qu'est-ce que vous avez fait?
-La frapper, indépendament du fait que je ne parvenais à me défaire de mes liens, étaient au dessus de mes forces. J'aimais énormément Kamlio et avais accepté les défauts que je lui avais vu pour cette amitié que je pensais réciproque et saine. Je n'avais pas imaginé que les visites de plus en plus récentes masquaient non cette affection mutuelle mais un désir plus sombre. J'essayais de la résonner, malgré tout mon désarrois et elle finit par me laisser partir en me glissant un parchemin contenant une chanson qu'elle voulait m'entendre chanter. Ce moment brisa notre amitié et je savais que désormais, même si les choses finiraient par se tasser, Kamlio me ferait toujours peur ... pourtant je devais lui pardonner, car une phrase que je pronais ne cessait de s'imposer à moi ... Seul le pardon mérite ses soldats ...
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MessageSujet: Re: Mirayellis Nyirillan Cyl'Moaï   Mar 29 Jan - 17:30

-Y êtes vous parvenue?
-Pardonnée oui, mais jamais oubliée et tous nos contacts qui en découlèrent portèrent la marque de cette nuit ... Mais Kamlio avait un grand besoin d'être sauvée, tout en elle appelait à l'affection lorsque nous nous retrouvions seules et j'essayais alors de toutes mes forces de l'accepter telle qu'elle était et de la réconforter.
-Vous êtes à la fois fragile et volontaire, je parie dès lors que vous avez un tas de peurs incontrolables.
**l'interlocutrice a un petit sourire en coin**
-Ma foi ...
**la jeune fille sourit**
... effectivement oui, j'ai peur de plusieurs choses que je me suis efforcer de combattre toute ma vie, dans certains cas j'y suis arrivée dans d'autres non. Par exemple ma claustrophobie. Je me rappelle d'une nuit, j'étais allée jusqu'à la croisée des chemins avec ma tante Isil qui semblait se faire à l'idée de s'ouvrir au monde et nous avions vu Baël sur le chemin des fermes, nous y avions été attaqués par un golem d'os monstrueux que le suiveur de Kelemvor avait mis en déroute. J'étais quant à moi partie chercher de l'aide et étais tombée sur Griffith et Argent. Peu après cette dernière fut solicitée par des guetteurs du prisme, un cercle de gardes très penchés sur l'histoire des dragons. Baël l'accompagna et après un coup d'oeil sur la nuit qui était encore jeune je les suivis. Là-bas, Kamlio nous rejoignis et le guetteur nous montra une stèle dans une pièce qui n'était point sencée exister ... et qui se brisa lorsque Argent mentionna le nom de Pelendralaar, le dragon doré, un des deux dracosirs dont la venue commençait à se préciser et avec elle, la promesse d'un conflit ravagueur. Sous cette dale se trouvait un sous-terrain et nous décidâmes de l'emprunter.
-Sous-terrain ... claustrophobie, ça s'annonçait mal pour vous.
-Exactement. Nous avons déambulé dans un labyrinthe avec pour nous escorter uniquement les ténèbres et des flaques sombres nous suivant et nous agressant. Les autres ne semblaient point opprimés par tout ceci et je faisais des effort surhumains pour les suivre, Baël me soutenant de son mieux. Nous passâmes à travers des enigmes, de puissants golem-gardiens, des sépultures et des fresques que ma peur empêchait d'observer. Dans la dernière salle, toujours plus enfuie, où même le souvenir du ciel ressemblait à une lointaine illusion, nous entendîmes surgir d'une tombe sans nom la voix d'un chevalier du nom de Milo dont le corps n'avaient jamais trouvé la sépulture qui lui avait été attribuée.
Pelendralaar parlait à travers son chevalier, nous annonçant qu'une menace s'avançait du ciel sous la forme de ce que nous avions pris pour une boule de feu, mais qui était en réalité des Tisons, des corps dont le dernier serait la prochaine incaranation du dragon jumeau et maléfique de Penlendralaar, Elegmorgastaar. Tout se déroula comme dans un rêve, ou plutôt un cauchemard, les murs autour de nous me donnaient l'impression de se resserer lentement et j'avais à peine conscience de l'annonce qui nous était faite ... Cette peur jamais je ne m'en débarassai.
-Qoi d'autre comme phobie?
-Celle de la mer. Mais comme j'ai toujours mis un point d'honneur à en rester loin, et surtout des bâteaux en général, je ne sais trop si elle se dissipa. Bien qu'une fois je dus en faire fi car des vies et des libértés étaient en jeu, celle de Mati la première.
-Comment cela?
-Un jour que je venais juste de retrouver un ouvrage de la druidesse Evaniel, quête qui m'avait été donnée par Nahtan, druide du cercle de Reamwen. Je ressentis un malaise que je connaissais bien, ma nuque ne cessait de me démanger et c'était signe généralement que ma chère amie était en grand danger. Inquiête je me métamorphosai en louve et gagnai Aldebaran pour m'assurer de sa sécurité. Sur les quais, je vis Kamlio qui m'évita de me faire embrocher par la garde. Mes yeux à la couleur peu commune ont toujours trahis mes formes animale et Kamlio me reconnu aisément, m'emmenant vers un bâteau à quai, celui d'étranges mages dont nous n'avions plus le doute qu'ils appartenaient à la confrérie des mages pourpres de Thay.
-Et donc grandement dangereux!
-Oui, mais sous un pretexte futile, Kamlio parvint à monter à bord et je la suivais de près sans dévoiler ma veritable forme. Elle avait de forts soupçons au sujet d'un commerce d'esclaves humains dissimulé sous celui de peaux vertes et voulait en avoir le coeur net. Voyant le propre peur de Kamlio à propos de la mer, je pris la résolution d emettre la mienne de côté et scrutai le sol, et j'y découvris sans mal l'ôdeur de Mati qui menait ma truffe vers la cale. Kamlio dut sortir ses galons pour nous y faire pénétrer et c'est lorsqu'il fut descendu avec nous qu'il nous attaqua, car nous avions découvert les esclaves humains. Je tombai la première et parvins de mes dernières force à soigner mes plaies les plus mortelles. Pendant ce temps Kamlio avait réglé le compte des deux mages restant et les esclaves furent libérés ainsi que Mati à mon grand soulagement. Nous laissâmes derrière nous ce bâteau et la mer.
-Vous aviez pu arrêter tous ces mages de Thay?
-Je ne sais, le capitaine du bâteau fut assassiné dans sa cellule même alors que Kamlio tentait de l'interroger par un homme en capuche noire qui pris ensuite la fuite sans que je puisse retrouver sa trace. Tout n'était donc point terminé.
-Sinon quoi d'autre comme peur?
**l'interlocutrice affiche sans gêne sa curisoité et son engouement**
-Hé bien, il y en a une que j'ai su vaincre ... C'était celle de prendre un compagnon. Je n'avais point compris jusque là que cette peur était née de la relation entre mon père et ma mère. Celle-ci avait été délaissée par un humain pour qui elle avait tout sacrifié, pour qui elle avait voué un amour sans borne d'après ma tante et l'idée de subbir la même destinée m'avait tellement effrayée que c'était pour cela que j'avais toujours repoussé les hommes autour de moi.
-Qui fut l'heureux élu?
-Griffith ...
**La jeune fille sourit avec beaucoup de tendresse**
... C'est suite à un de ses baisers que j'ai senti mon être s'ébranler, quelque chose naissait en moi et je le repoussais avec force. Mais je n'arrivais plus à me défaire de l'image de son visage et cela me perturbait ... énormément. Un soir, ma tante me pris près d'elle, consolant les larmes de terreur qui emprissonaient mon coeur. Elle avait une attitude si maternelle que j'eus l'impression de retrouver ma chère mère.
-Hé bien quel changement ...
-Oui, elle s'ouvrit considérablement au monde et à moi, ses gestes se faisant plus affectueux plus proches et je ne l'en aimais qu'encore plus.
Elle m'accorda alors sa bénédiction, pour Griffith et moi, ce qui empli mon coeur de bonheur et de reconnaissance ...
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